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Moyen Orient et Monde - Proche-Orient

Le Hamas louvoie entre rhétorique militante et sens des responsabilités

Le calme se consolidait hier dans le sud d’Israël et la bande de Gaza.

Le Hamas a tout fait pour arrêter la dernière épreuve de force avec Israël, au risque de brouiller son image de « mouvement de résistance », afin de préserver ses acquis et ses efforts pour briser son isolement international.

 

De loin la principale puissance militaire de Gaza, le Hamas n’a pas engagé ses forces dans la confrontation de quatre jours qui s’est soldée par la mort de 25 Palestiniens, dont 14 combattants du Jihad islamique, et le tir de plus de 250 projectiles vers Israël, revendiqués en quasi-totalité par le Jihad islamique et un autre groupe radical, les Comités de résistance populaire.


« Le Hamas s’est trouvé confronté à un choix très embarrassant : soit se jeter dans une bataille qui conduirait à une escalade majeure, menaçant ses hommes, ses institutions et son pouvoir, soit rester neutre, laissant le Jihad islamique seul dans la bataille, comme cela s’est produit », souligne un analyste de Gaza, Akram Attallah.

 

« Le premier choix aurait coûté très cher au Hamas, qui aurait pu y perdre le pouvoir à Gaza. Il a fait l’expérience de l’agression il y a trois ans et ne veut pas la rééditer », estime-t-il, en référence à la dévastatrice opération israélienne « Plomb durci » contre Gaza en décembre 2008-janvier 2009.


Une source proche du Hamas a affirmé, sous le couvert de l’anonymat, que « la population de Gaza ne voulait pas la guerre. Le Hamas le sait et ne la veut pas non plus. Tous les mouvements peuvent dire ce qu’ils veulent, mais le seul qui puisse vraiment faire la guerre à Israël est le Hamas ». « Le Jihad islamique pense que grâce à l’escalade (militaire), il s’attirera un grand nombre de partisans et deviendra le roi de la résistance à Gaza, mais c’est une tactique, pas une stratégie. Le Hamas sait qu’il a choisi la bonne voie », a ajouté cette source. Par son attitude, « le mouvement islamiste a envoyé un message à la communauté internationale et à Israël, explique encore la source. Ce message est que ce n’est pas lui l’agresseur et qu’il ne cherche pas la guerre, mais un véritable cessez-le-feu ».


Entre-temps hier, le calme se consolidait dans le sud d’Israël et la bande de Gaza. Les tirs de roquettes ont complètement cessé, a indiqué une porte-parole de la police. En outre, un enfant de Gaza a succombé à ses blessures, subies lors des funérailles d’un des 25 Palestiniens tués lors de la confrontation entre Israël et les groupes armés palestiniens. Baraka al-Moughrabi, 7 ans, avait été touché à la tête par une balle tirée en l’air lors des funérailles.

Le Hamas a tout fait pour arrêter la dernière épreuve de force avec Israël, au risque de brouiller son image de « mouvement de résistance », afin de préserver ses acquis et ses efforts pour briser son isolement international.
 
De loin la principale puissance militaire de Gaza, le Hamas n’a pas engagé ses forces dans la confrontation de quatre jours qui s’est soldée par la mort de 25 Palestiniens, dont 14 combattants du Jihad islamique, et le tir de plus de 250 projectiles vers Israël, revendiqués en quasi-totalité par le Jihad islamique et un autre groupe radical, les Comités de résistance populaire.
« Le Hamas s’est trouvé confronté à un choix très embarrassant : soit se jeter dans une bataille qui conduirait à une escalade majeure, menaçant ses hommes, ses institutions et son pouvoir, soit rester...
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