Quarante-sept compagnies figurent sur la liste définitive publiée sur le site du ministère pour ces enchères prévues les 30 et 31 mai, dont tous les autres groupes pétroliers ayant participé aux trois enchères précédentes, selon un communiqué.
Interrogé par l’AFP, le directeur général chargé des contrats du ministère du Pétrole, Abdel Mahdi al-Amidi, a répondu : « Vous avez vu la liste et vous devez comprendre par vous-même, car vous connaissez l’histoire d’ExxonMobil. »
ExxonMobil avait signé à la mi-octobre un accord d’exploration pétrolière avec le Kurdistan, région autonome dans le nord du pays, s’attirant les foudres du gouvernement central, qui considère cet accord comme nul et non avenu.
Le gouvernement de Bagdad ne reconnaît que les accords signés avec le ministère du Pétrole, et a jusqu’à présent interdit à toute compagnie pétrolière ayant un contrat avec le Kurdistan de participer à des appels d’offres dans le reste du pays. Le Kurdistan a signé dans le passé une quarantaine de contrats avec des entreprises étrangères.
ExxonMobil s’était vu sommer par Bagdad de choisir entre le contrat kurde et celui qu’il a par ailleurs dans le champ pétrolier de Qurna-Ouest (Sud), où il produit, avec la compagnie anglo-néerlandaise Shell, environ 370 000 barils de pétrole par jour.
En mars, le ministère du Pétrole avait indiqué avoir reçu une lettre du groupe américain l’informant qu’il « suspendait » ses travaux d’exploration au Kurdistan, mais celui-ci avait affirmé qu’ExxonMobil y était toujours actif.
L’Irak avait annoncé en avril 2011 son intention de mettre aux enchères douze sites d’exploration, sept pour le gaz et cinq pour le pétrole, ce qui constituait la quatrième session de vente aux enchères depuis 2009.
Les blocs se trouvent dans les provinces de Bassora, Najaf, Babylone, Mouthanna, Diwaniya, Zi Qar dans le sud du pays, Ninive et Diyala dans le nord, et Anbar dans l’ouest.
Bagdad compte principalement sur sa production pétrolière pour relancer son économie dévastée par des décennies de guerre et de sanctions. En octobre 2010, l’Irak avait fait état d’une nette augmentation de ses réserves de pétrole, qui le placerait au troisième rang mondial devant l’Iran.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine