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À La Une - Santé

Les blouses blanches réclament la hausse des tarifications de soins

Les hôpitaux privés refusent d’accueillir les malades bénéficiant de la CNSS.
« La santé des citoyens est de la responsabilité de l’État. » « La santé du malade est tributaire des droits des hôpitaux et de leurs employés. » C’est sous ces slogans et à l’appel du syndicat des hôpitaux que des milliers de blouses blanches et d’employés d’hôpitaux privés ont observé un sit-in hier devant le Grand Sérail, pour réclamer la hausse des tarifications de soins agréées par la CNSS. Et ce à l’issue de l’adoption du nouveau salaire minimum et des augmentations liées à la vie chère. Cette escalade coïncide avec la décision des hôpitaux privés de ne pas accepter les malades qui bénéficient de la CNSS, mis à part les cas graves.
Le sit-in a vu la participation du député Riyad Rahhal, qui est également médecin, du président de l’ordre des médecins, le Dr Charaf Abou Charaf, du président du syndicat des hôpitaux, Sleiman Haroun, et de nombreux médecins, infirmières, infirmiers et employés des hôpitaux privés.
M. Haroun a insisté, pour l’occasion, sur le droit du malade aux soins. « Ce droit n’est pas un simple slogan, mais un défi de taille, qui nécessite des efforts, de la sincérité et de la transparence », a-t-il observé, mettant l’accent sur la nécessité pour l’État de mettre en place un plan et de débloquer des financements. Rendant hommage aux infirmières et infirmiers, aux techniciens de laboratoires ou de radiologie, aux employés administratifs, aux agents de surface et à tout le personnel travaillant en milieu hospitalier, Sleiman Haroun a expliqué que « le droit du malade aux soins doit nécessairement passer par le respect des droits du personnel d’hôpitaux et de ces institutions ».
Il a indiqué à ce propos que les tarifications agréées par la CNSS sont gelées depuis l’année 1994. « Le salaire minimum était alors de 200 000 LL. Il s’élève aujourd’hui à 675 000 LL. » Et de dénoncer qu’une chambre d’hôpital est facturée 29 000 LL par jour alors que la facture d’électricité d’une chambre s’élève à elle seule à 50 000 LL par jour. Il a aussi dénoncé le gel de certaines tarifications comme celle de la colonoscopie, fixée à 10 500 LL, de la dialyse, fixée à 98 000 LL, et de l’accouchement, fixée à 200 000 LL.
S’exprimant au nom des médecins, le Dr Charaf Abou Charaf a dénoncé la détérioration de leurs conditions de vie et de leurs revenus. « Cela a atteint un degré intolérable », a-t-il affirmé. Le Dr Abou Charaf n’a pas manqué de montrer du doigt « la crise du système de santé au Liban », de même que « les politiques adoptées jusque-là, qui ont échoué à mettre en place les couvertures sociales et sanitaires nécessaires ». Il a invité l’ensemble du corps médical opérant dans les hôpitaux privés et publics à œuvrer main dans la main pour parvenir à récupérer ses droits, tout en assurant les institutions que ce mouvement n’est pas dirigé contre elles. Et de préciser que « les médecins reçoivent leurs honoraires avec beaucoup de retard » et qu’ils subissent ainsi la dévaluation de la monnaie. Le Dr Abou Charaf a mis en garde contre les retards de paiement des honoraires du médecin dépassant le délai de trois mois, sous peine de poursuites légales. Il a appelé la CNSS à traiter séparément les honoraires des médecins. Il a enfin déploré qu’à chaque augmentation salariale, les droits des médecins soient systématiquement ignorés.
Par ailleurs, l’hôpital gouvernemental de Batroun, qui est géré par la CNSS, poursuivra ses activités, toujours sous la gestion de la CNSS, jusqu’à fin 2012. Les deux députés Boutros Harb et Antoine Zahra ont observé à ce propos qu’ils « refuseront toute solution qui conduirait à la fermeture de cet hôpital ».
« La santé des citoyens est de la responsabilité de l’État. » « La santé du malade est tributaire des droits des hôpitaux et de leurs employés. » C’est sous ces slogans et à l’appel du syndicat des hôpitaux que des milliers de blouses blanches et d’employés d’hôpitaux privés ont observé un sit-in hier devant le Grand Sérail, pour réclamer la hausse des tarifications de soins agréées par la CNSS. Et ce à l’issue de l’adoption du nouveau salaire minimum et des augmentations liées à la vie chère. Cette escalade coïncide avec la décision des hôpitaux privés de ne pas accepter les malades qui bénéficient de la CNSS, mis à part les cas graves.Le sit-in a vu la participation du député Riyad Rahhal, qui est également médecin, du président de l’ordre des médecins, le Dr Charaf Abou Charaf,...
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