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Moyen Orient et Monde - Nucléaire

Clinton à l’Iran : Le temps de la diplomatie n’est pas « illimité »

La secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, a averti hier l’Iran que le temps de la diplomatie n’était pas « illimité » et que « toutes les options » restaient sur la table si Téhéran refusait de négocier sur son programme nucléaire controversé. Mme Clinton a également indiqué que Washington maintiendrait une « forte pression » sur l’Iran, alors que Téhéran semble tergiverser sur le lieu où doivent se dérouler courant avril des discussions sur son dossier nucléaire. « Plus vite nous pourrons commencer les discussions, le mieux ce sera », a dit Mme Clinton.
À ce sujet, l’Iran souhaite tenir en Irak et non plus en Turquie les discussions avec les grandes puissances, ont annoncé hier des responsables iraniens et irakiens. À Bagdad, le ministère des Affaires étrangères a indiqué sur son site Internet qu’une délégation iranienne de haut rang avait officiellement demandé mardi à l’Irak d’accueillir ces discussions. Les autorités irakiennes ont répondu qu’elles étaient « prêtes à accueillir la rencontre » et mèneraient « les contacts nécessaires », selon la même source.
Par ailleurs, le ministre iranien de la Défense, le général Ahmad Vahidi, a mis en garde les six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) contre un projet de bouclier antimissile avec les États-Unis, a rapporté hier l’agence Fars. « Le bouclier antimissile dans le golfe Persique est un projet américano-sioniste et ceux qui entrent dans ce projet jouent le jeu des États-Unis et d’Israël », a déclaré le général Ahmad Vahidi. « Nous avons rejeté dès le début un tel projet qui est contraire à la sécurité régionale et nous conseillons à nos amis (arabes) de ne pas entrer dans un tel jeu », a-t-il ajouté.
Signalons enfin que le Prix Nobel de littérature allemand Günter Grass a publié hier un poème dans lequel il défend l’Iran et estime qu’Israël, avec ses armes atomiques, « menace la paix mondiale déjà si fragile ». Intitulé « Ce qui doit être dit », le poème en prose paru dans le journal allemand Süddeutsche Zeitung dénonce d’éventuelles frappes préventives israéliennes contre des installations nucléaires iraniennes comme un projet qui pourrait mener à « l’éradication du peuple iranien parce que l’on soupçonne ses dirigeants de construire une bombe atomique ». « Je ne me tairai plus, parce que j’en ai assez de l’hypocrisie de l’Occident » vis-à-vis d’Israël qui est le vrai « responsable de cette menace », selon Grass.
(Source : AFP)
La secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, a averti hier l’Iran que le temps de la diplomatie n’était pas « illimité » et que « toutes les options » restaient sur la table si Téhéran refusait de négocier sur son programme nucléaire controversé. Mme Clinton a également indiqué que Washington maintiendrait une « forte pression » sur l’Iran, alors que Téhéran semble tergiverser sur le lieu où doivent se dérouler courant avril des discussions sur son dossier nucléaire. « Plus vite nous pourrons commencer les discussions, le mieux ce sera », a dit Mme Clinton.À ce sujet, l’Iran souhaite tenir en Irak et non plus en Turquie les discussions avec les grandes puissances, ont annoncé hier des responsables iraniens et irakiens. À Bagdad, le ministère des Affaires étrangères a indiqué sur son...
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