« Créée en 2009, Radisin est totalement indépendante. Nous ne recevons aucune subvention du gouvernement (israélien). Le régime iranien sait que c’est beaucoup plus dangereux pour lui », estime Amir Shaï, patron de Radisin.
« Netanyahu, America... Atomi Irani... Terror... Dictator, Ahmadinejad » : le message de Kami Yitzhakyan est facile à deviner lorsqu’il lit les informations de Radisin, une radio iranienne qui émet 24 heures sur 24 en persan à partir d’Israël.
« Notre objectif, c’est que les Iraniens sachent vraiment ce qui se passe ici en Israël, et aussi chez eux. Le régime de Téhéran leur cache la vérité », explique M. Yitzhakyan à la veille du nouvel an iranien. Né en Iran et immigré en Israël il y a 25 ans, il est l’un des 35 journalistes et présentateurs bénévoles de cette antenne.
Après un bulletin d’informations d’une heure sur l’actualité politique en Israël, à travers le monde mais surtout en Iran, des commentateurs sont invités à décortiquer les évènements. Ensuite, c’est l’heure de « Peivad » (Unité en persan) : un programme entier consacré à l’Iran. Trois heures durant, pages d’histoire, faits politiques, culturels et artistiques se succèdent, entrecoupés de quelques annonces publicitaires. Musique et chansons iraniennes en continu complètent le tout. À 73 ans, Vida Leevim est l’une des « stars » de l’antenne. Auteur d’ouvrages consacrés à la gastronomie iranienne, elle fait recette avec des plats traditionnels « introuvables » sur les médias iraniens. « Le jour viendra où je pourrais visiter la rue où j’ai grandi en Iran », espère-t-elle.
Radisin émet sur Internet. C’est sa force, car la République islamique ne peut pas se couper du satellite américain Galaxy à partir duquel ses émissions sont captées. Impossible de les brouiller. En outre, beaucoup de stations libres les retransmettent. Résultat : une audience en hausse.
De temps à autre, un interlocuteur se risque à appeler « de quelque part en Iran ». Mais la plupart des interventions en direct proviennent surtout des États-Unis, de France, d’Allemagne et évidemment d’Israël.
L’État hébreu compte 300 000 ressortissants d’origine iranienne, dont des personnalités comme l’ex-ministre de la Défense Shaoul Mofaz, l’ex-chef d’état-major Dan Haloutz ou la chanteuse Rita, qui vient d’obtenir un Disque d’or avec un album entièrement en persan.
Les studios de Radisin ne paient pas de mine. Installés dans un petit centre commercial de la périphérie de Tel-Aviv, ils jouxtent une agence immobilière et des laboratoires de dialyse. Un minuscule salon d’accueil et un studio-son attenant, équipé d’une batterie de micros et d’ordinateurs, font l’affaire.
Patron de Radisin, Amir Shaï, âgé de 42 ans, rend volontiers hommage à « l’œuvre immense » accomplie par Ménashé Amir, un vétéran qui anime depuis plusieurs décennies une émission hebdomadaire d’une heure et demie en persan à la radio publique israélienne. « Créée en 2009, Radisin est totalement indépendante. Nous ne recevons aucune subvention du gouvernement (israélien). Le régime iranien sait que c’est beaucoup plus dangereux pour lui », estime Amir Shaï. « J’ai été élevé en Iran, et je connais très bien le peuple iranien, hospitalier et épris de paix (...). Les Iraniens aspirent à la démocratie et à la liberté. Ils croulent sous la dictature et savent que le prix à payer pour le programme nucléaire du régime, c’est le chômage, la pauvreté et la vie chère », ajoute-t-il.
Même point de vue pour Elie Ran, technicien du son, l’œil fixé sur sa console et ses amplificateurs. Cet Iranien de la troisième génération, né en Israël, qui s’exprime parfaitement en persan, assure « vouloir lutter contre les idées reçues, refléter la réalité en Israël et en Iran afin de servir de relais à tous les Iraniens à travers le monde ».
Hier, dans un message spécial diffusé sur le programme en perse de la radio publique israélienne, en prévision du nouvel an, le président Shimon Pérès a « souhaité au peuple iranien une bonne année et (...) qu’il se débarrasse d’un régime dictatorial (qui fabrique) des missiles nucléaires ».
« Notre objectif, c’est que les Iraniens sachent vraiment ce qui se passe ici en Israël, et aussi chez eux. Le régime de Téhéran leur cache la vérité », explique M. Yitzhakyan à la veille du nouvel an iranien. Né en Iran et immigré en Israël il y a 25 ans, il est l’un des 35 journalistes et présentateurs bénévoles de cette antenne.
Après un bulletin d’informations d’une heure sur l’actualité politique en Israël, à travers le monde mais surtout en Iran, des commentateurs sont invités à décortiquer les évènements. Ensuite, c’est l’heure de...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Ce que j'ai aimé entre tout c'est cette phrase, journaliste bénévole, vous y croyez au bénévolat chez ces usurpateurs de terre et de tout ? moi franchement pas. peres nous dit un pays dictatorial qui fabrique des missiles nucléaires, c'est une formule bien connue de lui, surtout qu'il est le père politique des 200 ogives nucléaires israéliennes qu'il ne pourra jamais utiliser, non pas par humanisme, mais par peur d'autre chose. On ne dira pas de quoi , mais on sait.
03 h 49, le 20 mars 2012