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Moyen Orient et Monde - Nucléaire

Nouveaux espoirs d’un accord entre l’AIEA et l’Iran

Une nouvelle réunion vendredi devrait donner une note optimiste aux discussions de juin à Moscou.
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a relancé hier les espoirs d’une avancée sur le dossier du programme nucléaire controversé de l’Iran avec l’annonce d’une nouvelle réunion vendredi à Vienne.
« Nous allons nous rencontrer le 8 juin et nous avons besoin d’espérer qu’un accord sera signé dès que possible », a ainsi déclaré le directeur général de l’AIEA Yukiya Amano lors d’une conférence de presse à l’occasion de la réunion du conseil des gouverneurs, qui se tient à huis clos jusqu’à vendredi. Selon lui, les différences entre l’Iran et l’AIEA sont « minces » et ne devraient pas faire obstacle à une entente. Cet accord sur une « approche structurée » doit permettre d’éclaircir les questions en suspens sur la nature du programme iranien soulevées dans le très critique rapport de l’AIEA en novembre dernier, et garantir en particulier l’accès au site militaire de Parchin, près de Téhéran, où l’agence soupçonne des activités nucléaires illicites. L’AIEA avait alors présenté dans son rapport une série d’éléments indiquant que l’Iran avait travaillé à la mise au point de l’arme nucléaire avant 2003, et peut-être après. Le pays avait démenti, qualifiant le document de falsifié et politisé.
Deux autres missions de l’AIEA à Téhéran en début d’année s’étaient soldées par un échec, les inspecteurs affirmant s’être vu refuser l’accès à Parchin. Le dialogue avait repris à la mi-mai. Yukiya Amano avait effectué dans la foulée un voyage éclair à Téhéran, annonçant à son retour le 22 mai la signature très prochaine d’un accord avec l’Iran, s’appuyant sur des promesses faites par le négociateur iranien Saïd Jalili. Mais depuis, plus de nouvelles. L’AIEA craint donc que l’Iran soit en train de faire disparaître des traces de radioactivité à Parchin. Dans son dernier rapport, Yukiya Amano a en outre fait état « d’activités importantes qui pourraient entraver la possibilité de l’agence de mener des vérifications ».
L’ambassadeur iranien auprès de l’AIEA, Ali Asghar Soltanieh, a pourtant distillé un certain optimisme avant le début de la réunion. « Après la visite du directeur de l’agence, Yukiya Amano, un nouveau chapitre s’est ouvert dans la coopération entre la République islamique et l’agence », a-t-il dit à l’agence IRNA. Le chef de l’AIEA n’en a pas moins de nouveau rappelé Téhéran à l’ordre. « L’Iran n’apporte pas la coopération nécessaire permettant à l’agence de (...) conclure que tous les matériaux nucléaires en Iran sont utilisés à des fins pacifiques », a-t-il dit selon le texte de son discours prononcé à l’ouverture de la réunion devant les délégations des 35 pays membres du conseil.
La conclusion d’un accord avec l’AIEA serait tout de même de bon augure avant la reprise des discussions avec le groupe 5+1 (États-Unis, Chine, Russie, Grande-Bretagne, France et Allemagne) les 18 et 19 juin à Moscou. À défaut de progrès lors de cette réunion, un embargo européen sur le pétrole iranien sera mis en œuvre dès le 1er juillet. Et selon le quotidien israélien Haaretz hier, Israël et les États-Unis discutent d’un nouveau train de sanctions contre l’Iran en cas d’échec des prochaines négociations.
Par ailleurs, le président de l’Union européenne, Herman Van Rompuy, a souligné hier à l’issue d’un sommet Russie-UE à Saint-Pétersbourg que Bruxelles et Moscou étaient « d’accord sur le besoin urgent d’empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires », alors que Vladimir Poutine rencontre son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad en marge d’un sommet à Pékin aujourd’hui et demain. La Russie avait dénoncé par le passé les « sanctions unilatérales » contre l’Iran, jugeant que l’introduction par l’Union européenne d’un embargo pétrolier était « erronée » et relevait d’un « diktat ».

(Source : AFP)
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a relancé hier les espoirs d’une avancée sur le dossier du programme nucléaire controversé de l’Iran avec l’annonce d’une nouvelle réunion vendredi à Vienne. « Nous allons nous rencontrer le 8 juin et nous avons besoin d’espérer qu’un accord sera signé dès que possible », a ainsi déclaré le directeur général de l’AIEA Yukiya Amano lors d’une conférence de presse à l’occasion de la réunion du conseil des gouverneurs, qui se tient à huis clos jusqu’à vendredi. Selon lui, les différences entre l’Iran et l’AIEA sont « minces » et ne devraient pas faire obstacle à une entente. Cet accord sur une « approche structurée » doit permettre d’éclaircir les questions en suspens sur la nature du programme iranien soulevées dans le...
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