La course à la présidentielle égyptienne a pris définitivement fin, hier mardi 17 avril 2012, pour l’ancien chef des services de renseignements Omar Souleimane ainsi que neuf autres candidats, exclus par la commission électorale égyptienne. Photo Reuters
La commission électorale égyptienne a confirmé l’exclusion de dix candidats de l’élection présidentielle, dont l’ancien chef des services de renseignements Omar Souleimane et le prédicateur salafiste Hazem Salah Abou Ismaïl, a-t-on appris hier auprès de deux sources de la commission.
« Tous les appels ont été rejetés car aucun élément nouveau n’a été porté à notre connaissance dans les dossiers d’appel », a précisé un membre de la commission, confirmant sous le couvert de l’anonymat une information d’abord donnée par le site Internet du journal gouvernemental al-Ahram.
La candidature de dernière minute de Omar Souleimane, promu pendant la « révolution du Nil » à la vice-présidence du pays, n’a pas recueilli le nombre requis de signatures de soutien, selon l’agence de presse officielle MENA. Le salafiste Hazem Salah Abou Ismaïl est, lui, écarté en raison de la double nationalité égypto-américaine dont aurait bénéficié sa mère, décédée en 2010, ce qu’il a vainement démenti en dénonçant un « complot ». La commission électorale a également disqualifié le libéral Ayman Nour, arrivé second de la présidentielle de 2005 mais dont les droits civiques, suspendus après sa condamnation à cinq ans de prison pour « fraude » l’année suivante, n’ont toujours pas été rétablis. Le millionnaire Khaïrat al-Chater, stratège et financier des Frères musulmans, a été lui déclaré inéligible en raison de deux condamnations à des peines de prison à l’époque de Hosni Moubarak. Sa participation dépendait du Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui a la capacité d’effacer son casier judiciaire. Mais, anticipant une possible exclusion, la confrérie a présenté un candidat de rechange, Mohammad Morsi, qui dirige le PLJ.
Parmi les candidats enregistrés figurent l’ancien secrétaire général de la Ligue arabe, le libéral Amr Moussa, et un dissident des Frères musulmans, Abdel Moneim Aboul Fotouh.
Le scrutin présidentiel, dont le premier tour est prévu les 23 et 24 mai, est censé parachever la transition vers un régime démocratique après plus d’un an de pouvoir militaire depuis le renversement par la rue, en février 2011, du président Hosni Moubarak. La commission électorale a refusé samedi d’enregistrer les dossiers de dix des vingt-trois candidats en invoquant diverses irrégularités administratives. Ils avaient 48 heures pour faire appel.
« Tous les appels ont été rejetés car aucun élément nouveau n’a été porté à notre connaissance dans les dossiers d’appel », a précisé un membre de la commission, confirmant sous le couvert de l’anonymat une information d’abord donnée par le site Internet du journal gouvernemental al-Ahram.
La candidature de dernière minute de Omar Souleimane, promu pendant la « révolution du Nil » à la vice-présidence du pays, n’a pas recueilli le nombre requis de signatures de soutien, selon l’agence de presse officielle...


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