Dans le Téhéran des années 50.
Poulet aux prunes,
de Marjane Satrapi
et Vincent Paronnaud
Avec Mathieu Amalric
et Maria de Medeiros
Il était une fois, dans le Téhéran des années 1950, un musicien inconsolable de la perte de son violon. Tellement inconsolable (on en connaîtra la raison au fur et à mesure du film) qu’aucun autre instrument n’arrivera à lui redonner le goût de jouer, ni le goût de vivre. Nasser Ali (Amalric) décidera alors de se donner la mort. Pendant les huit jours de son isolement dans sa chambre, ses pensées vont vagabonder vers le passé, l’avenir, le rêve et les fantasmes qui vont se retrouver confondus. Mais la subtilité du film, c’est d’avoir associé chacune de ces journées à un genre cinématographique différent, avec son esthétique propre. Après Persepolis, Marjane Satrapi a adapté fidèlement une autre de ses bandes dessinées à l’écran. La cinéaste franco-iranienne et son complice Vincent Paronnaud livrent un film teinté de poésie qui cumule diverses techniques de représentation, telles que la prise de vue réelle, l’animation ou bien encore le théâtre de marionnettes. Une combinaison réussie dont le fil conducteur est ce nuage de fumée ou de vapeurs qui se dégage et qui flotte dans les différents tableaux. Un film magnifiquement interprété sur fond d’une belle musique. À ne pas rater (si vous ne l’avez pas déjà vu!) au ciné-club de l’ALBA.
Vendredi 19 heures


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