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Économie - Liban - Carburants

Grève du secteur pétrolier : « Nous recommencerons ! » affirment les syndicats libanais

Le secteur pétrolier a observé hier une journée de grève dans toutes les régions libanaises, à quelques exceptions près. Excédés par l’inertie du gouvernement face à la flambée des prix des carburants, les représentants du secteur menacent de recourir à d’autres grèves si l’État ne leur vient pas en aide.

La quasi-totalité des stations-service ont respecté l’appel à la grève lancé depuis plusieurs semaines par les syndicats du secteur pétrolier.

Le secteur pétrolier libanais a observé hier une grève à l’appel du syndicat des propriétaires de stations d’essence, du syndicat des camions-citernes et de l’association des importateurs de pétrole, pour protester contre l’échec du gouvernement à plafonner le prix de l’essence, menant à une baisse significative de leurs bénéfices. Rappelons en effet que pour la 12e semaine consécutive, les prix de l’essence ont grimpé pour totaliser 37 400 livres pour les 20 litres de 98 octanes et 36 700 livres pour les 20 litres de 95 octanes.


Le syndicat des distributeurs de gaz au Liban avait également publié un communiqué mercredi pour annoncer son soutien à la grève et l’arrêt de travail du personnel concerné durant la journée de jeudi.


Répondant à cet appel à la grève, des dizaines de camions-citernes se sont rassemblés hier sur l’autoroute Émile Lahoud, entre Hazmieh et le secteur de la Quarantaine, ce qui a provoqué un énorme embouteillage. La manifestation s’est achevée vers 11h30 devant le ministère de l’Énergie et des Ressources hydrauliques.


Dans un entretien accordé hier matin à la Voix du Liban (100.5 FM), le président du syndicat des propriétaires de stations d’essence, Sami Brax, a accusé le ministre de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, Gebran Bassil, « d’être le seul responsable de cette situation ». Il a également affirmé que le mouvement risque de s’accentuer « si la crise n’est pas réglée ».


Le ministre Bassil a, de son côté, affirmé lors d’une conférence de presse que les demandes des grévistes du secteur pétrolier sont « irrationnelles » et « inacceptables ». Il a par ailleurs réaffirmé son refus d’augmenter le pourcentage que les propriétaires des stations-service récupèrent sur le prix de l’essence vendu, a rapporté le journal an-Nahar. Les propriétaires des stations-service affirment qu’ils collectaient 10 % du prix de chaque 20 litres d’essence vendus. « Mais quand les prix ont augmenté d’une façon vertigineuse ces derniers mois, notre part a baissé à 4 %. Nous voulons que le gouvernement la ramène à 7,5 % », avait expliqué mercredi M. Brax au cours d’une conférence de presse.


Le secteur pétrolier dénonce depuis des semaines « l’échec du gouvernement à plafonner les prix de l’essence depuis 2002, tenant compte de l’augmentation du prix du pétrole de fabrication et du réajustement des salaires en 2008 et en 2012 ».

Le secteur pétrolier libanais a observé hier une grève à l’appel du syndicat des propriétaires de stations d’essence, du syndicat des camions-citernes et de l’association des importateurs de pétrole, pour protester contre l’échec du gouvernement à plafonner le prix de l’essence, menant à une baisse significative de leurs bénéfices. Rappelons en effet que pour la 12e semaine consécutive, les prix de l’essence ont grimpé pour totaliser 37 400 livres pour les 20 litres de 98 octanes et 36 700 livres pour les 20 litres de 95 octanes.
Le syndicat des distributeurs de gaz au Liban avait également publié un communiqué mercredi pour annoncer son soutien à la grève et l’arrêt de travail du personnel concerné durant la journée de jeudi.
Répondant à cet appel à la grève, des dizaines de camions-citernes se...
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