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À La Une - Frontière

Face au Liban, le nouveau mur israélien

Israël a entamé hier la construction d’un mur à la frontière avec Kfarkila. Long de 2 km, il vise à protéger la colonie de Metulla.

À gauche, Israël et ses excavatrices, qui érigent un mur de protection ; à droite, les patrouilles de l’armée et de la Finul, à l’affût du « moindre empiètement sur le territoire ». Karamallah Daher /Reuters

L’armée israélienne a commencé à ériger hier un mur de deux kilomètres de long à sa frontière avec le Liban, au niveau de la colonie de Metulla, limitrophe du village libanais de Kfarkila. Haut de 10 mètres, le mur s’étend jusqu’à la colonie de Meskafaam, au niveau du village de Adaïssé. Il est destiné à éviter des tirs vers Metulla à partir du Liban, selon la radio publique israélienne. En janvier, l’armée israélienne avait annoncé ce projet en précisant que ce mur devait protéger des blocs d’immeubles récemment construits à Metulla contre des tirs provenant du village libanais de Kfarkila, situé à un kilomètre en face et surplombant l’actuelle barrière de sécurité.

 

Les travaux de construction, qui doivent durer plusieurs semaines, selon les estimations israéliennes, ont débuté hier à 11h dans le cadre d’une mobilisation générale des forces israéliennes devant la porte de Fatmé et du village de Kfarkila. Les travaux sont menés au moyen de deux excavatrices Poclain et de trois bulldozers, encadrés par une unité formée de 5 véhicules Hummer et de 50 soldats et ingénieurs. Tandis que les véhicules creusaient le sol pour édifier les bases du mur, des soldats ont commencé à démanteler les fils barbelés séparant les frontières.

Selon des sources sécuritaires citées par l’agence al-Markaziya, la prochaine étape des travaux consistera à transporter les blocs de béton de Metulla, où ils sont déjà entreposés dans des camions, jusqu’à la frontière.

 

Étroite supervision internationale et libanaise

Par ailleurs, les travaux s’effectuent sous la supervision d’observateurs internationaux et de l’équipe de coordination (entre les armées israélienne et libanaise) présidée par la Finul. Les mêmes sources sécuritaires ont confié dans ce cadre que les forces onusiennes ont pris d’importantes mesures de sécurité afin d’éviter toute tension entre les deux bords. En même temps, les autorités libanaises affichent une position claire et intransigeante, qui se traduit par une observation minutieuse des travaux en cours, afin d’empêcher le moindre empiètement, fût-il d’un centimètre, sur le territoire libanais. « L’armée ne compromettra pas un grain de terre libanaise », ajoutent ces sources.

 

Parallèlement au début de la construction du mur, une excavatrice israélienne, protégée par deux véhicules militaires Hummer, a entrepris de percer une route à l’intérieur des fermes de Chebaa, jusqu’aux postes israéliens à Fachkoul. De même, des avions israéliens ont survolé les fermes de Chebaa, jusqu’à Bint Jbeil et Hasbaya en passant par le Arkoub et Marjeyoun.

 

L’armée israélienne a commencé à ériger hier un mur de deux kilomètres de long à sa frontière avec le Liban, au niveau de la colonie de Metulla, limitrophe du village libanais de Kfarkila. Haut de 10 mètres, le mur s’étend jusqu’à la colonie de Meskafaam, au niveau du village de Adaïssé. Il est destiné à éviter des tirs vers Metulla à partir du Liban, selon la radio publique israélienne. En janvier, l’armée israélienne avait annoncé ce projet en précisant que ce mur devait protéger des blocs d’immeubles récemment construits à Metulla contre des tirs provenant du village libanais de Kfarkila, situé à un kilomètre en face et surplombant l’actuelle barrière de sécurité.
 
Les travaux de construction, qui doivent durer plusieurs semaines, selon les estimations israéliennes, ont débuté hier à...
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