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Moyen Orient et Monde - Bahreïn

Khawaja saura aujourd’hui à quoi s’attendre

Verdict dans le procès de 14 opposants, dont le militant en grève de la faim depuis 80 jours et dont la vie serait en péril.

La Cour de cassation de Bahreïn doit rendre aujourd’hui sa décision sur le procès de 14 opposants, parmi lesquels Abdel Hadi el-Khawaja. Selon un avocat de la défense, Mohammed el-Tajer, la cour pourrait renvoyer devant une cour d’appel ordinaire cette affaire jugée l’été dernier par un tribunal d’exception.
Les 14 opposants font partie d’un groupe de 21 personnes, dont 7 jugées par contumace : sept ont été condamnés à la perpétuité et les autres à des peines allant de deux à 15 ans de prison. Ils ont été jugés par un tribunal d’exception dans le cadre de l’état d’urgence proclamé de mars à juin 2011 par le roi, dans la foulée de la répression d’un mois de protestations populaires, animées par des chiites, majoritaires dans la population de ce royaume dirigé par une dynastie sunnite. Les opposants avaient alors été reconnus coupables d’avoir « formé et dirigé un groupe terroriste visant à changer la Constitution et le régime monarchique », d’avoir été « en contact avec un groupe terroriste à l’étranger, qui agit dans l’intérêt d’un pays étranger en procédant à des actes hostiles contre le royaume de Bahreïn » et d’avoir procédé à une « collecte de fonds pour ce groupe ».
Parmi les opposants chiites condamnés à la perpétuité figurent, outre M. Khawaja, militant des droits de l’homme en grève de la faim depuis le 8 février, Hassan Mashaimaa, chef du mouvement Haq, Abdelwahab Hussein, chef du mouvement Wafa, et un autre militant membre du Haq, Abdeljalil el-Singace, qui souffre d’une paralysie des jambes.
La longue grève de la faim de M. Khawaja, qui met sa vie en péril pour réclamer sa libération et celle de ses codétenus, a suscité un mouvement de solidarité et de sympathie à Bahreïn et dans le monde. Elle souligne aussi l’urgence de trancher dans son procès. « Il devait être récompensé et non pas emprisonné », a ainsi déclaré à propos de M. Khawaja le président du Bahrain Center for Human Rights, Nabil Rajab, prévenant que le petit royaume aurait « un problème » tant que le militant serait derrière les barreaux. Sans oublier que la Cour de cassation devait se prononcer le 23 avril, mais avait reporté sa décision d’une semaine. « Ces tactiques dilatoires des autorités de Bahreïn jouent avec la vie de Abdel Hadi Khawaja, qui est au seuil de la mort » des suites de sa grève de la faim, avait dénoncé Amnesty International. Les personnes condamnées dans cette affaire sont des « prisonniers de conscience, détenus uniquement pour avoir exercé pacifiquement leur droit à la liberté d’expression » lors des protestations de l’an dernier, avait aussi insisté l’organisation basée à Londres. L’hôpital militaire de Bahreïn a d’ailleurs affirmé hier que M. Khawaja n’était pas nourri de force comme l’a suggéré sa famille qui a pu le visiter hier. « Il prend volontairement des suppléments alimentaires mais quand son taux de sucre a baissé de manière significative aujourd’hui (hier), les médecins ont obtenu son accord pour l’alimenter par un tube nasal », a ajouté l’établissement.
Par ailleurs, un mineur bahreïni de 13 ans a été placé hier en garde à vue de cinq jours pour agression d’un policier, incitation à la violence et attroupement sur la voie publique dans une localité au sud de Manama, ont indiqué ses avocats. Interpellé vendredi dans une rue de Hamad Town où des jeunes préparaient une manifestation, Yassine el-Sayed Abdeljalil avait été conduit dans un poste de police où il avait été « battu et torturé », avant d’être relâché, affirment également ses avocats, qui ont exigé sa libération immédiate.
(Source : AFP)
La Cour de cassation de Bahreïn doit rendre aujourd’hui sa décision sur le procès de 14 opposants, parmi lesquels Abdel Hadi el-Khawaja. Selon un avocat de la défense, Mohammed el-Tajer, la cour pourrait renvoyer devant une cour d’appel ordinaire cette affaire jugée l’été dernier par un tribunal d’exception.Les 14 opposants font partie d’un groupe de 21 personnes, dont 7 jugées par contumace : sept ont été condamnés à la perpétuité et les autres à des peines allant de deux à 15 ans de prison. Ils ont été jugés par un tribunal d’exception dans le cadre de l’état d’urgence proclamé de mars à juin 2011 par le roi, dans la foulée de la répression d’un mois de protestations populaires, animées par des chiites, majoritaires dans la population de ce royaume dirigé par une dynastie sunnite. Les...
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où sont les grandes démocrates du Liban et du Monde ? Aux abonnés au absent ?

Talaat Dominique

04 h 24, le 30 avril 2012

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Commentaires (1)

  • où sont les grandes démocrates du Liban et du Monde ? Aux abonnés au absent ?

    Talaat Dominique

    04 h 24, le 30 avril 2012

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