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À La Une - Diplomatie

Bahreïn critique nommément Nabih Berry

Une exposition de photographies suscite la polémique.

Une image tirée d'une vidéo diffusée lundi par la chaîne iranienne Press TV sur l'exposition du Centre bahreïni pour les droits de l'Homme, à Beyrouth.

Le ministère bahreïni des Affaires étrangères a convoqué hier le chargé d’affaires p.i. du Liban à Manama, Sami Haddad, pour protester contre l’ouverture, à Beyrouth, d’une exposition de photographies, organisée par le Centre bahreïni pour les droits de l’homme, hostile au régime de Hamad ben Issa al-Khalifa. Le ministère a d’autant plus jugé « offensive » l’ouverture de cette exposition qu’elle s’est effectuée sous le haut patronage du président du Parlement libanais Nabih Berry. « C’est une ingérence directe dans les affaires intérieures de Bahreïn et constitue un pas en arrière dans les relations entre les deux pays », a affirmé le représentant du ministère bahreïni, Hamad el-Amer, selon BNA, l’agence officielle du royaume.


« La tendance que certains dirigeants libanais ont de soutenir des politiques hostiles à Bahreïn et au peuple bahreïni met en danger la sécurité et la stabilité des pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) », a ajouté M. Amer, citant nommément Nabih Berry et ses « allégations mensongères et surprenantes – de vraies provocations », a-t-il jugé.

 

Le royaume de Bahreïn est agité depuis plus d’un an par un mouvement de contestation mené en majorité par des chiites. La relation entre le royaume de Bahreïn et le Liban se sont dégradées il y a plus d’un an, depuis le déclenchement d’un mouvement de contestation dans le royaume mené en majorité par des chiites.

 

En mars dernier, Manama avait dénoncé comme une « ingérence flagrante » le soutien du Hezbollah aux opposants chiites, avertissant que cela pouvait nuire aux intérêts du Liban dans le Golfe.

 

Le 31 mars, le Hezbollah avait catégoriquement rejeté les accusations du chef de la diplomatie bahreïnie, selon lequel le mouvement chiite a « entraîné » des opposants bahreïnis au Liban.

 

Gulf Air, la compagnie nationale de Bahreïn, a cessé de desservir l'Iran, l'Irak et le Liban, en raison des critiques dans ces pays de la répression des manifestants.

Le ministère bahreïni des Affaires étrangères a convoqué hier le chargé d’affaires p.i. du Liban à Manama, Sami Haddad, pour protester contre l’ouverture, à Beyrouth, d’une exposition de photographies, organisée par le Centre bahreïni pour les droits de l’homme, hostile au régime de Hamad ben Issa al-Khalifa. Le ministère a d’autant plus jugé « offensive » l’ouverture de cette exposition qu’elle s’est effectuée sous le haut patronage du président du Parlement libanais Nabih Berry. « C’est une ingérence directe dans les affaires intérieures de Bahreïn et constitue un pas en arrière dans les relations entre les deux pays », a affirmé le représentant du ministère bahreïni, Hamad el-Amer, selon BNA, l’agence officielle du royaume.
« La tendance que certains dirigeants libanais ont de...
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