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Moyen Orient et Monde - Le Billet

Bardot à Sarko : Et ma voix, tu l’aimes ma voix ?

« Et mes chevilles, tu les aimes ?

Oui.

Tu les aimes mes chevilles aussi ?

Oui, et j’aime beaucoup tes genoux.

Et mes cuisses ?

Aussi.

Tu vois mon derrière dans la glace ?

Oui.

Tu les trouves jolies mes fesses ?

Oui, très. »

Camille et Paul

Le Mépris, Jean-Luc Godard, 1963



Une chambre, à Capri. Une lumière passée au filtre rouge, un lit couvert de draps jaunes et derrière les volets clos, un ciel que l’on devine bleu. Dans l’air, les violons de Delerue.
Il y a 50 ans, Bardot/Camille était allongée sur le lit. Elle était nue, étendue sur le ventre, la jambe droite légèrement repliée sur la jambe gauche, les cheveux lâchés. 
Il y a 50 ans, Bardot jouait pour Godard, commençait à défendre les animaux, aimait Bob Zagury mais plus Sami Frey.

Aujourd’hui, Bardot, on l’imagine assise sur un fauteuil posé à la droite d’un lit pas défait. 
Elle est habillée, pantalon blanc et chemisier bleu marine. Ses jambes sont croisées, ses cheveux attachés en un chignon fou et un peu lourd. Elle tient, entre son index et son majeur, une cigarette dont la fumée voile ses yeux trop fardés.
Aujourd’hui, Bardot joue pour le Front national, veut « sauver » la France et donne sa voix à Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle.

Il y a 50 ans, Bardot demandait à Paul s’il aimait ses fesses.
Aujourd’hui, elle demande à Sarko s’il aime sa voix.

-Bardot : Et Marine, tu la trouves compatible avec la démocratie, Marine ? 
-Sarko : Oui.

-Bardot : Et les électeurs du FN, tu en penses quoi des électeurs du FN ? 
-Sarko : Ce sont des Français qui n’en peuvent plus, je les comprends, je ne veux pas les juger.

-Bardot : Et Schengen, tu aimes Schengen ? 
-Sarko : Avant oui, là non.

-Bardot : Et les frontières, tu vas les fermer les frontières ? 
-Sarko : Oui.

-Bardot : Et la burqa, tu l’aimes la burqa ? 
-Sarko : Non. Je n’aime pas les élites non plus.

-Bardot : Et le système, tu l’aimes le système ? 
-Sarko : Non.

-Bardot : Et les médias, ils sont avec ou contre toi les médias ? 
-Sarko : Contre, tous contre.

-Bardot : Et les obsessions de Marine, tu adhères aux obsessions de Marine ? 
-Sarko : Faut bien.

-Bardot : Et la fin, penses-tu qu’elle justifie tous les moyens? 
-Sarko : Oui, je le pense, oui.

-Bardot : Et les étrangers, tu vas les laisser voter les étrangers ? 
-Sarko : Non.

-Bardot : Doucement Sarko... Tu avais dit le contraire en 2001, en 2005 et en 2008...
-Sarko : Oui, mais c’était avant.

-Bardot : C’était avant quoi ? 
-Sarko : Avant de t’aimer.

-Bardot : Donc tu m’aimes ? 
-Sarko : Oui, je t’aime, tragiquement.
« Et mes chevilles, tu les aimes ?
Oui.
Tu les aimes mes chevilles aussi ?
Oui, et j’aime beaucoup tes genoux.
Et mes cuisses ?
Aussi.
Tu vois mon derrière dans la glace ?
Oui.
Tu les trouves jolies mes fesses ?
Oui, très. »
Camille et Paul
Le Mépris, Jean-Luc Godard, 1963
Une chambre, à Capri. Une lumière passée au filtre rouge, un lit couvert de draps jaunes et derrière les volets clos, un ciel que l’on devine bleu. Dans l’air, les violons de Delerue.Il y a 50 ans, Bardot/Camille était allongée sur le lit. Elle était nue, étendue sur le ventre, la jambe droite légèrement repliée sur la jambe gauche, les cheveux lâchés. Il y a 50 ans, Bardot jouait pour Godard, commençait à défendre les animaux, aimait Bob Zagury mais plus Sami Frey.Aujourd’hui, Bardot, on l’imagine assise sur un fauteuil posé à la...
commentaires (8)

Chère Madame Sursock, vous êtes une Dame d’un parfait entregent d’une trop grande gentillesse ; et Classe. Vous me faites trop d’honneur en me proposant d’adhérer à l’Oulipo, Cercle à grands personnages scientifiques et littéraires, ce qui n’est surement pas mon cas. Dans tous les cas, vous me faites "rougir" avec tous ces compliments non mérités soyez-en persuadée ; alors que je suis "typique basané", de la Côte et pas de "La Montagne ? !", n’est-ce pas, éhh d’Achrafiéh bien sûr et Roûm éhh évidemment ! Vous êtes très gentille et je vous en remercie, ya Sursock éhh et Roûm éhh aussi, ya Madame Sursock.

Antoine-Serge KARAMAOUN

06 h 27, le 28 avril 2012

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Commentaires (8)

  • Chère Madame Sursock, vous êtes une Dame d’un parfait entregent d’une trop grande gentillesse ; et Classe. Vous me faites trop d’honneur en me proposant d’adhérer à l’Oulipo, Cercle à grands personnages scientifiques et littéraires, ce qui n’est surement pas mon cas. Dans tous les cas, vous me faites "rougir" avec tous ces compliments non mérités soyez-en persuadée ; alors que je suis "typique basané", de la Côte et pas de "La Montagne ? !", n’est-ce pas, éhh d’Achrafiéh bien sûr et Roûm éhh évidemment ! Vous êtes très gentille et je vous en remercie, ya Sursock éhh et Roûm éhh aussi, ya Madame Sursock.

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    06 h 27, le 28 avril 2012

  • Bravo à Emilie Sueur pour ce texte très godardien!

    Nayla Sursock

    16 h 21, le 27 avril 2012

  • Monsieur Karamaoun, magnifique! Un texte à chanter. Je disais Prévert, l'autre jour. Mais non, c'est vous! Peut-être devriez-vous adhérer à l'OULIPO (créé par Raymond Queneau). Car si les paroles s'envolent, les écrits restent. Et certaines de vos trouvailles sont à déguster et à méditer! Aucun goût, vous l'aurez saisi, pour la «Marinade" Fasciste indigeste et rassie, à sauce Brune ou Noire de senteur si agréablement "Nauséabonde" pour "lez-ébaubis" Pâmés de toutes obédiences». Continuez et surtout, gardez vos textes! Bon week-end à tous, amis de l'Humanité.

    Nayla Sursock

    16 h 17, le 27 avril 2012

  • Ou bien, dans ce "barnum" : de BB à Hitler, à Franco, à Mussolini, à "Jakozi" pour finir, lez-ébaubis par Atterrir en vol plané pour évidemment s’Aplatiiiiiir et mariner dans ce méli-mélo de "rance sentine", bleu mariné comme des bouts frigorifiés, chez celle-là, dans cette "Cassolette-Tanjra-Cruélla", idem-kifkif mais en pire, à "Marinade" Fasciste indigeste et rassie, à sauce Brune ou Noire de senteur si agréablement "Nauséabonde" pour "lez-ébaubis" Pâmés de toutes obédiences. Ne dégageant évidemment qu’une insipide Saveur, sans aucun Goût ni aucun Eclat, et qui restera éternellement "Ecrasée" et Vaincue comme à l’accoutumé à l’image des "mêmes Minables et Misérables" archaïques et rétrogrades "Minis-nazillons-Ratons-fachos à "Reich Mark" dévalués à valeur d’une Piastre pseudo "araméanisée-phénicisée" ya hassérté, de "ras" niveau en Bourse cotée, équivalents à même pas à un plat de äadass ou hommoss ; same ou vice-versa !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    08 h 34, le 27 avril 2012

  • Article tres sympathique et super creatif qui sort des "normes" ordinaires. Bravo!

    Michele Aoun

    04 h 27, le 27 avril 2012

  • - - Excellent , magnifique talentueux article d'Emilie Sueur qui nous plonge dans la belle France d'hier , la douce France oubliée par certains .., qui le regrettent quand c'est trop tard . L'inimitable Marianne à la beauté tant imitée , la vraie la réelle bête de scène et de l'amour , l'originale beauté intérieure et extérieure qui a toujours dit non aux faussaires et fausseurs de traditions et de coutumes , qui a préféré les animaux de compagnie aux animaux déguisés en cols blancs et comptes bancaires détournés du peuple et du fisc .. Celle qui a dit non au bistouri et surtout aux homages et aux honneurs qui lui étaient rendus des quatre coins du monde , celle qui a tourné le dos aux mondanités et à la caméra qui n'étaient plus les mêmes depuis son digne départ sur la pointe des pieds , pieds aux orteils adulés et mille fois photographiés pour son exceptionnelle beauté de la tête aux pieds .. Cette unique Marianne mesdames et messieurs à choisi son camp et vote Marine , bleu Marine , elle le dit et le revendique avec justesse sans complexe et surtout avec fierté .. RESPECT MADAME .

    JABBOUR André

    03 h 38, le 27 avril 2012

  • I love Nationals.I love Bardot.She can be the President of France...pas des "hommes" a la solde d un lobby ,enjeu hors France.....?! MarieClaude

    Marie Claude

    03 h 36, le 27 avril 2012

  • Du bla...bla...bla... rien que pour écrire un article !

    SAKR LEBNAN

    00 h 41, le 27 avril 2012

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