Les présidents Obama et Medvedev lors du sommet de Séoul sur la sécurité nucléaire. Mikhail Klimentyev/RIA-Novosti/Kremlin pool/AFP
Un micro étant resté branché, des journalistes ont pu entendre une conversation entre les présidents américain et russe au cours d’un sommet à Séoul, pendant laquelle M. Obama a demandé à M. Medvedev une marge de manœuvre, en particulier sur la question du bouclier antimissile en Europe. « C’est ma dernière élection. Après mon élection, je disposerai de plus de flexibilité », a dit M. Obama. « Je transmettrai cette information à Vladimir », a répondu M. Medvedev, faisant clairement allusion à M. Poutine, l’actuel Premier ministre qui va lui succéder en mai au Kremlin après avoir été élu en mars pour un troisième mandat après ceux effectués de 2000 à 2008.
« Aujourd’hui, répondons tous à tous les tweets par : je vais transmettre à Vladimir », a ironisé Alexeï Navalny, une des figures de l’opposition russe. « À Vladimir » (Vladimirou, en russe) est devenu l’un des mots-clés les plus utilisés hier en Russie, nombre de gens répondant ainsi à toutes sortes de messages. « Je suis Dima, je ne veux prendre aucune décision. Je vais transmettre à Vladimir », a ainsi ironisé un autre internaute sur Twitter, Dima étant le diminutif de Dmitri, le prénom de M. Medvedev. Des images de M. Poutine, téléphone portable à la main, ayant pour légende : « Salut, je suis Vladimir. Personne n’a transmis quelque chose pour moi ? » ont également circulé sur la Toile.
Aux États-Unis, les républicains ont dénoncé ce qu’ils ont assimilé à un double jeu de M. Obama. Le président russe a toutefois balayé ces critiques.
En outre, M. Medvedev a conseillé hier à Mitt Romney, candidat républicain à l’investiture dans la course à la Maison-Blanche, « d’utiliser sa tête » en parlant de la Russie. Il réagissait à la remarque de ce dernier qui a qualifié la Russie « d’ennemi géopolitique n° 1 » des États-Unis. « Je recommanderais à tous les candidats à la présidentielle américaine deux choses : premièrement, faire appel à la raison et utiliser leur tête, ce qui ne nuirait pas à un candidat ; deuxièmement, consulter leur montre, on est en 2012 et pas dans les années 1970 », a déclaré M. Medvedev.
(Source : AFP)


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