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À La Une - Crise

Syrie : les actions des rebelles reprennent de plus belle

Le vice-ministre des Affaires étrangères, Fayçal Meqdad, affirme que son pays « ferait face aux actions des bandes armées et à ceux qui les soutiennent ».

Des attentats meurtriers ont visé hier les forces de sécurité syriennes dans la ville d’Idleb. SANA/AFP

Des attentats meurtriers ont visé hier les forces de sécurité syriennes dans la ville d’Idleb, au lendemain de l’arrivée du général norvégien Robert Mood, chef de la mission d’observation de l’ONU en Syrie où les violences ont fait au moins 70 morts ce week-end. « Plus de 20 personnes, en majorité des membres des forces de sécurité, ont péri dans deux fortes explosions qui ont secoué la ville d’Idleb », a ainsi rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Ces explosions ont visé dans la matinée des centres des renseignements, a précisé l’OSDH, avant de faire état de blessés dans une troisième explosion dans le quartier de l’Université.

 

Les médias officiels ont, pour leur part, annoncé un bilan de neuf morts, dont un officier, et près de 100 blessés, parmi les civils et les forces de l’ordre lors de « deux attentats-suicide terroristes à la voiture piégée » dans des zones résidentielles. Des corps déchiquetés et ensanglantés ont été montrés par la télévision d’État, ainsi que des immeubles résidentiels endommagés par l’explosion et des habitants sous le choc. « C’est ça la liberté qu’ils demandent ? » a hurlé l’un d’eux s’en prenant à l’Arabie saoudite et au Qatar, qui ont appelé à armer les rebelles en Syrie. Certains scandaient « Dieu, la Syrie, Bachar et c’est tout ! » en soutien au président Bachar el-Assad, qui ne reconnaît pas l’ampleur de la contestation et affirme lutter contre des « bandes terroristes armées ». Le vice-ministre des Affaires étrangères Fayçal Meqdad a d’ailleurs affirmé lors d’une rencontre avec le général Mood que la Syrie « ferait face aux actions des bandes armées et à ceux qui les soutiennent, surtout après l’escalade sans précédent menée par ces bandes depuis l’arrivée des premiers observateurs ». Selon des propos rapportés par l’agence officielle SANA, il a insisté sur la nécessité d’« enquêter sur les violations » du plan de l’émissaire international Kofi Annan et d’en référer « avec précision et impartialité aux Nations unies ».

 

Selon SANA, des observateurs de l’ONU se sont rendus sur les lieux des premières explosions. Trente d’entre eux ont pour l’instant été dépêchés par les Nations unies en Syrie pour surveiller un cessez-le-feu officiellement en vigueur depuis le 12 avril mais continuellement ignoré depuis, malgré les engagements du régime et des rebelles. Parmi eux, deux observateurs sont basés à Idleb et six autres à Deraa ainsi qu’à Hama et Homs. À son arrivée dimanche à Damas, leur nouveau chef, le général Mood, a lancé un appel au calme : « Les observateurs ne peuvent pas résoudre seuls tous les problèmes (...), toutes les parties doivent arrêter les violences et donner une chance » au plan Annan.

 

Le nombre des observateurs devrait passer à 100 d’ici à un mois, avant d’atteindre 300 membres, conformément à une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU. Cette mission, d’une durée initiale de trois mois, s’annonce périlleuse pour les observateurs qui doivent être déployés sans armes dans le pays, où 70 personnes, dont 47 civils, ont péri ce week-end, selon l’OSDH. Dans la nuit de dimanche à lundi, la télévision d’État a accusé des « bandes terroristes armées » d’avoir attaqué à la roquette le siège de la Banque centrale à Damas et une patrouille de police dans le quartier de Roukneddine, faisant état de quatre policiers blessés. Selon la chaîne, ces attaques visaient à « entraver le plan » de Kofi Annan, qui cherche à mettre fin aux violences dans un pays en proie depuis mars 2011 à un mouvement de contestation sans précédent réprimé dans le sang. Les Comités locaux de coordination (LCC, opposition) ont attribué aux autorités les « explosions suspectes » devant la Banque centrale, à Roukneddine et devant les locaux de la télévision officielle. Le Conseil national syrien (CNS) a également vu la main du régime derrière ces attaques, réclamant une enquête internationale. La presse syrienne a de son côté affirmé dimanche qu’el-Qaëda était derrière les attentats meurtriers de ces derniers mois, en particulier à Damas et à Alep.

 

L’OSDH a en outre fait état d’une explosion près de Damas, visant un véhicule militaire, évoquant des blessés parmi les habitants, et six civils tués par les forces gouvernementales dans les provinces de Deir ez-Zor, Homs, Idleb, Alep et Deraa.

 


Des attentats meurtriers ont visé hier les forces de sécurité syriennes dans la ville d’Idleb, au lendemain de l’arrivée du général norvégien Robert Mood, chef de la mission d’observation de l’ONU en Syrie où les violences ont fait au moins 70 morts ce week-end. « Plus de 20 personnes, en majorité des membres des forces de sécurité, ont péri dans deux fortes explosions qui ont secoué la ville d’Idleb », a ainsi rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Ces explosions ont visé dans la matinée des centres des renseignements, a précisé l’OSDH, avant de faire état de blessés dans une troisième explosion dans le quartier de l’Université.
 
Les médias officiels ont, pour leur part, annoncé un bilan de neuf morts, dont un officier, et près de 100 blessés, parmi les civils et les...
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