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Nos lecteurs ont la parole

Un spectacle affligeant

Par Raymond NAHAS
Assister, impassibles, au coup d’éclat de certains étudiants chiites de l’Université antonine de Baabda revient à accepter le fait accompli.
La liberté du culte dans notre pays s’applique à toutes les communautés, et il est bien maladroit pour ces étudiants d’essayer de marquer leur présence par une manifestation qui est une vraie provocation.
Cela me rappelle un incident qui a eu lieu à Turin, il y a quelques années, et qui montre quelquefois la dose d’ingratitude qui existe de par le monde.
Un groupe d’émigrés avait rencontré les membres du conseil municipal turinois pour trouver un lieu de culte pour leur communauté. En accord avec l’épiscopat de la ville, il leur fut attribué une partie du presbytère. Après six mois d’une cohabitation sincère et désintéressée, une nouvelle réunion a eu lieu au siège du conseil de la municipalité. Le mufti responsable de la petite mosquée s’est répandu en remerciements, mais a relevé que les fidèles se plaignaient de devoir passer devant l’église pour atteindre leur lieu de culte : la vue du Crucifix les gênait.
Les conseillers municipaux ont rapidement décidé de fermer l’accès à la petite mosquée...
Nous prions ces trente-sept étudiants d’être moins exigeants et de s’adapter aux règles générales qui gèrent les différents établissements académiques au Liban. Sinon, ils pourront toujours fréquenter les établissements de leurs quartiers et éviter de semer la zizanie entre les communautés religieuses, dont la coexistence fait l’admiration du monde entier.
Il faut, encore une fois, respecter notre environnement, et ne pas créer des conflits qui attisent les haines et alimentent les rancœurs au sein de la population. De grâce, arrêtons ces provocations inutiles et stériles.
C’est la majorité silencieuse qui le demande ; une majorité faite de gens de bonne volonté, de toutes les communautés religieuses, et qui cohabitent depuis des siècles en bonne entente.
Assister, impassibles, au coup d’éclat de certains étudiants chiites de l’Université antonine de Baabda revient à accepter le fait accompli.La liberté du culte dans notre pays s’applique à toutes les communautés, et il est bien maladroit pour ces étudiants d’essayer de marquer leur présence par une manifestation qui est une vraie provocation.Cela me rappelle un incident qui a eu lieu à Turin, il y a quelques années, et qui montre quelquefois la dose d’ingratitude qui existe de par le monde.Un groupe d’émigrés avait rencontré les membres du conseil municipal turinois pour trouver un lieu de culte pour leur communauté. En accord avec l’épiscopat de la ville, il leur fut attribué une partie du presbytère. Après six mois d’une cohabitation sincère et désintéressée, une nouvelle réunion a eu lieu au...
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