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Moyen Orient et Monde - Nucléaire

L’Iran promet de « nouvelles initiatives » à l’Occident

Téhéran se dit prêt à reprendre « le plus rapidement possible » les discussions sur son programme controversé.
Comme d’habitude, l’Iran alterne entre le chaud et le froid.
Téhéran s’est ainsi dit prêt hier à rouvrir prochainement des pourparlers avec les grandes puissances. La République islamique a adressé une lettre en ce sens à la chef de la diplomatie de l’Union européenne, Catherine Ashton, interlocutrice de l’Iran au nom des grandes puissances impliquées dans le processus de négociation. Le courrier, signé du négociateur en chef sur le dossier, Saïd Jalili, évoque de « nouvelles initiatives » sans autres détails. La « question nucléaire iranienne » est mentionnée, mais le diplomate ne dit pas explicitement que Téhéran est prêt à négocier sur le sujet. « Je propose de reprendre le plus rapidement possible nos discussions en vue de réaliser des progrès fondamentaux vers une coopération durable », conclut M. Jalili, répondant ainsi à une lettre envoyée en octobre par Mme Ashton au régime iranien et proposant une reprise des négociations. Selon des responsables occidentaux, les grandes puissances se concertent déjà pour définir une réponse à la lettre de M. Jalili.
Les pourparlers entre l’Iran et le groupe 5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU – États-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni, France – et l’Allemagne) sont au point mort depuis une conférence à Istanbul en janvier 2011. À Vienne, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a observé que la position iranienne restait « ambiguë » mais qu’elle constituait « le début d’une ouverture ». Il a en outre estimé que la visite des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) en Iran, les 20 et 21 février, permettrait de jauger la détermination de Téhéran à se saisir de la question. Un responsable du gouvernement britannique a, quant à lui, noté avec satisfaction que l’Iran ne posait plus de conditions préalables à un dialogue.
Les tensions sur le dossier iranien ont été ravivées en novembre par un rapport de l’AIEA concluant que l’Iran avait travaillé à la conception d’une arme nucléaire. Ces conclusions ont incité les Occidentaux à renforcer les sanctions contre la République islamique, en visant directement les exportations pétrolières et le système financier iraniens. Hier, les États-Unis ont également infligé des sanctions au ministère iranien du Renseignement et de la Sécurité, qu’ils accusent de promotion du terrorisme, d’atteintes aux droits de l’homme et de soutien à la répression du soulèvement syrien. Le département du Trésor a donné l’ordre d’interdire la délivrance de visa aux membres du personnel du ministère, dont les avoirs aux États-Unis sont gelés, tout comme ses transactions financières.
D’autre part, Israël n’a à ce stade « pas décidé » de mener d’intervention militaire contre l’Iran afin de paralyser son programme nucléaire controversé, a déclaré hier le directeur du renseignement militaire américain, le général Ronald Burgess, s’adressant aux sénateurs de la commission de la Défense. Les dirigeants iraniens poursuivent le programme nucléaire, mais n’ont pas pris la décision de se doter ou non de l’arme nucléaire, a de son côté réaffirmé le grand patron du renseignement américain, James Clapper. « Nous pensons que la décision serait prise par le guide suprême (Ali Khamenei) lui-même sur la base d’une analyse coût-bénéfice », a-t-il confié.

(Source : agences)
Comme d’habitude, l’Iran alterne entre le chaud et le froid.Téhéran s’est ainsi dit prêt hier à rouvrir prochainement des pourparlers avec les grandes puissances. La République islamique a adressé une lettre en ce sens à la chef de la diplomatie de l’Union européenne, Catherine Ashton, interlocutrice de l’Iran au nom des grandes puissances impliquées dans le processus de négociation. Le courrier, signé du négociateur en chef sur le dossier, Saïd Jalili, évoque de « nouvelles initiatives » sans autres détails. La « question nucléaire iranienne » est mentionnée, mais le diplomate ne dit pas explicitement que Téhéran est prêt à négocier sur le sujet. « Je propose de reprendre le plus rapidement possible nos discussions en vue de réaliser des progrès fondamentaux vers une coopération durable »,...
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