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Moyen Orient et Monde - Éclairage

Le financement des forces afghanes, un casse-tête loin d’être résolu

Le montant de la contribution internationale, entériné laborieusement à Chicago lundi, ne représente qu’une partie de la manne que l’OTAN devra consacrer au financement des forces afghanes après 2014, une fois que ses troupes auront quitté le pays. Dans un communiqué à l’issue du sommet de Chicago, l’ISAF, la force armée de l’OTAN, mentionnait un « modèle préliminaire » d’une force de 228 500 policiers et soldats afghans, pour « un budget annuel estimé à 4,1 milliards de dollars ». D’ici à l’automne, les forces afghanes (ANSF) seront pourtant portées à leur effectif maximum, soit 352 000 hommes. Or un tel contingent coûte 6 milliards de dollars à l’année.
La question du financement de l’ANSF après le retrait étranger est donc un casse-tête pour les membres de la coalition. Les États-Unis contribueront à hauteur de 2,3 milliards de dollars et l’Afghanistan versera 500 millions de dollars. L’Allemagne, le Royaume-Uni ou encore l’Australie ont aussi annoncé qu’ils participeraient. D’autres pays semblent réticents à s’engager, à l’instar de la France, qui « n’a pas » encore « répondu » à la demande de contribution de l’OTAN, selon son président François Hollande.
Reste à comprendre pourquoi former 352 000 hommes si leur coût est trop élevé. « Nous aurons le plus grand nombre d’hommes entraînés sur le terrain au moment où nous en aurons le plus besoin. 2014 est une année critique », explique le brigadier-général Carsten Jacobson, le porte-parole de l’ISAF. En 2014, la grande majorité des 130 000 soldats étrangers basés en Afghanistan aura en effet quitté le pays. Les troupes afghanes devront donc sécuriser leur territoire, notamment durant l’élection du successeur du président Karzaï.
L’OTAN doit donc trouver de l’argent pour financer l’ANSF. L’enjeu est crucial. Si la question n’est pas résolue, 123 500 soldats et policiers afghans seront mis à la porte au 1er janvier 2015. Ce que la coalition réfute totalement. « Soldats et policiers ne seront pas licenciés. Quand leurs contrats se termineront, ils s’en iront simplement vers une nouvelle carrière, comme nombre de soldats afghans l’ont déjà fait depuis que nous les formons », observe le lieutenant-colonel Tim Stauffer, de la mission d’entraînement de l’OTAN. Ramenés à la réalité afghane, à son économie exsangue, de tels propos font craindre que faute d’emplois, certains rejoindront plus vraisemblablement l’insurrection, nantis d’une formation militaire...
            (Source : AFP)
Le montant de la contribution internationale, entériné laborieusement à Chicago lundi, ne représente qu’une partie de la manne que l’OTAN devra consacrer au financement des forces afghanes après 2014, une fois que ses troupes auront quitté le pays. Dans un communiqué à l’issue du sommet de Chicago, l’ISAF, la force armée de l’OTAN, mentionnait un « modèle préliminaire » d’une force de 228 500 policiers et soldats afghans, pour « un budget annuel estimé à 4,1 milliards de dollars ». D’ici à l’automne, les forces afghanes (ANSF) seront pourtant portées à leur effectif maximum, soit 352 000 hommes. Or un tel contingent coûte 6 milliards de dollars à l’année.La question du financement de l’ANSF après le retrait étranger est donc un casse-tête pour les membres de la coalition. Les...
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