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À La Une - Encadré

Quand Guéant repassait le pantalon de Takieddine

Le ministre français de l'Intérieur, Claude Guéant a récemment expliqué ne pas avoir vu Ziad Takieddine "depuis au moins trois ans". Il a également minoré le rôle de Takieddine dans la libération des infirmières bulgares et critiqué un homme "qui a fait des choses que la loi et la morale réprouvent". Photo AFP

Claude Guéant "je l'ai accompagné partout. On travaillait en connivence et en amitié", déclare Ziad Takieddine qui, à l'occasion de la sortie de "L'ami encombrant", dit combien il a été "blessé" par les commentaires récents du ministre de l'Intérieur à son propos.

 

Sa rencontre avec le bras droit de Nicolas Sarkozy date selon lui de 2003. Ziad Takieddine indique avoir pris l'initiative de contacter le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy à l'Intérieur pour un projet de contrat (Miksa) avec l'Arabie saoudite, qui ne verra finalement pas le jour.

 

"Je rencontre un personnage super sympathique, aimable, amical", écrit M. Takieddine dans "L'ami encombrant". Les deux hommes se reverront souvent, soutient Takieddine : "De 2003 à 2010, nous ne nous sommes jamais perdus de vue, que ce soit pour le contrat Miksa, la prise de contact avec Kadhafi ou les grandes manoeuvres en Syrie et au Liban."

"A chaque fois, il y avait un sujet urgent, je l'ai accompagné partout", détaille-t-il pour l'AFP. Ziad Takieddine explique qu'ils travaillaient alors "en connivence et en amitié". Il raconte ce jour où, juste avant un rendez-vous important, Claude Guéant repasse, dans les toilettes d'un hôtel saoudien, le pantalon froissé de Takieddine parce que ce dernier "n'a jamais utilisé cet ustensile de sa vie".

 

Devenu secrétaire général de l'Elysée en 2007, Claude Guéant continue de le voir, affirme Takieddine. "Il me suffisait de me rendre à 7H45 au café au coin de la place Beauvau où il se rendait tous les jours", juste avant la réunion de 8H20 à l'Elysée.

 

Mais dès 2007, par l'intermédiaire de Bernard Squarcini, l'homme d'affaires Alexandre Djourhi, commence à s'imposer, regrette-t-il. Les relations avec M. Guéant s'espacent. "Je ne l'ai pas vu depuis 2009. Je l'ai eu au téléphone", précise M. Takieddine à l'AFP.

 

"On monte des opérations passionnantes pendant des années pour s'ignorer superbement ensuite, à cause, soi-disant de la raison d'Etat (...) je ne m'y ferai pas", confie l'homme d'affaire franco-libanais dans son livre.

 

Il se sent aujourd'hui "blessé, totalement giflé" par les critiques et la distance affichées par le ministre de l'Intérieur.

 

M. Guéant a récemment expliqué ne pas l'avoir vu "depuis au moins trois ans". Il a également minoré le rôle de Takieddine dans la libération des infirmières bulgares et critiqué un homme "qui a fait des choses que la loi et la morale réprouvent".

 

Claude Guéant "je l'ai accompagné partout. On travaillait en connivence et en amitié", déclare Ziad Takieddine qui, à l'occasion de la sortie de "L'ami encombrant", dit combien il a été "blessé" par les commentaires récents du ministre de l'Intérieur à son propos.
 
Sa rencontre avec le bras droit de Nicolas Sarkozy date selon lui de 2003. Ziad Takieddine indique avoir pris l'initiative de contacter le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy à l'Intérieur pour un projet de contrat (Miksa) avec l'Arabie saoudite, qui ne verra finalement pas le jour.
 
"Je rencontre un personnage super sympathique, aimable, amical", écrit M. Takieddine dans "L'ami encombrant". Les deux hommes se reverront souvent, soutient Takieddine : "De 2003 à 2010, nous ne nous sommes jamais perdus de vue, que ce soit pour le contrat Miksa, la prise de...
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