Celle-ci les enjoints également à « résoudre pacifiquement leurs différends actuels sur le (...) pétrole et sur les autres sujets ». Elle propose par ailleurs son soutien à la fois à Khartoum et à Juba, pour « protéger les plus vulnérables face aux difficultés économiques ».
Des combats, d’une ampleur sans précédent depuis que le Soudan du Sud a proclamé son indépendance en juillet 2011, ont opposé entre fin mars et début mai les armées de Khartoum et de Juba dans une zone frontalière contestée, riche en pétrole. Les tensions entre les deux voisins sont persistantes depuis juillet, en raison de questions non réglées, parmi lesquelles le tracé de la frontière, la question du pétrole et le statut de zones contestées.
En devenant indépendant, le Soudan du Sud a récupéré 75 % des ressources pétrolières du Soudan d’avant la partition, mais reste dépendant des infrastructures du Nord pour les exporter.
Faute d’accord sur les redevances de passage que le Soudan du Sud devrait payer pour l’utilisation de son pipeline, Khartoum a décidé de se payer en prélevant du brut sud-soudanais, à la fureur de Juba qui a stoppé en janvier ses exportations de brut, se privant de 98 % des recettes.
La crise a culminé quand l’armée sud-soudanaise s’est emparée durant une dizaine de jours de la zone de Heglig, revendiquée par les deux pays mais jusqu’ici contrôlée par l’armée soudanaise. Heglig, dont les installations ont été endommagées durant les combats, fournit à Khartoum la moitié de sa production de pétrole. Le ministre soudanais des Finances a estimé lundi que le différend avec Juba sur les redevances de passage du brut avait coûté 2,4 milliards de dollars à l’économie du Soudan. Selon un économiste étranger, les revenus pétroliers du Soudan, déjà affaiblis, ont diminué de 20 % supplémentaires – soit plus de 700 millions de dollars de manque à gagner – depuis que Heglig a été endommagée.
(Source : AFP)


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