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Moyen Orient et Monde - Course À La Maison-Blanche

La guerre « fratricide » affaiblit Romney et pèse sur les républicains

Mitt Romney est mathématiquement en tête de la course à l’investiture républicaine pour la présidentielle américaine, mais la guerre « fratricide » qui se joue sur l’aile droite du parti pourrait coûter cher aux républicains, estiment plusieurs observateurs.
Primaire après primaire, Mitt Romney a engrangé le plus grand nombre de délégués. Mais après les deux victoires enregistrées dans le « Vieux Sud » en Alabama et dans le Mississippi par son adversaire ultraconservateur Rick Santorum, il semble toujours incapable de s’imposer à la base républicaine comme le candidat incontournable et la meilleure carte pour battre Barack Obama à l’élection présidentielle du 6 novembre.
L’ascension de M. Santorum pourrait bien avoir terni l’image des républicains pour la présidentielle, estime Rogers Smith, expert politique à l’Université de Pennsylvanie. Sa remontée fulgurante et ses deux dernières victoires vont maintenir les questions de société au cœur de la campagne et pousser le modéré Romney à durcir son discours, ajoute l’observateur David Frum. « La candidature de Santorum oriente les élections sur des sujets religieux, culturels, liés à la sexualité mais pas économiques, estime-t-il, c’est une candidature qui éloigne le parti des zones urbaines et dynamiques et le repositionne dans des régions qui ne le sont pas. »
L’ascension de ce catholique traditionaliste augmente également la pression sur l’ex-président de la Chambre des représentants Newt Gingrich, avec lequel il se partage le vote conservateur. Avec une deuxième place dans l’Alabama et le Mississippi, l’ancien élu de Géorgie jouait son va-tout dans ces deux bastions conservateurs et évangéliques. Mais, fort de 141 délégués, il a annoncé mardi soir qu’il se battrait jusqu’à la convention républicaine d’août. « Il veut mener la vie dure à Romney aussi longtemps qu’il le pourra », estime Steffen Schmidt, observateur politique à l’Université de l’État de l’Iowa. Toutefois, M. Santorum ne serait pas le seul à profiter du retrait de M. Gingrich. M. Romney, lui aussi, pourrait tirer son épingle du jeu d’un électorat moins dispersé et donc plus mobilisé, explique Charles Franklin, cofondateur de l’institut de sondage pollster.com.
La guerre « fratricide » dans les rangs républicains pourrait par ailleurs pousser l’électorat indépendant vers le candidat démocrate, estime Rogers Smith. « Si l’économie va mal, il est possible que le candidat républicain l’emporte. Mais dans le cas contraire, le processus de sélection des républicains aura sans aucun doute bénéficié à Obama », explique-t-il. M. Obama devancerait de 12 points M. Romney et de 18 points M. Santorum, selon un sondage national du Pew Research Center publié mercredi. « Si jamais Santorum est investi, les donateurs et les cadres républicains redoutent la victoire par KO d’Obama », assure David Frum.
(Source : AFP)
Mitt Romney est mathématiquement en tête de la course à l’investiture républicaine pour la présidentielle américaine, mais la guerre « fratricide » qui se joue sur l’aile droite du parti pourrait coûter cher aux républicains, estiment plusieurs observateurs.Primaire après primaire, Mitt Romney a engrangé le plus grand nombre de délégués. Mais après les deux victoires enregistrées dans le « Vieux Sud » en Alabama et dans le Mississippi par son adversaire ultraconservateur Rick Santorum, il semble toujours incapable de s’imposer à la base républicaine comme le candidat incontournable et la meilleure carte pour battre Barack Obama à l’élection présidentielle du 6 novembre.L’ascension de M. Santorum pourrait bien avoir terni l’image des républicains pour la présidentielle, estime Rogers Smith, expert...
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