Le Premier ministre irlandais centriste Enda Kenny a félicité les électeurs pour ce résultat « clair », qui « permettra d’apporter la stabilité » dont le pays « a besoin pour créer des emplois ». Il a aussi remercié les Irlandais pour leur « pragmatisme et réalisme ».
L’Irlande est le seul pays de l’UE à avoir soumis à référendum le pacte budgétaire européen, qui prévoit des règles strictes en matière de déficit, sous peine de sanctions.
Le résultat du scrutin, organisé jeudi, « permet à l’Irlande d’être éligible aux fonds du nouveau mécanisme européen de stabilité (MES) » si nécessaire, a ajouté M. Kenny, qui avait appelé à voter « oui ».
Pendant la campagne, le gouvernement avait déjà insisté sur le fait qu’un vote négatif priverait l’Irlande du recours à de futures aides européennes, via le MES qui entrera en vigueur en juillet. L’Irlande, ancien « Tigre celtique », bénéficie déjà d’un plan de sauvetage du Fonds monétaire européen (FMI) et de l’UE de 85 milliards d’euros depuis fin 2010, l’obligeant à adopter des budgets d’austérité.
Le référendum était considéré comme un test pour la politique d’austérité en zone euro. Bruxelles a d’ailleurs immédiatement salué « le résultat positif » du scrutin. « Grâce à ce vote, le peuple irlandais s’est engagé en faveur de l’intégration européenne, a déclaré le président de l’UE Herman Van Rompuy. Ce résultat est un pas important vers la reprise et la stabilité. »
Une victoire du « non » aurait envoyé un signal très négatif alors que la zone euro s’enfonce dans la crise.
« L’Europe a désespérément besoin d’une bonne nouvelle alors qu’elle cherche à se rétablir, et l’Irlande peut apporter cette bonne nouvelle si un cadre (économique) approprié est mis en place » par Dublin, a estimé M. Kenny.
Il a dit s’être entretenu dans la journée avec le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande.
Pour l’analyste Sonia Pangusion, chargée de l’Irlande au cabinet IHS Global Insight, la victoire du oui « envoie un signal positif aux marchés ». « Cela signifie que l’Irlande est déterminée à rester dans la zone euro et à assumer les conséquences douloureuses de ce choix », comme la poursuite de l’austérité, et qu’elle « continuera d’être soutenue par le FMI et la zone euro ».
(Source : AFP)


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