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Moyen Orient et Monde - Norvège

Breivik assure être « très sympathique en temps normal »

Anders Behring Breivik a raconté hier devant le tribunal d’Oslo en détail et sans aucun signe d’émotion comment il a froidement abattu 69 personnes à bout portant l’été dernier sur l’île d’Utoeya.
« J’ai levé mon arme et je lui ai tiré dans la tête », a ainsi raconté Breivik au sujet de sa première victime sur l’île, un vigile, avant de continuer à décrire sa sanglante équipée. « Certains faisaient les morts, c’est pour cela que je tirais des coups de grâce », a-t-il ajouté. « J’étais presque terrorisé. J’appréhendais vraiment. Je n’avais vraiment pas envie de le faire », a-t-il toutefois affirmé en racontant son arrivée sur l’île déguisé en policier et lourdement armé. Avant de se lancer dans une description insoutenable de ce massacre, Breivik avait affirmé être quelqu’un de « très sympathique en temps normal ». Mais, a-t-il précisé, il a dû refouler ses émotions, notamment en pratiquant la méditation, et couper ses liens sociaux, il y a six ans, en vue de commettre le massacre. « Il faut déshumaniser l’ennemi (...) Si je ne l’avais pas fait, je n’aurais pas réussi » à perpétrer le massacre, a-t-il dit.
La question de la santé mentale de Breivik est centrale dans ce procès qui doit durer 10 semaines. Déclaré pénalement irresponsable, il risque l’internement psychiatrique à vie. Responsable, il encourt 21 ans de prison, une peine qui pourrait ensuite être prolongée aussi longtemps qu’il sera considéré comme dangereux. « Je ne suis pas un cas psychiatrique et je suis pénalement responsable », a également assuré Breivik pour qui un diagnostic psychiatrique le déclarant irresponsable viendrait invalider son manifeste idéologique de 1 500 pages diffusé le jour des attaques.
(Source : AFP)
Anders Behring Breivik a raconté hier devant le tribunal d’Oslo en détail et sans aucun signe d’émotion comment il a froidement abattu 69 personnes à bout portant l’été dernier sur l’île d’Utoeya.« J’ai levé mon arme et je lui ai tiré dans la tête », a ainsi raconté Breivik au sujet de sa première victime sur l’île, un vigile, avant de continuer à décrire sa sanglante équipée. « Certains faisaient les morts, c’est pour cela que je tirais des coups de grâce », a-t-il ajouté. « J’étais presque terrorisé. J’appréhendais vraiment. Je n’avais vraiment pas envie de le faire », a-t-il toutefois affirmé en racontant son arrivée sur l’île déguisé en policier et lourdement armé. Avant de se lancer dans une description insoutenable de ce massacre, Breivik avait affirmé être...
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