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À La Une - Elections

Syrie : tensions et violences à la veille des législatives

Plus de 14 millions de Syriens sont appelés aux urnes pour désigner les 250 députés de la nouvelle législature parmi 7.000 candidats.

Bachar el-Assad déposant une gerbe de fleurs sur le monument au mont Kassioun surplombant Damas. Photo

Les autorités et l'opposition syriennes se sont mutuellement accusées ce week-end d'être derrière la multiplication d'attentats à la bombe à Damas et à Alep, alors que les violences se sont poursuivies sur le terrain.

 

Trois personnes ont été tuées dans la nuit de samedi à dimanche par une explosion et des tirs dans la région de Damas, selon une ONG, au moment où les autorités syriennes ont annoncé avoir achevé "les derniers préparatifs" des élections qu'elles présentent comme cruciales pour bâtir "la nouvelle Syrie".

 

Les forces du régime continuaient de bombarder les régions rebelles, comme la province de Homs (centre), où elles ont pilonné dimanche le village de Arida, "blessant plusieurs personnes et détruisant des maisons", a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

 

A Deir ez-Zor (Est), les soldats syriens, appuyés par des transports de troupes et de blindés, ont procédé à des perquisitions et arrestations dans la ville d'al-Qourié.

 

Pour l'opposition, le régime "viole" les clauses du plan de paix de l'émissaire international Kofi Annan et se trouve derrière les explosions meurtrières à la bombe, qui se sont multipliées ces dernières semaines.

 

"C'est le régime qui provoque ces explosions mystérieuses. Nous proposons une commission d'enquête internationale", a déclaré à l'AFP Omar Idelbi, porte-parole des Comités de coordination locaux en Syrie (LCC) qui organisent la mobilisation sur le terrain.

 

"Les révolutionnaires n'ont pas intérêt à ces explosions", affirme-t-il. Mais pour les autorités ce sont "les terroristes" liés à l'opposition qui multiplient les attaques pour créer une instabilité avant le scrutin.

 

Samedi, des attaques à la bombe avaient secoué notamment Damas et Alep, faisant au moins cinq morts dans cette deuxième ville de Syrie, selon l'OSDH.

 

Entre-temps, les autorités syriennes organisent lundi des législatives, premier scrutin "multipartite", depuis l'abolition par référendum en février de l'article 8 de la Constitution sur la primauté du parti Baas.

 

Plus de 14 millions de Syriens sont appelés aux urnes pour désigner les 250 députés de la nouvelle législature parmi 7.000 candidats, affirme le ministère syrien de l'Intérieur.

 

Ces législatives, initialement prévues en septembre, avaient été reportées en raison du processus de réformes annoncées par le président Assad dans la foulée de la contestation inédite à laquelle il est confronté depuis mars 2011.

 

Le scrutin se déroulera après plus de 13 mois de violences qui ont fait plus de 11.100 morts, en majorité des civils, selon l'OSDH et provoqué l'exode de plus de 65.000 Syriens hors de leur pays selon l'ONU, sans compter les dizaines de milliers de détenus.

 

"En participant à ces élections, les Syriens défient la campagne de terrorisme et d'agression menée contre la Syrie par des parties internationales et régionales qui mènent une guerre contre notre pays", a déclaré dans un communiqué le ministre de l'Information Adnane Mahmoud.

 

"Il s'agit des premières élections qui se dérouleront sur la base de la nouvelle Constitution adoptée par le peuple syrien sur la base du multipartisme politique", a-t-il dit.

 

Selon la LCC, les législatives montrent au contraire "que le régime n'est pas sérieux dans sa recherche d'une solution politique à la crise. Il continue d'avoir le même comportement il y a un an, ignorant les faits imposés par la Révolution sur le terrain", a dénoncé Omar Idelbi.

 

D'après son organisation, 1.122 enfants ont été tués par le "régime criminel", soit une victime toutes les huit heures, depuis le début de la répression.

 

Toutes ces violences répétées interviennent en dépit du cessez-le-feu entré en vigueur le 12 avril en application du plan de Kofi Annan, et pour lequel des observateurs ont été déployés.

 

Enfin, l'Arabie saoudite, très critique du régime, a demandé dimanche à ses ressortissants d'éviter de se rendre en Syrie et à ceux qui s'y trouvaient de quitter le pays.

 

"En raison de la détérioration des conditions de sécurité en Syrie, le ministère des Affaires étrangères réitère son conseil aux Saoudiens de ne pas s'y rendre", a indiqué un communiqué.

 

Pour sa part, en ce jour de fête des martyrs, le président Bachar el-Assad a déposé une gerbe de fleurs sur le monument au mont Kassioun surplombant Damas.

Les autorités et l'opposition syriennes se sont mutuellement accusées ce week-end d'être derrière la multiplication d'attentats à la bombe à Damas et à Alep, alors que les violences se sont poursuivies sur le terrain.
 
Trois personnes ont été tuées dans la nuit de samedi à dimanche par une explosion et des tirs dans la région de Damas, selon une ONG, au moment où les autorités syriennes ont annoncé avoir achevé "les derniers préparatifs" des élections qu'elles présentent comme cruciales pour bâtir "la nouvelle Syrie".
 
Les forces du régime continuaient de bombarder les régions rebelles, comme la province de Homs (centre), où elles ont pilonné dimanche le village de Arida, "blessant plusieurs personnes et détruisant des maisons", a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
 
A Deir ez-Zor...
commentaires (5)

Elections en Syrie au milieu des bains de sang et de la mort ! Ce n'est même plus une mascarade que le régime de Damas étale aux yeux du monde. C'est une insulte qu'il adresse au peuple syrien. Seuls certains hommes politiques libanais, qui ont complètement perdu la boussole, pour faire semblant d'y croire.

Halim Abou Chacra

21 h 49, le 06 mai 2012

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Commentaires (5)

  • Elections en Syrie au milieu des bains de sang et de la mort ! Ce n'est même plus une mascarade que le régime de Damas étale aux yeux du monde. C'est une insulte qu'il adresse au peuple syrien. Seuls certains hommes politiques libanais, qui ont complètement perdu la boussole, pour faire semblant d'y croire.

    Halim Abou Chacra

    21 h 49, le 06 mai 2012

  • A la veille de quoi ? De la nouvelle mascarade, oui. Le processus sauvage, barbare et sanguinaire est bien en marche depuis plus d'un an, guidé par le boucher suprême, le plus grand tyran que le monde ait connu depuis Staline et Hitler. Et le petit suiviste ici (avec votre permission, M. Sursock) estime que ce que vit le peuple syrien au quotidien est un processus libre et démocratique.

    Robert Malek

    12 h 13, le 06 mai 2012

  • "Ab Uno Disce Omnes ! Qu'un seul d’entre eux vous apprenne à les connaître tous !". Car, Tous en Service Commandé, Simples puérils, paravents et écrans de fumée…. ! Et dire qu’il existe encore des pâmés, décidément carrément et profondément "Martiens", voulant faire croire toujours à ce genre d’élections Bidons ; "sacréz-ébaubis", allez ! Mais, ils finiront bien par s’Aplatiiiiir et C a v a l e r, tous ces Pros-et" baassdiots" de Service ; bien sûr ! Qu’ils soient "Orangés (h)Amèèères ou uniquement (h)Amèèèèrs", idem. Qu’ils soient d’Ici, au Liban mahééék ou ; d’outre-mèèèrr !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    10 h 19, le 06 mai 2012

  • Que sera...sera...

    SAKR LEBNAN

    10 h 08, le 06 mai 2012

  • - - Le processus démocratique est en marche comme prévu en Syrie malgré toutes les tentatives de l'empêcher par ceux qui ne croient qu'en la Charia et la loi divine importée d'Afghanistan en passant par les bailleurs de fonds d'arabie la wahhabite et du golfe wahhabo Salafite .. Bachar , tu as gagné et félicitations pour cette grande journée d'élections LIBRES ET DÉMOCRATIQUES , avec l'espoir de voir un jour , les donneurs de leçons et de fonds arabes s'y mettre eux aussi a leur tour , au même diapason démocratique surtout laïque et moderne , sans oublier les libertés qui restent indissociables à toute démocratie ..

    JABBOUR André

    09 h 15, le 06 mai 2012

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