Lundi, le directeur de l’agence, Yukiya Amano, avait alimenté les conjectures selon lesquelles les autorités iraniennes seraient en train d’effacer les traces de ces éventuels tests. Hier, il a affirmé que Téhéran n’a toujours pas officiellement contacté l’AIEA au sujet de la visite des inspecteurs à Parchin. Mais à Paris, l’ambassadeur d’Iran a déclaré que Téhéran est prêt à autoriser l’AIEA à inspecter ce site. « La décision est déjà prise pour donner l’accès à Parchin ainsi qu’à d’autres lieux », a dit Ali Ahani, tout en précisant qu’il fallait encore parvenir à un accord sur les « modalités » de ces inspections.
Mardi, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton avait accepté, au nom du groupe des 5+1, la proposition de Téhéran de reprendre les discussions, sans donner une date ou préciser un lieu. Les pourparlers sont gelés depuis plus d’un an. Mercredi, l’Iran a mis en garde contre un échec de ces possibles nouveaux pourparlers si les grandes puissances exerçaient des pressions. Son ambassadeur auprès de l’AIEA, Ali Asghar Soltanieh, a repris cette rhétorique hier à Vienne en demandant aux occidentaux de « modifier leur attitude » associant sanctions et négociations, et d’engager des discussions avec l’Iran « sur un pied d’égalité et dans un respect mutuel ». Washington a cependant rejeté ces mises en garde. « Nous ne céderons pas sur les sanctions et les autres mesures pour isoler et faire pression sur l’Iran », a assuré la Maison-Blanche, en indiquant attendre d’abord de l’Iran « des actes » et des « garanties vérifiables » prouvant « qu’il ne cherche pas à se doter de l’arme nucléaire ». Toutefois, Washington a indiqué que l’accès au site militaire de Parchin n’était pas une condition préalable à la reprise des pourparlers. « Ce n’est pas une exigence qui doit être remplie avant que les discussions commencent, même si cela aurait déjà dû se produire », a déclaré la porte-parole du département d’État, Victoria Nuland.
Téhéran ne croit pas à des frappes
De son côté, Israël a menacé d’intervenir militairement contre les sites nucléaires iraniens. Le Premier ministre Benjamin. Netanyahu a réaffirmé qu’Israël ne pouvait accepter que l’Iran se dote de l’arme nucléaire. « Nous avons le droit, mais aussi le devoir, de nous défendre », a-t-il dit. Selon le quotidien israélien Maariv, M. Obama a proposé à M. Netanyahu des bombes antibunker sophistiquées et des avions de ravitaillement à longue portée s’il s’engageait à ne pas lancer de frappe contre l’Iran cette année. Un responsable israélien a confirmé cette information, que la Maison-Blanche a toutefois démentie. « Aucun accord de ce genre n’a été conclu ni même proposé », a déclaré le porte-parole du président américain, Jay Carney, n’excluant pas en outre que de telles conversations aient pu avoir lieu à un autre niveau entre responsables américains et israéliens. « Il existe bien évidemment une coopération à très haut niveau entre l’armée israélienne et l’armée américaine, de même qu’entre agences gouvernementales » des deux pays, a précisé M. Carney.
Commentant les menaces israéliennes, l’ambassadeur Ahani a déclaré pour sa part ne « pas du tout » croire qu’Israël bombardera les installations nucléaires iraniennes. « Bien sûr, nous sommes préparés à tout scénario pour nous défendre, mais on ne pense pas que le régime sioniste ira dans cette direction parce qu’il y aurait des conséquences pires et imprévisibles non seulement pour ce régime mais pour la région et le monde », a-t-il dit. Et à Téhéran, le guide suprême Ali Khamenei a salué l’appel de M. Obama à éviter l’option militaire. Les déclarations appelant à éviter toute frappe contre l’Iran « sont de bonnes déclarations qui montrent que les Américains sortent d’une illusion », a-t-il déclaré. Le n° 1 iranien a toutefois immédiatement nuancé cette rare appréciation positive à l’égard du président américain, en regrettant que M. Obama ait réaffirmé sa volonté de renforcer les sanctions contre le programme nucléaire de Téhéran.
(Source : agences)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Quand on joue au loto, on connait sa mise de depart et on se prepare a la perdre dans l'espoir que cela nous rapporte gros. Dans le cas d'israel la mise de depart pourrait etre insuffisante et les pertes au dela de ce que ce regime raciste usurpateur et xenophobe peut supporter. Tel est le message des autorites iraniennes bien comprises par les yanky et europeens qui cherchent a faire comprendre a leur bebe delinquant.
07 h 17, le 09 mars 2012