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Moyen Orient et Monde - Inde

Le gouvernement et l’armée démentent avoir craint un coup d’État militaire

Il s’agit du premier sous-marin à propulsion nucléaire aux couleurs indiennes depuis 1991. De 1987 à 1991, l’Inde avait déjà loué une unité de fabrication soviétique. DPR Defence/HO/AFP

L’armée et le pouvoir indiens ont démenti hier des informations de presse selon lesquelles des mouvements de troupes ont fait craindre un coup d’État en janvier. Selon The Indian Express, un quotidien de premier plan en Inde, la crainte a ébranlé jusqu’au plus haut sommet de l’État lorsque des mouvements de troupes n’ayant pas été notifiés au préalable par l’armée ont été décelés dans la nuit du 16 au 17 janvier. Cette nuit-là, des troupes appartenant à deux unités importantes des forces terrestres, une unité d’infanterie et une colonne de parachutistes circulant à bord de véhicules blindés, progressaient vers New Delhi, la capitale fédérale, depuis leurs bases situées dans des États voisins.
Le quotidien, qui ne cite aucune source directe, rapporte que le gouvernement a aussitôt pris des mesures de précaution, en procédant notamment à l’identification des soldats impliqués et en ordonnant à la police de ralentir la circulation sur les autoroutes menant à New Delhi. Les troupes ont ensuite été arrêtées et renvoyées à leur base. D’après ces informations, l’armée, un temps sceptique, a ensuite expliqué qu’il s’agissait de manœuvres visant à tester les capacités de l’infanterie à opérer dans le brouillard. Quant aux parachutistes, leur exercice aurait consisté à rejoindre leurs avions.
Lors d’une conférence de presse, le ministre de la Défense, A.K Antony, a catégoriquement démenti toute crainte d’un coup d’État, jugeant les allégations du quotidien « absolument sans fondement » et assurant que les militaires « ne feront rien contre la démocratie en Inde. Ils sont de vrais patriotes », a-t-il dit. Il a également tenu à préciser que ces manœuvres militaires étaient « habituelles ». S’exprimant devant des journalistes parlementaires, le Premier ministre Manmohan Singh a pour sa part jugé qu’il s’agissait d’« informations de presse alarmistes et qu’elles ne devraient pas être prises pour argent comptant ». De son côté, l’armée a publié un communiqué dans lequel elle affirme être « une armée nationale et nous n’avons aucun intérêt à interférer avec le gouvernement indien ». Selon un porte-parole de l’armée, le colonel Jagdeep Dahiya, « les mouvements de troupes qui ont été rapportés faisaient partie d’un entraînement de routine dans le cadre de procédures opérationnelles habituelles ».
Cette affaire intervient dans un contexte de tension croissante entre le chef de l’armée de terre, V.K. Singh, et son ministère de tutelle. Le jour où se déroulèrent ces manœuvres, ce général avait porté devant la Cour suprême un différend l’opposant au gouvernement. Affirmant que sa date de naissance était erronée sur les documents officiels, il voulait la faire rectifier, ce qui aurait eu pour effet de prolonger son poste un an de plus. La Cour suprême ayant rejeté sa demande, il devra quitter ses fonctions en mai à l’âge de 62 ans. Plus récemment, V.K. Singh a de nouveau défrayé la chronique après avoir révélé qu’il se serait vu offrir un pot-de-vin de 2,8 millions de dollars pour donner son accord à un contrat militaire, et qu’il en aurait averti son ministre à l’époque des faits. Mais le comble fut la fuite dans la presse d’une lettre datée du 12 mars et adressée au Premier ministre dans laquelle ce général jugeait l’armée inapte à la guerre, les chars manquant de munitions et les troupes d’armement.
Par ailleurs, l’Inde a fait son retour au sein du petit groupe des pays détenteurs de sous-marins à propulsion nucléaire en incorporant à sa marine un nouveau submersible prêté par la Russie pour dix ans. Le ministre de la Défense a officiellement mis en service ce sous-marin, l’INS Chakra II, sur la base de Visakhapatnam, un chantier naval situé dans le golfe du Bengale, dans l’État de l’Andhra Pradesh. « C’est un gros coup de pouce pour la marine indienne. L’INS Chakra va assurer la sécurité et la souveraineté du pays », a commenté le ministre. Cinq autres pays possèdent ce type de submersibles : la Grande-Bretagne, la Chine, la France, les États-Unis et la Russie.
(Source : AFP)
L’armée et le pouvoir indiens ont démenti hier des informations de presse selon lesquelles des mouvements de troupes ont fait craindre un coup d’État en janvier. Selon The Indian Express, un quotidien de premier plan en Inde, la crainte a ébranlé jusqu’au plus haut sommet de l’État lorsque des mouvements de troupes n’ayant pas été notifiés au préalable par l’armée ont été décelés dans la nuit du 16 au 17 janvier. Cette nuit-là, des troupes appartenant à deux unités importantes des forces terrestres, une unité d’infanterie et une colonne de parachutistes circulant à bord de véhicules blindés, progressaient vers New Delhi, la capitale fédérale, depuis leurs bases situées dans des États voisins.Le quotidien, qui ne cite aucune source directe, rapporte que le gouvernement a aussitôt pris des mesures...
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