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À La Une - Energie

A Nicosie, Netanyahu discute des réserves de gaz en Méditerranée

Le Premier ministre israélien évoque la possibilité de construire un gazoduc vers l'Europe via Chypre; Berri évoque les frontières maritimes libanaises avec un responsable US.

Le président chypriote, Demetris Christofias, accueillant Benjamin Netanyahu à Nicosie, aujourd'hui.  Andreas Lazarou/AFP

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a discuté jeudi avec le président chypriote Demetris Christofias à l'occasion de sa première visite à Chypre, de la coopération notamment énergétique entre les deux pays, voisins mais longtemps en froid.

 

"Nous voulons explorer la coopération énergétique", a déclaré devant la presse M. Netanyahu qui s'est dit "très heureux" de pouvoir effectuer cette "visite, qui a trop tardé". "Nous sommes prêts à parler du développement de nos relations, nous avons des intérêts communs dans tous les domaines, la santé, l'éducation, le tourisme, la culture et l'économie", a affirmé le président Christofias.

 

Israël et Chypre ont découvert d'énormes réserves de gaz sous la mer Méditerranée qui les sépare et envisagent de mettre sur pied ensemble des infrastructures permettant d'alimenter les marchés asiatiques et européens. Le rapprochement de Chypre et Israël s'est concrétisé par la ratification en décembre 2010 d'un traité délimitant leurs zones économiques exclusives respectives, évitant ainsi les conflits d'intérêt dans l'exploitation des ressources contiguës.

 

Evoquant une "grande opportunité" pour les deux pays, M. Netanyahu a déclaré que ses discussions à Chypre avaient porté notamment sur une possible coopération régionale avec d'autres pays et la possibilité de construire un gazoduc vers l'Europe via Chypre ou une usine de gaz naturel liquéfié (GNL).

 

Les découvertes de gisements de gaz ont ouvert la voie à un renouveau des relations israélo-chypriotes, d'autant que l'Etat hébreu est en froid avec Ankara, depuis que des commandos israéliens ont tué neuf ressortissants turcs qui tentaient de briser le blocus de Gaza à bord du Mavi Marmara en mai 2010. La Turquie, qui occupe depuis 1974 la partie nord de Chypre, a vivement protesté contre les explorations menées au large des côtes sud de l'île divisée, arguant que les autorités chypriotes-grecques, contrôlant le sud de Chypre, ne peuvent exploiter seules les ressources naturelles de l'île entière.

 

La radio militaire israélienne a indiqué jeudi que Chypre aurait demandé l'aide de la marine israélienne pour défendre les champs gaziers chypriotes face aux menaces de la Turquie. Mais, répondant à une question de la presse à ce sujet, M. Netanyahu a déclaré à Nicosie être "intéressé par le développement de relations pacifiques pour le bien et la prospérité de nos deux pays et de la région tout entière". "Nous n'avons pas d'autre motivation ni de motivation cachée", a-t-il insisté.

 

De son côté le président Christofias a affirmé que "la République de Chypre ne menaçait personne (...) Ce n'est pas nous qui menaçons la Turquie, c'est la Turquie qui nous menace. Il est là le problème, non pas la coopération entre Chypre et Israël", a-t-il insisté.

 

Chypre a annoncé lundi avoir lancé une deuxième série d'enchères pour attribuer de nouveaux blocs d'exploration pétrolière et gazière au large de l'île méditerranéenne, en dépit de l'opposition de la Turquie à ces prospections.

 

L’exploitation israélo-chypriote des réserves gazières pose aussi des problèmes avec le Liban. En juin dernier, le ministre de l’Energie et de l’Eau, Gebran Bassil, avait affirmé avoir été officiellement informé par l’Association suisse pour le dialogue euro-arabo-musulman (ASDEAM) que l’accord frontalier signé entre Chypre et Israël empiétait de 5 kilomètres sur les eaux territoriales libanaises.

Au début de l’année, la presse libanaise avait rapporté que Beyrouth et Nicosie devaient tenir "bientôt" des pourparlers sur la démarcation de leurs frontières maritimes.

 

Un litige a éclaté entre le Liban et Israël après la découverte de réserves pétrolières et gazières dans la zone maritime frontalière. La carte proposée par Israël pour définir sa zone d'exploitation économique n’est pas acceptée par le Liban.

 

"Le Liban est déterminé à investir dans ses ressources naturelles et à exploiter les réserves de pétrole et de gaz qui se trouvent dans ses eaux territoriales et dans sa zone d’exploitation exclusive", a déclaré aujourd’hui le président du Parlement libanais, Nabih Berry, à un responsable du département d'État américain, Frederick Hoff.

M. Hoff a assuré son interlocuteur que les États-Unis étaient prêts à "aider le Liban sur ce point".

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a discuté jeudi avec le président chypriote Demetris Christofias à l'occasion de sa première visite à Chypre, de la coopération notamment énergétique entre les deux pays, voisins mais longtemps en froid.
 
"Nous voulons explorer la coopération énergétique", a déclaré devant la presse M. Netanyahu qui s'est dit "très heureux" de pouvoir effectuer cette "visite, qui a trop tardé". "Nous sommes prêts à parler du développement de nos relations, nous avons des intérêts communs dans tous les domaines, la santé, l'éducation, le tourisme, la culture et l'économie", a affirmé le président Christofias.
 
Israël et Chypre ont découvert d'énormes réserves de gaz sous la mer Méditerranée qui les sépare et envisagent de mettre sur pied ensemble des infrastructures...
commentaires (4)

Lorsqu'on se réveillera au Liban, au lieu de gaz on pompera de l'eau salée, s'il en reste même.

SAKR LEBNAN

02 h 35, le 17 février 2012

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Commentaires (4)

  • Lorsqu'on se réveillera au Liban, au lieu de gaz on pompera de l'eau salée, s'il en reste même.

    SAKR LEBNAN

    02 h 35, le 17 février 2012

  • Mais M MaleK L'école maternelle (oups pardon, le gouvernement) a des soucis plus importants!! Vous savez cette ligne de haute tension que le CPL contestait et manifestait lorsque le ministere de l'energie ( aux mains du 8 mars) de la défunte équipe ministerielle d'union nationale...Oui eux, à l'époque ou M Hariri présidait le conseil..Là, ils veulent faire passer à tout prix cette ligne qui était dangereuse selon eux. Mais bon, ils étaient dans le gouvernement tout en s'opposant à ce projet. Vous me direz que cela n'a pas changé, ils s'opposent toujours mais sur d'autres sujets? Oui tout à fait. En revanche, cette ligne haute tension c'est vraiment LE principal souci de ce gouvernement. Le danger sur les écoles? ( comme le CPL le disait à l'époque) bof, les libanais oublieront cette ligne. Du moment que "les deals" négociés par NOTRE gendre ne seront pas compromis. Puis, les syndicats et patrons qui se mettent d'accord Comment voudriez vous que le gouvernement laisse faire INIMAGINABLE!!!! C'est un GROS probleme...A créer pour montrer que nous travaillons...Comment "nrabeh jmilé aux peuple libanais"? si ce n'est pas NOTRE projet qui passe??? Vous dites "pétrole"? Bof on verra plus tard. Dès que ce projet sera mis en route par nos opposants, nous en parlerons puisque cela sera interessant pécunièrement A ce jour, on va bosser et ne rien récolter : Ni politiquement et ni personnellement/financierement. A quoi bon?

    jean-Pierre EL KHOURY

    09 h 51, le 16 février 2012

  • Et, une fois de plus, on va l'avoir dans le baba. Normal qu'ils profitent de l'immobilisme et de l'impuissance du gouvernement libanais. Cette rencontre qui devait se tenir "bientôt" entre Chypre et le Liban, c'est pour quand ? Quand tout le gaz aura été pompé ?

    Robert Malek

    08 h 55, le 16 février 2012

  • Je pense que la turquie ne vas oser intervenir. M. Erdogan menace tout le monde mais en fin de compte fait marche arriere. Les exemples en ce genre sont plethores - IL menace Israel de represailles au sujet du Marmara - Il menace d intervenir en Syrie en lancant Ultimatum apres ultimatum mais n ose meme pas pointer son nez. - Les agents secrets du MIT se font coincer partout - Ses avions bombardent les kurdes mais tuent 29 civils innocents. - Il menace la France de boycott etc... A bon entendeur

    Alexis Naassan

    08 h 45, le 16 février 2012

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