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Moyen Orient et Monde - Catastrophe

L’Émilie-Romagne italienne panse ses plaies après deux violents séismes

14 000 déplacés dans l’angoisse ; un expert prédit une séquence sismique qui pourrait durer des années.

Le gouvernement promet que la « reconstruction commencera rapidement et sera bien faite ». Giorgio Benvenuti/Reuters

L’Émilie-Romagne pansait ses plaies hier, touchée en dix jours par deux violents séismes qui ont fait au total 23 morts. Le président de cette région du nord de l’Italie, Vasco Errani, a promis que la « reconstruction commencera rapidement et sera bien faite ». Le gouvernement a de son côté adopté un train de mesures en faveur de la zone sinistrée : report du paiement des impôts et des cotisations sociales, prêts à taux assistés, taxe de deux centimes sur l’essence pour financer les aides publiques.
Le bilan du séisme de mardi s’est en outre alourdi hier à 17 morts après que les pompiers eurent récupéré en fin de matinée le corps d’un ouvrier dans son usine à Medolla. Le séisme de magnitude 5,8 a aussi fait 350 blessés. Parmi les morts, onze étaient des ouvriers, employés ou ingénieurs d’usines de mécanique, de meuble et du secteur biomédical, retrouvés dans les décombres des hangars industriels où ils travaillaient. Le parquet de Modène a aussi annoncé l’ouverture d’une enquête sur ces nombreux écroulements qui ont touché une zone prospère au tissu de PME très dense.
Le 20 mai, un premier tremblement de terre dans la même région avait déjà fait six morts, dont quatre ouvriers. Et hier matin encore, une secousse de magnitude 3,8 a été ressentie à 08h00 (06h00 GMT) dans la province de Modène.
Traumatisées par ces secousses incessantes, 14 000 personnes sont privées d’un toit dans la région soit parce que leur habitation a été endommagée, soit parce qu’elles craignent de revenir chez elles. Après le second séisme, 8 000 personnes ont été déplacées, s’ajoutant aux 6 000 déjà contraintes de quitter leur domicile après le premier. Jusqu’à mardi, « nous avions de l’espoir, le travail avait repris dans les usines. Les Émiliens se battent, ils ne sont pas du genre à pleurnicher, mais le nouveau tremblement de terre nous a mis KO », confie Serenella, 51 ans, factrice du village de San Felice sul Panaro.
Hier, le tableau était très impressionnant dans les communes les plus touchées (Mirandola, Medolla, Cavezzo, Crevalcore et San Felice) : maisons effondrées, églises décapitées, rues éventrées... À ce spectacle de désolation viennent s’ajouter les abris de fortune montés dans des champs et des jardins, alors que les campements « officiels » de la protection civile italienne ne suffisent pas à accueillir une population traumatisée. À Modène par exemple, le maire Giorgio Pighi a décidé de laisser les parcs ouverts pendant la nuit, et beaucoup de ses administrés en ont profité pour y monter leur tente ou garer leur camping-car. Également, à Modène, mais aussi à Bologne, capitale de l’Émilie-Romagne et grande ville universitaire, écoles et universités sont restées fermées hier pour permettre de vérifier la sécurité des bâtiments.
Stefano Gresta, président de l’Institut de géophysique, a en tout cas averti que « ce sera une séquence sismique très longue qui pourrait durer des mois ou des années, avec des magnitudes comparables à la secousse principale ».
En attendant, le chef du gouvernement Mario Monti a annulé un déplacement prévu demain à Bruxelles et envisagerait de se rendre sur place pour évaluer la situation. De même, les trois plus grands syndicats qui avaient prévu une manifestation nationale samedi à Rome contre les mesures d’austérité du gouvernement Monti l’ont reportée. En revanche, la parade militaire et les festivités du 2 juin pour la fête de la République sont maintenues, mais seront dédiées aux victimes.
(Source : AFP)
L’Émilie-Romagne pansait ses plaies hier, touchée en dix jours par deux violents séismes qui ont fait au total 23 morts. Le président de cette région du nord de l’Italie, Vasco Errani, a promis que la « reconstruction commencera rapidement et sera bien faite ». Le gouvernement a de son côté adopté un train de mesures en faveur de la zone sinistrée : report du paiement des impôts et des cotisations sociales, prêts à taux assistés, taxe de deux centimes sur l’essence pour financer les aides publiques.Le bilan du séisme de mardi s’est en outre alourdi hier à 17 morts après que les pompiers eurent récupéré en fin de matinée le corps d’un ouvrier dans son usine à Medolla. Le séisme de magnitude 5,8 a aussi fait 350 blessés. Parmi les morts, onze étaient des ouvriers, employés ou ingénieurs d’usines...
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