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Moyen Orient et Monde - Nucléaire

Obama écarte l’option militaire « dans l’immédiat » contre l’Iran

Le Premier ministre israélien hier devant le Congrès américain.  Paul J. Richards/AFP

Barack Obama a réaffirmé hier qu’il n’accepterait pas que l’Iran se dote de la bombe atomique, tout en mettant en garde contre des frappes militaires.
« L’Iran est en train de ressentir profondément l’effet des sanctions », a déclaré M. Obama, ajoutant que les discussions avec Téhéran sur son programme nucléaire allaient « vite » montrer si le pays comptait sérieusement négocier. Il a en outre estimé qu’une issue pacifique était dans l’intérêt de tous, y compris d’Israël. « Dire que nous devrions faire un choix dans une semaine ou deux, ou dans un mois ou deux n’a aucun fondement », a-t-il en outre fait valoir, avant de critiquer ses adversaires républicains, à huit mois tout juste de la présidentielle du 6 novembre. « Quand je vois la légèreté avec laquelle certains parlent de guerre (...) j’en vois qui fanfaronnent et parlent beaucoup mais quand on leur demande vraiment ce qu’ils feraient, ils reprennent à leur compte les décisions que nous avons prises au cours des trois dernières années », a martelé le président américain.
Signalons que Mitt Romney et Rick Santorum ont jugé M. Obama trop tiède face à Téhéran, les deux candidats à l’investiture républicaine promettant l’usage de la force contre les installations nucléaires iraniennes.
Le Premier ministre britannique David Cameron a pour sa part estimé qu’une action militaire d’Israël « ne serait pas la bonne démarche », plaidant pour la poursuite d’une approche diplomatique.

Ashton et Parchin
Parallèlement, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a proposé dans une lettre adressée au négociateur iranien Saïd Jalili, au nom du groupe des 5+1, de reprendre les discussions sur son programme nucléaire. Dans sa lettre, Mme Ashton souhaite notamment que Téhéran s’engage dans un « dialogue constructif », rappelant « la disponibilité des Six à envisager une phase de rétablissement de la confiance, conduisant à un règlement complet qui passe par la mise en œuvre intégrale par l’Iran de ses obligations au titre des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et du Conseil des gouverneurs de l’AIEA ». Quant au Quai d’Orsay, il a appelé l’Iran à « saisir cette opportunité qui lui est offerte de sortir de la situation d’isolement international dans lequel son programme nucléaire à finalité militaire l’a conduit ».
La date et le lieu de la reprise des négociations doivent encore être toutefois établis. Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, avait estimé la semaine dernière qu’elles pourraient reprendre au plus tard en avril, indiquant que son pays était prêt à accueillir ce nouveau round de négociations.
L’Iran a par ailleurs annoncé qu’il était prêt, sous conditions, à ouvrir aux inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique le site militaire de Parchin, soupçonné de posséder un conteneur susceptible de servir à tester des modèles d’explosion applicables à des armes atomiques.

« Menace d’un anéantissement »
La proposition de Mme Ashton intervient au moment où le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu achève une visite aux États-Unis centrée sur le danger posé selon lui par le programme nucléaire de l’Iran, avertissant que son pays ne vivrait pas dans « la menace d’un anéantissement ». Hier matin, le Premier ministre israélien a rencontré pendant une heure la secrétaire d’État Hillary Clinton, au lendemain d’un discours musclé devant l’American Israel Public Affairs Commitee (Aipac), principal lobby pro-Israël aux États-Unis. « Malheureusement, le programme nucléaire iranien a continué à se développer. Israël a attendu que la diplomatie fonctionne, nous avons attendu que les sanctions fonctionnent. Aucun d’entre nous ne peut se permettre d’attendre beaucoup plus longtemps », a lancé M. Netanyahu devant 13 000 personnes.
Toujours devant l’Aipac, le chef du Pentagone Leon Panetta a réaffirmé de son côté l’engagement américain à fournir « tout le soutien nécessaire à Israël pour qu’il maintienne sa supériorité militaire », en évoquant les programmes de défense antimissile et l’avion de chasse furtif F-35, des armements « limités seulement à nos plus proches alliés et partenaires ». Le président de la Chambre des représentants, John Boehner, a assuré que « le Congrès des États-Unis se tiendra toujours aux côtés d’Israël et ne permettra jamais qu’Israël se retrouve isolé ».
Signalons qu’avant de s’envoler pour Israël, M. Netanyahu a rencontré les principaux responsables du Congrès. « Nous avons eu une très bonne visite à Washington, d’abord avec notre discussion avec le président dans le bureau Ovale et maintenant avec cette remarquable démonstration de solidarité du Congrès des États-Unis », a lancé M. Netanyahu, estimant : « Je rentre en Israël avec le sentiment que nous avons de vrais amis à Washington. »

Soltani
Sur un autre plan, l’avocat et défenseur des droits de l’homme iranien Abdolfattah Soltani a été condamné récemment à 18 ans de prison et 20 ans d’interdiction d’exercer par le tribunal révolutionnaire de Téhéran, ont indiqué plusieurs sites d’opposition citant sa famille. Amnesty International, confirmant l’information, a demandé dans un communiqué la libération de ce prisonnier d’opinion qu’elle soutient depuis son arrestation en septembre 2011. La France « condamne », quant à elle, cette peine ainsi que l’arrestation de la photographe et réalisatrice iranienne Tahmineh Monzavi.
(Source : agences)
Barack Obama a réaffirmé hier qu’il n’accepterait pas que l’Iran se dote de la bombe atomique, tout en mettant en garde contre des frappes militaires.« L’Iran est en train de ressentir profondément l’effet des sanctions », a déclaré M. Obama, ajoutant que les discussions avec Téhéran sur son programme nucléaire allaient « vite » montrer si le pays comptait sérieusement négocier. Il a en outre estimé qu’une issue pacifique était dans l’intérêt de tous, y compris d’Israël. « Dire que nous devrions faire un choix dans une semaine ou deux, ou dans un mois ou deux n’a aucun fondement », a-t-il en outre fait valoir, avant de critiquer ses adversaires républicains, à huit mois tout juste de la présidentielle du 6 novembre. « Quand je vois la légèreté avec laquelle certains parlent de guerre...
commentaires (1)

israel est inquiet d'une politique d'aneantissement, la Palestine a ETE aneantie , toute la difference est dans le temps utilise, les uns le futur hypothetique, les autres dans le passe revolu, mais la resistance compte les heures du jour ou la justice se fera pour les veritables martyres de la region. Non way out.

Jaber Kamel

10 h 37, le 07 mars 2012

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Commentaires (1)

  • israel est inquiet d'une politique d'aneantissement, la Palestine a ETE aneantie , toute la difference est dans le temps utilise, les uns le futur hypothetique, les autres dans le passe revolu, mais la resistance compte les heures du jour ou la justice se fera pour les veritables martyres de la region. Non way out.

    Jaber Kamel

    10 h 37, le 07 mars 2012

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