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D’enseignante universitaire à femme entrepreneure

Rita Zaarour Zoghbi est l’heureuse lauréate du prix « Femme francophone entrepreneure » dans le cadre d’un concours lancé conjointement par l’AUF et Berytech.

Elle a dix-sept ans, Rita, lorsqu’elle s’engage comme secouriste bénévole auprès de la Croix-Rouge libanaise. Elle rêve déjà de « servir la société ». Deux ans plus tard, son bac en poche, elle hésite entre poursuivre des études en médecine ou intégrer l’école des infirmières de la Croix-Rouge (à l’époque), partenaire de l’Université libanaise. Finalement, c’est infirmière qu’elle deviendra. Cependant, à l’hôpital, malgré tout ce que soigner les gens lui procure, Rita trouve « ce domaine bien triste ». Elle décide alors de se spécialiser comme sage-femme. C’est le début d’une longue passion.
Ambitieuse et avide de connaissance, Rita se forme à la sophrologie en France. « Malheureusement, la préparation à l’accouchement par la sophrologie n’a pas décollé au Liban », confie-t-elle. Rita multiplie alors les apparitions télévisées et médiatiques pour sensibiliser les gens aux bienfaits de la sophrologie, mais aussi pour dorer l’image de la sage-femme au Liban et améliorer ses conditions de travail.

Le rêve d’une vie
Pour partager sa passion, Rita décide d’enseigner à la faculté de santé publique de l’UL, au département des sages-femmes. De son métier d’enseignante, elle dit : « Ce que j’aime le plus, c’est le contact humain, la communication et les échanges avec les étudiantes. » Des jeunes qu’elle veut surtout responsabiliser. Ses efforts paient. Il y a quelques mois, encouragées par elle, ces futures sages-femmes prennent position pour leur profession en publiant des articles dans la presse et sur les réseaux sociaux pour défendre ce métier encore sous-estimé.
Mais que faire lorsque l’on rêve de s’établir à son propre compte et que par hasard l’on tombe sur une annonce : « Vous êtes une femme francophone ? Vous voulez bénéficier d’un support de 10 000 € de l’AUF et de l’accompagnement nécessaire à la création d’entreprise dans l’incubateur de Berytech ? » ? La réponse est évidente : on se lance dans la compétition. C’est ce qu’a fait – sans trop y croire au début – Rita Zaarour Zoghbi. Son projet consiste en un centre parent-enfant. Le rêve d’une vie, sans exagération. « Enfant, j’ai baigné dans l’affection chaleureuse que ma mère portait pour les petits qu’elle gardait à la maison, raconte-t-elle. Il m’était naturel de penser à jumeler ce que j’aime le plus : les enfants et les futures mamans. » Rita met toutes les chances de son côté en présentant un projet complet. Son idée ne manque pas d’audace. Accompagnement des futurs parents, cours de préparation à la parentalité et suivi post-partum de la femme enceinte. Et aussi, une crèche pour l’accueil des enfants jusqu’à l’âge de 2 ans et des conseils pour leur éducation. Une palette complète de services sera assurée : consultations de psychologue, physiothérapeute, diététicienne, psychomotricienne et orthophoniste. Son projet a tout pour séduire. Et quand elle passe devant le jury, Rita saura le défendre. Le centre verra le jour à la rentrée scolaire prochaine, à Kornet Chehwane, son village natal. « Il faut aller au bout de ses rêves, s’enthousiasme-t-elle. Il est toujours possible de faire quelque chose au Liban et rester ainsi dans son pays. Bien sûr qu’il y a des difficultés, mais elles sont surmontables. »

R.A.D.
Elle a dix-sept ans, Rita, lorsqu’elle s’engage comme secouriste bénévole auprès de la Croix-Rouge libanaise. Elle rêve déjà de « servir la société ». Deux ans plus tard, son bac en poche, elle hésite entre poursuivre des études en médecine ou intégrer l’école des infirmières de la Croix-Rouge (à l’époque), partenaire de l’Université libanaise. Finalement, c’est...
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