À Chattanooga, où l’ancien candidat Herman Cain est venu soutenir Newt Gingrich, les armes et les stands politiques semblaient faire bon ménage. Brendan Smialowski/AFP
M. Gingrich, ancien président de la Chambre de représentants et élu de Géorgie de 1979 à 1999, est donné grand vainqueur dans cet État mais ne figure qu’en troisième position dans le Tennessee (14,7 %), derrière le chrétien ultraconservateur Rick Santorum (37,3 %) et l’ancien gouverneur modéré du Massachusetts Mitt Romney (23 %), selon une compilation des derniers sondages réalisée par le site RealClearPolitics.
« Je suis venu ici car je suis un ardent défenseur du deuxième amendement » de la Constitution américaine qui donne le droit à porter des armes, indique Herman Cain, un ancien candidat qui s’est retiré de la course début décembre après avoir été accusé de harcèlement sexuel par plusieurs femmes. Et d’ajouter : « Je suis là aussi pour apporter mon soutien à Newt Gringrich. » Pendant ce temps, dans les allées de la foire, les visiteurs discutent du « supermardi » au cours duquel 10 États vont choisir 400 délégués pour la convention républicaine qui désignera le candidat devant affronter en novembre le démocrate Barack Obama. Et les avis sont partagés. Marcy Williams, retraitée, penche par exemple pour l’isolationniste Ron Paul, « mais on sait qu’il ne peut pas gagner », dit-elle. « Mitt Romney est le seul qui peut virer Barack Obama de la présidence », assure pour sa part Mark, 78 ans, un ancien combattant de la guerre de Corée qui veut rester anonyme, tout en montrant fièrement un pistolet argenté incrusté d’or, une « pièce de collection », selon lui. Chris Willis, la quarantaine, tient de son côté la main de son fils Jackson, 8 ans. « Je suis un outsider », sourit-il. « J’ai trois armes à la maison, je crois en ce droit de porter des armes et j’aime Obama, je ne vois là aucune contradiction », dit-il avant d’ajouter : « Et je ne crois pas que la religion doit décider d’un candidat. » Pour David Chadwick, 32 ans, se retrouver dans cette foire a deux objectifs : exposer une paire de pistolets et montrer son soutien à « Gingrich, le seul qui, avec ses idéaux chrétiens, est capable de restaurer la morale dans le pays ». « Dieu nous a depuis toujours donné le droit de défendre nos familles et de châtier les criminels », renchérit-il.
Mais si les avis sont divisés en matière de politique, tous se retrouvent sur un point : le droit de porter des armes. Elles « sauvent des vies et il n’y a pas de contradiction avec quelque religion que ce soit », insiste Bruce Greenfield, de confession juive.
(Source : AFP)


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on doit être un peu américains,non?ils sont vraiment déjantés de ce point de vue!
09 h 10, le 06 mars 2012