Blouses blanches
Rassurantes, ces blouses blanches que portent les médecins, les étudiants en médicine et autres aides soignants quand on les croise dans les couloirs des hôpitaux. Mais qu’en est-il de ces mêmes blouses blanches quand tout ce monde est attablé pour un rapide en-cas dans les cafés à proximité des aires de soins ? N’attrapent-ils pas tous les microbes ambiants pour ensuite les propager dans les enceintes dites stériles ? Peut-être devrait-on demander à toute personne s’occupant de patients de porter cet uniforme uniquement lorsqu’elle se trouve à son lieu de travail...
Dolly TALHAMÉ
La mer, hélas !...
La vue du bleu azuréen de la mer est certainement splendide. Plage mythique, unique étendue de sable prolongeant la corniche beyrouthine... Et pourtant, je ne sais plus si nous méritons cette mer ou cette ville tant nous la maltraitons.
Terrible image et situation souvent incontrôlable sur quasiment tout le long du pauvre littoral libanais. Fête des couleurs, de mauvais goût, qui met nos sens dessus dessous, de Batroun à Beyrouth, en passant par Ouzaï, vers Tyr.
Hélas, l’environnement ne figure pas au cœur des préoccupations de nos dirigeants. Mais peut-on vraiment en vouloir aux Libanais ?
Beyrouth endettée, coûts des travaux supérieurs à ce que nous pouvons imaginer, cette situation dégradante paraît être la plus logique.
Le cauchemar libanais risque de perdurer, et pourtant cet unique rivage, ces plages les plus cotées du Moyen-Orient sont ce que nous avons de plus beau !
Myrna NAJJAR SERHAL
Heure d’été
Le changement d’heure en ce doux printemps, tout le monde s ’en plaint. Pour profiter de la lumière, on nous offre une heure d’été qui nous semble un exploit, mais on la reprend vite à l’automne sans se demander pourquoi. Vous modifiez le temps contre votre gré. Les heures de sommeil, une soustraction pour certains, les plus optimistes, et bonjour l’addition ! Passer de l’heure d’hiver à l’heure d’été ou passer du chaud au froid sans gaspiller votre énergie, une bonne affaire pour certains pour gagner au plus tôt un bonjour ou au plus tard pour perdre un bonsoir. Mais dans notre pays où tout se confond, on sent que, parfois, nous vivons au pôle Sud avec une seule saison, une nuit totale où tout est noir à cause bien sûr de l’agonie de Dame Électricité qui ne change rien dans le cycle de notre vie. Mais avec les bateaux comme un songe qui veulent bien nous éclairer en pleine mer, et les usines que ministres et députés veulent soudainement bâtir comme autant de châteaux en Espagne, notre bien mince espoir de bénéficier d’un accord pour éclairer nos nuits reste minime. Il nous reste toujours une arme : ne plus compter les heures perdues.
Nazira A. SABBAGHA
Rassurantes, ces blouses blanches que portent les médecins, les étudiants en médicine et autres aides soignants quand on les croise dans les couloirs des hôpitaux. Mais qu’en est-il de ces mêmes blouses blanches quand tout ce monde est attablé pour un rapide en-cas dans les cafés à proximité des aires de soins ? N’attrapent-ils pas tous les microbes ambiants pour ensuite les propager dans les enceintes dites stériles ? Peut-être devrait-on demander à toute personne s’occupant de patients de porter cet uniforme uniquement lorsqu’elle se trouve à son lieu de travail... Dolly TALHAMÉLa mer, hélas !...
La vue du bleu azuréen de la mer est certainement splendide. Plage mythique, unique étendue de sable prolongeant la corniche beyrouthine... Et pourtant, je ne sais plus si nous méritons cette...

