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Économie - Consommation

Insécurité : le coup de grâce porté à l’économie libanaise ?

Alors que les indicateurs de croissance affichaient déjà des signes de morosité, les événements sécuritaires qui ont secoué le pays depuis dimanche font désormais craindre le pire pour l’économie libanaise. Dépités, commerçants et restaurateurs espèrent toujours pouvoir sauver la saison estivale et éviter un autre 2006.

L’activité commerciale dans la capitale a plongé de 75 % en cinq jours, selon l’Association des commerçants de Beyrouth.

La saison estivale, les professionnels du tourisme l’attendaient de pied ferme. Bien décidés à compenser un début d’année économiquement morose, tous misaient gros sur cet été 2012. Mais samedi, l’annonce a eu l’effet d’une bombe sur le secteur touristique. Quatre pays du Golfe (Bahreïn, Qatar, les Émirats arabes unis et le Koweït) ont appelé leurs ressortissants à éviter le Liban, alors, déjà, théâtre de violences. « Nous avions déjà constaté une diminution sensible de l’activité commerciale depuis la mi-mai, note Nicolas Chammas, président de l’Association des commerçants de Beyrouth (ACB), mais depuis ces recommandations et les événements de dimanche qui ont suivi, l’activité s’est effondrée de pratiquement 75 % en cinq jours. »


Pour le président de l’ACB, « les indicateurs économiques étaient déjà dans le rouge avant même les événements sécuritaires de dimanche. Aujourd’hui, Beyrouth est devenue une ville fantôme, à nouveau c’est l’économie libanaise qui paie le prix », déplore-t-il. Même son de cloche du côté des professionnels du tourisme. Tony Ramy, secrétaire général du syndicat des restaurateurs, a constaté une diminution du chiffre d’affaires de 70 à 80 % en trois jours. Même s’il essaie de rester optimiste sur la saison à venir, Tony Ramy ne peut cacher son dépit. « Des dizaines de millions de dollars ont été investis pour l’été, d’énormes efforts ont été déployés, poursuit-il. Après les succincts scandales alimentaires du mois de mars dernier, nous avions mis les bouchées doubles pour attirer à nouveau les touristes. Les professionnels ont investi dans la formation, dans le suivi, tous avaient misé gros sur l’été. » Pour l’instant, comme la plupart de ses pairs, Tony Ramy espère que la situation se stabilisera au plus vite et que l’image du pays du Cèdre à l’extérieur ne sera pas trop affectée. « Il faut à tout prix rester optimiste, espérer que les politiciens cèdent enfin la place aux économistes. »


C’est également l’appel que lance Nicolas Chammas. « La situation est telle que le moindre incident même hors de Beyrouth peut directement affecter l’économie de la capitale. Cette fois-ci, de petits aménagements ne suffiront pas pour que l’activité économique reprenne, souligne-t-il, seul un signal politique fort, tel qu’une reprise du dialogue national, pourrait éviter de nous faire perdre complètement la saison estivale. »


À près d’un mois du ramadan, et suite aux récents événements qui se sont greffés à une situation économique déjà morose, le président de l’Association des commerçants de Beyrouth s’attend à un taux de croissance quasi nul pour le deuxième trimestre de l’année ainsi que pour le troisième en fonction de l’issue des événements politiques. « L’effet s’est directement fait sentir, ajoute Gaby Tamer, vice-président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Beyrouth et du Mont-Liban. La saison est déjà affectée, les gens sont psychologiquement affectés, consomment moins, sont dans l’attente, poursuit-il. Mais il faut rester optimiste, c’est toute une économie qui est en jeu. »


Les professionnels misent ainsi sur une stabilisation de la situation politique et une rétractation des pays du Golfe quant aux séjours de leurs ressortissants au Liban. « Si rien n’est fait, cela pourrait bien être le pire été depuis 2006 », conclut Nicolas Chammas.

La saison estivale, les professionnels du tourisme l’attendaient de pied ferme. Bien décidés à compenser un début d’année économiquement morose, tous misaient gros sur cet été 2012. Mais samedi, l’annonce a eu l’effet d’une bombe sur le secteur touristique. Quatre pays du Golfe (Bahreïn, Qatar, les Émirats arabes unis et le Koweït) ont appelé leurs ressortissants à éviter le Liban, alors, déjà, théâtre de violences. « Nous avions déjà constaté une diminution sensible de l’activité commerciale depuis la mi-mai, note Nicolas Chammas, président de l’Association des commerçants de Beyrouth (ACB), mais depuis ces recommandations et les événements de dimanche qui ont suivi, l’activité s’est effondrée de pratiquement 75 % en cinq jours. »
Pour le président de l’ACB, « les indicateurs...
commentaires (4)

Prière lire : avec l'érection des tentes. Merci.

SAKR LEBNAN

14 h 39, le 24 mai 2012

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Commentaires (4)

  • Prière lire : avec l'érection des tentes. Merci.

    SAKR LEBNAN

    14 h 39, le 24 mai 2012

  • L'économie a commencé à souffrir avec le dressage des tentes dans les places publiques, l'occupation et la fermeture des rues et l'insécurité, tous fruits caporalistiques par excellence, et venins injectés à grandes doses sur les places financières, par des déclarations irresponsables, de qui l'on sait, et par les conneries qu'on profère chaque jour dans les médias et qui font que, pas uniquement les investisseurs Arabes et étrangers, mais même les épargnants retirent leurs dépôts des banques et les petites et moyennes entreprises ferment boutiques. Quand on est LILLIPUTIEN, qu'on a perdu son RÊVE, et qu'on ne peut pas dresser sa taille contre les GRANDS, on a recours à des moyens divers pour prendre sa revanche, quitte à mettre le pays à feu et à sang. CHOU 3AYB !

    SAKR LEBNAN

    14 h 16, le 24 mai 2012

  • - - Ils avaient porté le premier coups de grâce à l'économie Libanaise avec " leur " tAEF et leur corruption , les voilà qu'ils utilisent maintenant l'insécurité pour secouer le cocotier , depuis qu'ils ont été éloignés des finances et du pouvoir ..

    JABBOUR André

    13 h 14, le 24 mai 2012

  • Allez chefs de tribus de diverses confessions , mobilisez vous pour un dialogue franc si vraiment vous voulez sauver le pays de la faillite . Nazira.A.Sabbagha

    Sabbagha A. Nazira

    05 h 00, le 24 mai 2012

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