Cette photo transmise par les opposants syriens du Shaam News Network le 20 mai 2012, montrerait un homme courant lors d'une manifestation anti-régime à Damas, le 19 mai. AFP/HO/SHAAM NEWS NETWORK
En dépit de la présence d'observateurs de l'ONU censés faire respecter un cessez-le-feu, les combats se concentrent près de Damas.
A Douma, dans la banlieue de la capitale syrienne, neuf soldats rebelles ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi lors d'une embuscade tendue par les forces gouvernementales syriennes, a rapporté lundi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Des combats avaient éclaté dimanche entre armée et déserteurs près de Douma, et des roquettes lancées par les troupes gouvernementales se sont abattues sur cette ville située à 13 km au nord-est de Damas.
C’est dans cette ville qu’une puissante explosion s'est produite, sans faire de blessé, à une dizaine de mètres du chef des observateurs de l'ONU, le général Robert Mood, dimanche. Mood visitait Douma en compagnie du secrétaire général adjoint des Nations unies pour les opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, et de journalistes. Des soldats syriens sur place ont attribué la déflagration à une roquette RPG mais les observateurs de l'ONU n'ont pas souhaité commenter la nature de l'explosion.
Des affrontements violents entre soldats syriens et rebelles ont également eu lieu, dans la nuit, dans les localités de Jisrain et Kafar Batna, toujours dans la province de Damas, a rapporté lundi l'OSDH, mais aucun bilan n'était disponible dans l'immédiat.
Dans ce contexte, marqué par l'incapacité des quelque 260 observateurs déployés par l'ONU à faire respecter une trêve instaurée le 12 avril et quotidiennement violée depuis, le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a déclaré dimanche que l'alliance militaire n'a pas l'intention d'intervenir en Syrie. "Nous sommes très inquiets de la situation en Syrie" mais l'alliance atlantique "n'a pas l'intention d'intervenir" dans ce pays, a déclaré M. Rasmussen lors d'une conférence de presse au sommet de l'Otan à Chicago.
Il a affirmé le soutien de l'organisation au plan de paix de l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe Kofi Annan prévoyant outre un cessez-le-feu, l'ouverture d'un dialogue politique, un accès humanitaire dans tout le pays et la libération de prisonniers. "Le meilleur moyen de trouver une solution en Syrie est le plan Annan", a déclaré M. Rasmussen, appelant "les dirigeants syriens à prendre en compte les aspirations légitimes du peuple syrien".
Au moins 55 personnes ont été tuées dimanche en Syrie, dont 41 dans le pilonnage de l'armée d'une localité dans la région de Hama (centre), Sourane, selon l'OSDH, qui évalue à 12.000 le nombre de personnes tuées par les forces gouvernementales en 14 mois.
Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a informé M. Ladsous que "l'opposition armée avait commis 3.500 violations depuis l'instauration du cessez-le-feu", a indiqué le porte-parole du ministère cité par Sana.
A New York, le nouveau ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a évoqué avec le patron de l'ONU Ban Ki-moon "la situation extrêmement grave en Syrie et ses conséquences préoccupantes" sur les pays voisins.
Au Liban justement, deux personnes ont été tuées et 18 blessées lors de heurts à Beyrouth dans la nuit de dimanche à lundi entre des partisans du Courant du futur, à majorité sunnite et mené par Saad Hariri, chef de l'opposition libanaise hostile au pouvoir à Damas, et le Parti du courant arabe, une formation également sunnite mais qui est partisane du président syrien.
Par ailleurs, le président Assad a convoqué jeudi le nouveau Parlement, élu le 7 mai à l'issue d'un scrutin organisé en pleine violences et boycotté par l'opposition, a rapporté lundi l'agence officielle Sana.
En dépit de la présence d'observateurs de l'ONU censés faire respecter un cessez-le-feu, les combats se concentrent près de Damas.
A Douma, dans la banlieue de la capitale syrienne, neuf soldats rebelles ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi lors d'une embuscade tendue par les forces gouvernementales syriennes, a rapporté lundi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Des combats avaient éclaté dimanche entre armée et déserteurs près de Douma, et des roquettes lancées par les troupes gouvernementales se sont abattues sur cette ville située à 13 km au nord-est de Damas.
C’est dans cette ville qu’une puissante explosion s'est produite, sans faire de blessé, à une dizaine de mètres du chef des observateurs de l'ONU, le général Robert Mood, dimanche. Mood visitait Douma en compagnie du...



L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Qu'on ne se méprenne pas sur les déclarations verbales de l'OTAN. Il y a intervention et INTERVENTION ! On cueille les cerises et les figues en été et on laisse tomber les LOTUS en hiver.
11 h 38, le 22 mai 2012