Dans le genre faux-cul, difficile d’inventer mieux que Adnane Mansour, notre infatigable préposé aux Affaires étrangères. Jusque-là, on se demandait à quoi servait ce ministre étalé comme une crêpe Suzette devant Istiz Nabeuh. Maintenant, on sait : à assurer le service après-vente des puissantes pensées baassistes auprès des rares diplomates qui consentent encore à l’écouter. Il a beau leur expliquer que le tsar Assadovitch écoute de la musique classique en faisant de la broderie sur de la tapisserie de Bayeux, bernique ! À chaque fois, les diplomates se retiennent de pouffer et s’en vont lui pondre un communiqué dans le dos, estampillé du bilan onusien à quatre chiffres des victimes syriennes. Si le loto était moins compliqué, Adnane les aurait joués depuis longtemps... Sale métier ! Jamais à court de brosse à reluire sur les vestons syriens, notre ami s’en est même allé tricoter à Moscou une analyse à la limite du panégyrique du tyranneau de Damas et de la smala qui se goinfre auprès de lui. Parfaitement à l’aise dans sa récitation, il n’a pas jugé bon de consulter le Premier ministre, encore moins les brimborions du gouvernement. Ce champion des ronds de jambe devant Walid Moallem ose tout, c’est même à ça qu’on le reconnaît ! Déjà qu’aux réunions de la Ligue arabe, il passait son temps à botter en touche à chaque résolution condamnant le régime syrien... Jusqu’au jour où les neuneus de l’organisation panarabe ont refilé la patate chaude à l’ONU. Le taulier du palais Bustros n’avait pas vu le coup venir et avec les peaux de bananes que les délégués du Golfe lui balançaient, il a eu largement de quoi monter une usine de traitement de déchets agroalimentaires. Seule consolation finalement pour ce Talleyrand de la Sleimanie : les fermes de Chebaa et le demi-village de Ghajar occupés par les Israéliens. Deux dossiers éminemment stratégiques dont il a la charge exclusive. Tant de pouvoirs entre les mains d’un seul homme, n’est-ce pas effrayant ?
Dans le genre faux-cul, difficile d’inventer mieux que Adnane Mansour, notre infatigable préposé aux Affaires étrangères. Jusque-là, on se demandait à quoi servait ce ministre étalé comme une crêpe Suzette devant Istiz Nabeuh. Maintenant, on sait : à assurer le service après-vente des puissantes pensées baassistes auprès des rares diplomates qui consentent encore à l’écouter. Il a beau leur expliquer que le tsar Assadovitch écoute de la musique classique en faisant de la broderie sur de la tapisserie de Bayeux, bernique ! À chaque fois, les diplomates se retiennent de pouffer et s’en vont lui pondre un communiqué dans le dos, estampillé du bilan onusien à quatre chiffres des victimes syriennes. Si le loto était moins compliqué, Adnane les aurait joués depuis longtemps... Sale métier ! Jamais à court de...
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