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À La Une - Révolte

Syrie: encore des bombardements malgré les promesses du régime

La Maison Blanche pointe le "manque de sincérité" du président Assad.

A Erbine, à 7 km de Damas, des centaines de Syriens ont manifesté autour des observateurs, selon une vidéo mise en ligne par des militants qui montre une pancarte accrochée à l'arrière de leur véhicule par des militants. "Le tueur continue à tuer, les observateurs continuent à observer, et le peuple continue sa révolution", peut-on lire.  Shaam News Network /

Le cessez-le-feu en Syrie a été une nouvelle fois violé mercredi avec au total 14 morts dans des violences, notamment des bombardements sur les fiefs rebelles, malgré l'engagement de Damas à appliquer la trêve et à collaborer avec les observateurs chargés de la surveiller.

 

Le porte-parole des Affaires étrangères syriennes Jihad Makdessi a affirmé à l'AFP que les autorités et les observateurs étaient désormais d'accord sur "90%" des points du protocole encadrant le travail des observateurs sur le terrain.

En visite à Pékin, le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem a promis que "la Syrie continuerait (...) à respecter et mettre en oeuvre le plan en six points" de l’émissaire international Kofi Annan, notamment le cessez-le-feu, selon son homologue chinois Yang Jiechi.

 

A l'ONU, des diplomates ont néanmoins affirmé que cette mission pourrait être compromise en raison de l'attitude du régime de Bachar el-Assad qui semble déterminé à venir à bout de la contestation lancée il y a 13 mois et des poches rebelles dans plusieurs villes.

Si le pouvoir ne met pas au point avant la fin de semaine le "protocole" permettant aux observateurs de circuler dans tout le pays, "nous ne passerons pas à l'étape suivante qui est d'autoriser la mission complète" de 250 hommes, a affirmé l'un d'eux. Ces renforts nécessitent une nouvelle résolution.


La résolution adoptée samedi par le Conseil de sécurité de l'ONU demande notamment au régime syrien de laisser circuler sans entrave les observateurs et de ne pas interférer dans leurs communications.

 

La cessation des hostilités est également une condition préalable, mais elle n'était visiblement pas respectée sur le terrain, où l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a recensé 14 morts dans des bombardements, des opérations de l'armée et une explosion qui a tué sept soldats.

Sur le terrain, l'armée a repris ses bombardements sur Homs et opéré de nouvelles arrestations, en violation du plan, selon les militants.
Des quartiers du vieux Homs qui échappent toujours au contrôle de l'armée, continuent d'être bombardés, selon les Comités locaux de coordination (LCC, opposition).

 

"Il s'agit d'un nouvel indice du manque de sincérité apparent, mais qui n'était pas entièrement inattendu, du régime Assad lorsqu'il promet de respecter les éléments du plan Annan, un cessez-le-feu et un retrait" des forces armées, a affirmé le porte-parole du président américain Barack Obama, Jay Carney, ajoutant que les Etats-Unis travailleraient avec leurs alliés et partenaires sur les prochaines mesures à prendre.

 

De même, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton qui s'est déclarée préoccupée par la poursuite des violences, a indiqué un peu plus tôt que de "nouvelles mesures" seraient prises si le président Bachar al-Assad "gâchait la dernière chance" que représente l'application du plan Annan.

 

Le plan Annan vise à mettre fin à la répression de la révolte entamée il y a 13 mois et qui s'est militarisée au fil du temps. Les violences ont fait plus de 11.100 morts, en grande majorité des civils tués par les troupes du régime, selon l'OSDH.

 

M. Annan, dont l'initiative prévoit aussi un dialogue avec le régime refusé par l'opposition, doit s'adresser au Conseil de sécurité de l'ONU avant la fin de la semaine.


Le Conseil de sécurité devait recevoir une lettre du patron de l'ONU Ban Ki-moon faisant le point sur les conditions de travail des observateurs et les Nations unies décideront dans les prochains jours si ces conditions sont remplies pour que la mission soit progressivement élargie, jusqu'à compter 250 hommes,

"Tout le monde va analyser si la Syrie respecte ou non ce que nous lui avons demandé de faire, notamment les trois conditions qui, à notre avis, ne sont toujours pas remplies", a expliqué un diplomate occidental.


L'ambassadrice américaine à l'ONU Susan Rice avait déclaré mardi sur CNN que si les observateurs n'obtenaient pas la coopération voulue de la part de Damas ou si la violence persistait, leur mission serait remise en cause.


Les observateurs, qui étaient mardi à Deraa (sud), ont effectué mercredi une tournée dans la région de Damas au 3e jour d'une mission jugée "difficile" par leur chef Ahmed Himmiche.


A Erbine, à 7 km de la capitale, des centaines de Syriens ont manifesté autour d'eux, selon une vidéo mise en ligne par des militants qui montre une pancarte accrochée à l'arrière de leur véhicule par des militants. "Le tueur continue à tuer, les observateurs continuent à observer, et le peuple continue sa révolution", peut-on lire.


Sur une autre vidéo, des tirs sont entendus et les manifestants se dispersent dans la panique. Huit personnes ont été blessées lors de ces tirs des forces gouvernementales, selon l'OSDH.


De son côté, l'agence officielle Sana a fait état d'incidents meurtriers dans la région, qu'elle a attribués à des "groupes terroristes armés".


Le chef de la délégation des observateurs, le colonel marocain Ahmed Himmiche, a demandé du "temps" et de la "confiance" pour mener à bien cette mission, se refusant à fixer tout délai pour son travail.

Pour tenter de maintenir la pression sur Damas, Paris a invité 14 ministres des Affaires étrangères à une réunion jeudi, selon une source gouvernementale. Mme Clinton a prévu d'y assister.


Déjà mardi à Paris, une cinquantaine de pays et d'organisations, dont les Européens, les Etats-Unis et la Ligue arabe et la Turquie, ont exprimé leur "ferme désapprobation (...) de la poursuite des ventes d'armes au régime" syrien, dont Moscou est le principal fournisseur d'armes.

 

Aujourd'hui, une source diplomatique turque a indiqué à l'AFP que la Turquie a intercepté mercredi un cargo battant pavillon d'Antigua-et-Barbuda, soupçonné de transporter des armes vers la Syrie. Le navire devait être fouillé par les autorités turques dans le Golfe d'Iskenderum (sud).

 

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Le cessez-le-feu en Syrie a été une nouvelle fois violé mercredi avec au total 14 morts dans des violences, notamment des bombardements sur les fiefs rebelles, malgré l'engagement de Damas à appliquer la trêve et à collaborer avec les observateurs chargés de la surveiller.
 
Le porte-parole des Affaires étrangères syriennes Jihad Makdessi a affirmé à l'AFP que les autorités et les observateurs étaient désormais d'accord sur "90%" des points du protocole encadrant le travail des observateurs sur le terrain.
En visite à Pékin, le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem a promis que "la Syrie continuerait (...) à respecter et mettre en oeuvre le plan en six points" de l’émissaire international Kofi Annan, notamment le cessez-le-feu, selon son homologue chinois Yang Jiechi.
 
A l'ONU, des diplomates ont...
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