La frontière entre Israël et la Syrie. Photo archives/AFP
Israël redoute qu'un renversement du président syrien Bachar el-Assad ne crée un vide dont el-Qaëda pourrait profiter pour prendre pied sur le plateau du Golan, frontalier de l'Etat hébreu, a affirmé lundi à l'AFP un officier du commandement de la région militaire Nord d'Israël, sous le couvert de l'anonymat.
Israël a occupé et annexé une partie du plateau syrien du Golan, y installant quelque 20.000 colons, une annexion qui n'est pas reconnue par la communauté internationale.
Selon cet officier, une chute du président Assad priverait le Hezbollah d'un de ses principaux alliés. "Sans la Syrie, le Hezbollah devrait être bien plus prudent", a-t-il estimé.
Il a également affirmé que Téhéran pourrait ordonner au parti chiite libanais, d'attaquer l'Etat hébreu en cas de frappe israélienne sur l'Iran, même si le Hezb ne semble pas pour le moment, selon lui, vouloir la guerre avec Israël.
"La plus grosse dépense de l'Iran ces 30 dernières années a été investie dans son programme nucléaire et la deuxième dans le Hezbollah", a déclaré ce haut responsable à l'AFP. "Si quelque chose se passait en Iran, le Hezbollah est un instrument que les Iraniens pourraient utiliser dans n'importe quel type de scénario", a-t-il ajouté sous couvert de l'anonymat.
"Je ne pense pas que ce sera une décision (du chef du Hezbollah, Hassan) Nasrallah - il recevra des ordres. C'est pourquoi il a été créé", a souligné le haut gradé israélien. "Si vous interrogiez Nasrallah aujourd'hui, il dirait +non+ (à une nouvelle guerre avec Israël). Il a bien compris la puissance d'Israël et soigne toujours ses plaies" depuis la guerre de l'été 2006, a-t-il estimé.
Parmi les scénarios pouvant déclencher une nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah figurent, selon lui, outre une frappe aérienne israélienne sur les installations nucléaires de l'Iran, des attentats contre des Israéliens à l'étranger ou un transfert au mouvement chiite d'armes chimiques provenant de Syrie en proie à un conflit violent depuis mars 2011.
D'après ce commandant, toute nouvelle confrontation entre Israël et l'Iran sera "beaucoup plus courte et beaucoup plus rapide" que les 34 jours de guerre ayant fait rage à l'été 2006.
"J'ai confiance dans le fait que nous puissions leur infliger un revers décisif. Notre mission la plus importante aujourd'hui est de remporter une victoire irréversible dans toute guerre au Liban quel que soit le scénario", a-t-il insisté.
Selon lui, le plus grand défi d'Israël en cas de nouvelle guerre est le fait que le Hezbollah a disséminé des armes dans une centaine de bourgs et villages chiites le long de la frontière. "Les maisons y ont trois étages. Au rez-de-chaussée, se trouvent des roquettes, à l'étage au-dessus une famille et ensuite un QG militaire puis une autre famille. "Les gens qui vivent ici sont des boucliers humains", a-t-il expliqué.
D'après lui, "chaque village chiite a été organisé de cette façon".
Le conflit en 2006 avait provoqué la mort de plus de 1.200 Libanais, en majorité des civils, et de 160 Israéliens, en majorité des militaires.
Israël a occupé et annexé une partie du plateau syrien du Golan, y installant quelque 20.000 colons, une annexion qui n'est pas reconnue par la communauté internationale.
Selon cet officier, une chute du président Assad priverait le Hezbollah d'un de ses principaux alliés. "Sans la Syrie, le Hezbollah devrait être bien plus prudent", a-t-il estimé.
Il a également affirmé que Téhéran pourrait ordonner au parti chiite libanais, d'attaquer l'Etat hébreu en cas de frappe israélienne sur l'Iran, même si le...


Ils n'ont qu'à constuire un mur.
19 h 00, le 14 mai 2012