Sur les marches du musée, les hommes de religion se tiennent la main, dans un geste symbolisant l’unité. Photos Nasser Traboulssi
Comme l’explique le secrétaire général d’Offre-Joie, Melhem Khalaf, « vingt-sept collectifs, associations et ONG basés dans tout le pays ont conjugué leurs efforts pour soutenir cette journée ». « Notre objectif est d’insuffler de l’optimisme à la société. Promouvoir la paix au Liban est notre responsabilité et nous souhaitons tous éviter une réédition des années noires », a-t-il ajouté. De nombreuses écoles se sont investies dans le projet : « Tous ces jeunes sont les adultes de demain, explique Jihad, professeur d’éducation physique et sportive. Ils sont sensibles aux tensions qui troublent leur quotidien et nous les aidons à comprendre la situation afin qu’ils s’investissent à leur tour pour éviter la guerre. »
« Brisons les murs et rencontrons-nous ! »
De nombreuses pancartes affichant des slogans pacifistes ont été brandies par la foule : « Non à la guerre, oui au dialogue ! », « Les Libanais doivent être unis ! », « Nous sommes pour la coexistence en toute tranquillité ! ». Les participants ont dansé. Ils ont chanté et, main dans la main, toutes appartenances communautaires ou régionales confondues, quels que soient leur âge, ils sont allés jusqu’au musée national de Beyrouth, haut lieu de conservation du patrimoine libanais.
« La guerre ne règle pas les problèmes », soutient Amina, une jeune collégienne venue du Chouf, maquillée aux couleurs du drapeau libanais. « Si les tensions disparaissent, la société pourra s’améliorer », martèle-t-elle.