"Je veux dire aux chrétiens d'Orient (...) que la France ne les abandonnera pas", a déclaré Juppé. Mohamed FLISS/
L'intérêt des chrétiens d'Orient est de participer aux évolutions dans leurs pays, notamment en Syrie, a souligné le chef de la diplomatie française Alain Juppé dans un texte à paraître mardi dans le journal catholique La Croix.
Alors que les minorités chrétiennes des pays arabes s'inquiètent de "la montée des tensions liées au confessionnalisme", le ministre assure que la France "est et restera toujours à leurs côtés". "La meilleure protection pour les chrétiens d'Orient et la véritable garantie de la pérennité de leur présence résident aujourd'hui dans l'instauration de la démocratie et de l'Etat de droit dans les pays arabes", écrit-il. "Nous recommandons aux chrétiens du Proche-Orient de ne pas se prêter aux manœuvres d'instrumentalisation mises en œuvre par des régimes autoritaires coupés de leur propre peuple", ajoute-t-il. "En Syrie comme ailleurs, l'intérêt des chrétiens d'Orient est d'embrasser des évolutions qui sont à la fois inéluctables et positives. C'est en s'engageant de manière décidée dans la construction d'une région nouvelle qu'ils protégeront leur avenir", souligne le ministre français.
Les chrétiens de Syrie, qui représentent 7,5% de la population, ont bénéficié de relations privilégiées avec les alaouites au pouvoir. Beaucoup craignent que la chute du régime du président Bachar el-Assad ouvre la voie à un scénario à l'irakienne.
"Je veux dire aux chrétiens d'Orient (...) que la France ne les abandonnera pas. Notre confiance dans les révolutions de 2011 s'accompagne d'une vigilance absolue sur le respect des droits de l'homme, en particulier ceux des minorités", affirme Alain Juppé. Il assure avoir "beaucoup insisté sur cette question" lors de ses contacts avec le Conseil national syrien (CNS) représentant l'opposition.
Evoquant également la situation en Egypte, où les coptes "ont souffert de violences, d'exactions, de discriminations ces dernières années", le ministre relève que "le Parlement nouvellement élu a fait part de son engagement à garantir leurs droits". "Nous comptons sur son action décisive", écrit-il.
Alors que les minorités chrétiennes des pays arabes s'inquiètent de "la montée des tensions liées au confessionnalisme", le ministre assure que la France "est et restera toujours à leurs côtés". "La meilleure protection pour les chrétiens d'Orient et la véritable garantie de la pérennité de leur présence résident aujourd'hui dans l'instauration de la démocratie et de l'Etat de droit dans les pays arabes", écrit-il. "Nous recommandons aux chrétiens du Proche-Orient de ne pas se prêter aux manœuvres d'instrumentalisation mises en œuvre par des régimes autoritaires coupés de leur...

