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Économie - Europe

Bruxelles demande de « redoubler d’efforts » contre la crise de la dette

Les recommandations économiques de la Commission sont particulièrement dures envers l’Espagne, l’Italie et la France.

José Manuel Barroso a proposé dans sa conférence de presse la création d’un « seul et unique mécanisme de protection de l’épargne » dans la zone euro. Thierry Charlier/AFP

La Commission européenne a demandé hier aux pays de l’UE de « redoubler d’efforts » pour surmonter la crise à l’occasion de la publication de ses recommandations économiques, particulièrement dures envers l’Espagne, mais qui n’épargnent pas non plus la France et l’Italie.
Elle a également appelé à renforcer l’intégration de la zone euro à travers une « union bancaire » et en permettant à son fonds de sauvetage, le MES, de participer directement à la recapitalisation des banques.
Les pays de l’UE vont « dans la bonne direction » pour résoudre les déséquilibres de leurs finances publiques, s’est réjoui le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, au cours d’une conférence de presse pour présenter les quelque « 1 500 pages de documents » que constituent ces recommandations.
« Le médicament commence à faire son effet », mais « nous devons redoubler d’efforts », a-t-il insisté.
La Commission constate en effet de nombreuses lacunes dans la manière dont les États s’efforcent de rétablir l’équilibre de leurs finances.
L’Espagne est critiquée particulièrement de manière sévère : la Commission note qu’elle « fait face à de sérieuses difficultés pour rétablir la confiance des marchés, assurer la soutenabilité des finances publiques, réduire ses vulnérabilités internes et externes, et soutenir la croissance et les emplois à moyen terme » et l’appelle à « accélérer substantiellement le rythme de ses réformes ».
La France n’est pas épargnée, surtout en raison de son déséquilibre commercial et de sa perte de compétitivité. L’Italie doit faire davantage pour lutter contre l’évasion fiscale et pour combattre le travail au noir, affirme également la Commission.
Au rang des bonnes nouvelles, la Commission a proposé aux États, qui auront le dernier mot en la matière, de lever le gel d’une aide de 500 millions d’euros à la Hongrie, en raison des efforts budgétaires effectués par Budapest.
Elle a également proposé que l’Allemagne et la Bulgarie soient sorties de la procédure de déficit excessif car leurs déficits publics devraient rester durablement bien en dessous du seuil de 3 % fixé par le pacte de stabilité.
De manière générale, la Commission pointe « le grave problème » du chômage dans l’UE, en particulier celui des jeunes, et juge que « de nombreux efforts sont à faire en matière de compétitivité, notamment en mettant l’accent sur les secteurs des services, de l’énergie et de l’économie numérique ».
Elle insiste sur la nécessité d’investir, à travers les « project bonds » ou encore en augmentant le capital de la Banque européenne d’investissement.
Mais surtout, elle estime qu’il faut aller plus loin dans l’intégration financière des pays de la zone euro.
« Il est indispensable que les États membres de la zone euro soient d’accord pour se lancer dans un processus d’intégration économique et financière plus poussé », a insisté M. Barroso.
Pour ce faire, la Commission estime dans le rapport consacré à l’Union monétaire que la recapitalisation des banques par le fonds de sauvetage de la zone euro, le MES, « pourrait être envisagée ». Cette solution permettrait « de couper le lien entre la situation des banques et les finances des États ».
La Commission juge en outre qu’une « intégration plus étroite de la zone euro sous la forme d’une union bancaire » serait un « complément important à l’Union économique et monétaire actuelle ».
M. Barroso a aussi proposé dans sa conférence de presse la création d’un « seul et unique mécanisme de protection de l’épargne » dans la zone euro.
Les recommandations de la Commission doivent maintenant être discutées et approuvées lors du prochain sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’UE les 28 et 29 juin, avant d’être approuvées formellement par les ministres des Finances en juillet.
           (Source : AFP)
La Commission européenne a demandé hier aux pays de l’UE de « redoubler d’efforts » pour surmonter la crise à l’occasion de la publication de ses recommandations économiques, particulièrement dures envers l’Espagne, mais qui n’épargnent pas non plus la France et l’Italie.Elle a également appelé à renforcer l’intégration de la zone euro à travers une « union bancaire » et en permettant à son fonds de sauvetage, le MES, de participer directement à la recapitalisation des banques.Les pays de l’UE vont « dans la bonne direction » pour résoudre les déséquilibres de leurs finances publiques, s’est réjoui le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, au cours d’une conférence de presse pour présenter les quelque « 1 500 pages de documents » que constituent ces...
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