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Moyen Orient et Monde - Grande-Bretagne

Rupert Murdoch au chevet du « Sun » rattrapé par les scandales

Le magnat américain Rupert Murdoch a multiplié hier à Londres les signes de soutien au Sun en crise, sept mois après avoir sacrifié le dominical News of the World (NotW).
En juillet, Rupert Murdoch avait débarqué des États-Unis pour fermer, toutes affaires cessantes, le NotW, institution de 168 ans accusée d’avoir écouté quelque 800 personnes dans sa chasse au scoop. La rédaction du Sun redoutait donc sa nouvelle visite hier. Pour les rassurer, le magnat de la presse a annoncé le lancement « très prochain » du Sun on Sunday. Cette édition du 7e jour du Sun permettra de récupérer les 2,7 millions de lecteurs du NotW dans la nature et la manne des annonceurs. Évoquant la présomption d’innocence, il a accepté la réintégration des journalistes mis à pied, après leur interpellation au titre de la législation anticorruption, pour versement de pots-de-vin notamment à des policiers.
Dans ce contexte, le Sun s’était dit lundi dans un éditorial la cible d’une « chasse aux sorcières ». Aucun des dix journalistes arrêtés depuis novembre n’a été inculpé à ce jour, mais les cinq dernières interpellations le 11 février ont frappé les esprits. Les policiers avaient alors éventré des parquets, fouillé des effets personnels au domicile des suspects. Le plus inquiétant aux yeux de la rédaction est que les enquêteurs ont agi sur la foi de renseignements fournis par le Management and Standard Committee (MSC). Cet organisme indépendant a été créé par News International, division britannique de l’empire Murdoch (News Corp), pour faire la lumière sur les accusations de dérives éditoriales. Il est composé d’avocats, informaticiens et policiers chargés d’éplucher des centaines de millions de mails et d’innombrables enregistrements téléphoniques.
L’affaire intervient sur fond de grand déballage sur les pratiques de certains médias : écoutes téléphoniques, recours à des détectives privés, usurpation d’identité, pots-de-vin... La liste des méfaits est exposée depuis des mois par un défilé de « victimes », célébrités ou simples citoyens, devant une commission indépendante chargée d’enquêter sur la déontologie des médias.
Le soutien indéfectible au Sun pourrait cependant ne pas durer au nom de la « realpolitik », a indiqué Steven Barnett, professeur à l’université de Westminster. M. Murdoch a, selon lui, de quoi être schizophrène. « Il a bâti son empire sur des journaux, c’est ça qu’il aime. Mais ce sont des journaux comme le NotW et le Sun qui mettent son empire en péril, menacent de contaminer ses activités lucratives aux États-Unis. Le Sun, c’est un moucheron (...) qui représente 1 % de News Corp. »
(Source : AFP)
Le magnat américain Rupert Murdoch a multiplié hier à Londres les signes de soutien au Sun en crise, sept mois après avoir sacrifié le dominical News of the World (NotW).En juillet, Rupert Murdoch avait débarqué des États-Unis pour fermer, toutes affaires cessantes, le NotW, institution de 168 ans accusée d’avoir écouté quelque 800 personnes dans sa chasse au scoop. La rédaction du Sun redoutait donc sa nouvelle visite hier. Pour les rassurer, le magnat de la presse a annoncé le lancement « très prochain » du Sun on Sunday. Cette édition du 7e jour du Sun permettra de récupérer les 2,7 millions de lecteurs du NotW dans la nature et la manne des annonceurs. Évoquant la présomption d’innocence, il a accepté la réintégration des journalistes mis à pied, après leur interpellation au titre de la législation...
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