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À La Une - Révolte

Syrie : Moscou et Pékin contre toute intervention

Rome parle d'un réel risque de génocide.

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton arrivant à Istanbul le 6 juin 2012. Saul Loeb/Pool/

La Russie et la Chine, alliés du régime syrien, se sont déclarées mercredi résolument hostiles à toute "intervention" et tout changement de régime en Syrie malgré la répression dans le sang d'une révolte populaire lancée il y a 15 mois.

Les Etats-Unis ont indiqué de leur côté être prêts à soutenir une action contraignante de l'ONU contre la Syrie, dans le cadre du chapitre VII de la Charte des Nations unies comme l'avait demandé la Ligue arabe.

Ces déclarations surviennent à quelques heures d'une réunion à Istanbul de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton avec des représentants de la Turquie, la France et la Grande-Bretagne ainsi qu'avec certains ministres arabes pour parler du dossier syrien.

La communauté internationale ne parvient pas à surmonter ses divisions sur le dossier syrien, Moscou et Pékin rejetant tout ingérence dans les affaires syriennes et les Occidentaux et certains pays arabes voulant une transition politique devant aboutir au départ du président Bachar el-Assad.


"La Russie et la Chine sont résolument opposées à des tentatives en vue de régler la crise en Syrie par le moyen d'une intervention militaire étrangère, de même qu'en vue d'imposer un changement de régime", ont affirmé ces deux pays à l'issue de la visite à Pékin du président Vladimir Poutine.

Son chef de la diplomatie Sergueï Lavrov a averti qu'un changement par la force du régime pourrait conduire la région à une "catastrophe", jugeant "très risqué" que l'opposition "appelle de plus en plus la communauté internationale à bombarder le régime d'Assad, à renverser le régime".

La Chine et la Russie, qui ont mis leur veto à deux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant le régime Assad, ont en outre demandé une nouvelle conférence internationale pour "se mettre d'accord pour suivre, honnêtement et sans ambiguïtés, le plan" de l'émissaire international Kofi Annan, prévoyant un cessez-le-feu et un dialogue politique, mais resté lettre morte.

M. Annan doit s'adresser jeudi devant l'ONU, et selon des diplomates, il commence à entrevoir l'échec de son plan et souhaite que la communauté internationale pèse de tout son poids pour le faire respecter ou trouver un "plan B".

"En l'absence de signes sérieux de conciliation de la part du régime, nous irons bientôt tout droit dans cette direction", a dit pour sa part le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner, faisant référence au chapitre VII, qui permet d'isoler totalement un pays par un régime contraignant de sanctions.

La Ligue arabe a demandé samedi à l'ONU de recourir au Chapitre VII pour imposer rupture des relations diplomatiques et sanctions à la Syrie.

Cette clause prévoit aussi la possibilité d'un recours à la force en cas de menaces contre la paix, mais la Ligue arabe a indiqué n'avoir "demandé aucune action militaire".

Sur le terrain, au moins dix huit personnes, dont onze civils, ont été tuées dans les violences, alors que les combats entre les forces gouvernementales et l'Armée syrienne libre (ASL, composée essentiellement de déserteurs) se multiplient, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). A Damas, de violents accrochages ont notamment opposé les rebelles aux forces régulières postées à des barrages dans les quartiers de Qaboune et de Techrine. Des tirs nourris ont été entendus dans le quartier de Jobar et une explosion a été entendue dans le quartier de Roukneddine. De violents combats ont lieu depuis le matin dans plusieurs localités proches.


Le ministre italien des Affaires étrangères Giulio Terzi a lui jugé qu'il existait un risque de "génocide" si la communauté internationale n'intervenait pas rapidement.


Plus de 13.400 personnes, la plupart des civils tués par les forces régulières, ont péri en Syrie depuis près de 15 mois, selon l'OSDH. L'escalade des violences a en outre entraîné la fuite de dizaines de milliers de Syriens dans les pays voisins.

 


 


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Sur le plan politique, M. Assad a demandé au ministre de l'Agriculture, Riad Hijab, de former un gouvernement après les législatives du 7 mai remportées par le parti Baas au pouvoir depuis près de 50 ans et raillées par la communauté internationale.

 

Une photo d'archives datant de novembre

2008 de Riad Hijab, chargé de former un

nouveau gouvernement en Syrie. Photo AFP

 


La Russie et la Chine, alliés du régime syrien, se sont déclarées mercredi résolument hostiles à toute "intervention" et tout changement de régime en Syrie malgré la répression dans le sang d'une révolte populaire lancée il y a 15 mois.
Les Etats-Unis ont indiqué de leur côté être prêts à soutenir une action contraignante de l'ONU contre la Syrie, dans le cadre du chapitre VII de la Charte des Nations unies comme l'avait demandé la Ligue arabe.
Ces déclarations surviennent à quelques heures d'une réunion à Istanbul de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton avec des représentants de la Turquie, la France et la Grande-Bretagne ainsi qu'avec certains ministres arabes pour parler du dossier syrien.
La communauté internationale ne parvient pas à surmonter ses divisions sur le dossier syrien, Moscou...
commentaires (8)

A la fin, ces deux là, résidus du Despotisme le plus haï dans le monde, payeraient seuls le PRIX.

SAKR LEBNAN

04 h 25, le 07 juin 2012

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Commentaires (8)

  • A la fin, ces deux là, résidus du Despotisme le plus haï dans le monde, payeraient seuls le PRIX.

    SAKR LEBNAN

    04 h 25, le 07 juin 2012

  • A fond carrément Collabo,.... non seulement ce post-stalinien, mais aussi…. ces post-maoïstes.

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    15 h 02, le 06 juin 2012

  • A fond carrément COLLABO, non seulement ce russe Lavrov néostalinien, maiZ aussi…. ses acolytes "chine-toïstes" post-maoïstes.

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    14 h 16, le 06 juin 2012

  • - - Comme le titre de l'article à changé avec cette excellente nouvelle qui confirme le veto Russe et Chinois contre toute intervention et tout changement de régime en Syrie , je confirme à mon tour que le président Assad Bachar sera toujours en place quand bien d'autres seraient partis et remplacés . Je suis désolé pour les déçus qui espéraient voir autre chose ou bien d'autres scénarios déjà vu ailleurs !

    JABBOUR André

    13 h 47, le 06 juin 2012

  • Carrément Collabo... ce Lavrov ? !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    12 h 57, le 06 juin 2012

  • A mon avis, et n'en deplaise a Jabbour, consorts et laquais au Liban, son arret de mort est signe dpuis bien longtemps.

    Karim Tabet

    12 h 46, le 06 juin 2012

  • - - Le président Syrien Bacahr EL Assad sera toujours président de son pays quand bien d'autres qui réclament son départ seraient déjà partis et bien remplacés ..

    JABBOUR André

    10 h 36, le 06 juin 2012

  • Il faut être à la fois, borné, têtu et inintelligent (d'ailleurs les deux premiers épithètes sont les signes précurseurs du troisième) pour continuer de croire que ces mesurettes vont lui sauver la tête. Qu'il parte debout pendant qu'il en est encore temps sinon ce sera les pieds devant.

    Paul-René Safa

    08 h 19, le 06 juin 2012

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