Malgré l'opposition du régime iranien à la Saint Valentin, le business de la fête de l'amour a le vent en poupe à Téhéran. Atta Kenare/AFP
Depuis des années, les amoureux ouzbèkes ont rendez-vous, chaque Saint Valentin, avec Rayhan, un chanteur pop local et populaire, pour un concert. Cette année, le concert a été annulé par les autorités de cette ancienne république soviétique, rapporte la BBC. En lieu et place de Valentin, c’est un héros local, l’empereur mongol Babur, né un 14 février, que les autorités veulent mettre à l’honneur.
Babur, descendant de Genghis Khan, fondateur d’un empire culturellement riche et tolérant, sera honoré à travers des lectures et des festivals de poésie, indique le site de la BBC. Un programme qui ne suscite pas l’enthousiasme au niveau de la jeunesse ouzbèke.
Un décret a été publié pour "ne pas célébrer les fêtes étrangères à notre culture", a indiqué à la BBC un responsable du département de l’Instruction et de la Promotion des valeurs au sein du ministère de l’Education. Un décret qui s’ajoute à une série d’autres mesures visant à contrer les "influences occidentales". Dans le désordre, les séries télévisées mexicaines, le rap et le hard rock ont été mis à l’index par les autorités ouzbèkes.
L’offensive anti-Valentin du régime semble toutefois n’avoir des effets que limités. Selon une enquête menée par le site d’information ouzbèke indépendant, uznews.net, la plupart des personnes interrogées ont décidé de célébrer Valentin plutôt que Babur.
Le régime iranien tente lui aussi, chaque année, d'étouffer la Saint-Valentin, qu'il considère comme une fête occidentale "décadente". Les dignitaires au pouvoir en Iran ont interdit l'an dernier la fabrication et la vente d'objets liés à la Saint-Valentin, estimant que les déclarations impudentes n'ont pas leur place dans la culture musulmane.
Vaines tentatives, cette fête ayant un succès grandissant au sein de la jeunesse iranienne aisée, qui tente de profiter de l'occasion pour fêter l'amour.
Les commerçants de Téhéran soulignent que les bouquets de rose, les cartes avec le mot "love", les chocolats ou les parfums sont très demandés, alors que de nombreux Iraniens prévoient de sortir en couple, comme en atteste le propriétaire d'un restaurant italien, dont toutes les tables sont réservées. Une des raisons de ce succès grandissant tient de la démographie : 60% des 75 millions d'Iraniens ont moins de 30 ans, et un Iranien sur trois a entre 15 et 30 ans.
Dans la catégorie des anti-Valentin, l’on trouve également l’Arabie saoudite. L’année dernière, la "Commission pour la promotion de la vertu et la prévention du vice" avait prévenu, dans un communiqué publié par la presse saoudienne, que tous ceux ne "respectant pas l’interdiction" de fêter la Saint Valentin, seraient "punis".
Et pour couper court à toute tentative de célébration, la police avait fait la chasse aux ours en peluche, fleurs et autres boîtes de chocolats. Ce qui n’avait pas empêché bon nombre de Saoudiens de fêter Saint Valentin.
Valentin engendre également une certaine irritation du côté de l’Inde. L’année dernière, des partisans du Shiv Sena, l'aile droite du parti indien nationaliste extrémiste, avaient brûlé des cartes et affiches de la Saint-Valentin et piétiné des roses. Des scènes qui ont également eu lieu au Pakistan, où la fête de l’amour suscite la colère de certains groupes islamistes extrémistes.
Au Liban, le collectif féministe Nasawiya a, pour sa part, décidé de célébrer la "non célébration" de la Saint Valentin. Vendredi 17 février, le collectif qui défend les droits de la femme libanaise et est notamment engagé dans une bataille pour la criminalisation du viol entre conjoints, organise une fête pour célébrer "l’amour inconditionnel". "Nous ne voulons pas vos roses rouges, ni vos boîtes de chocolats, ni vos poèmes ni vos diners aux chandelles. Nous voulons jsute vous voir danser", indique Nasawiya.
Babur, descendant de Genghis Khan, fondateur d’un empire culturellement riche et tolérant, sera honoré à travers des lectures et des festivals de poésie, indique le site de la BBC. Un programme qui ne suscite pas l’enthousiasme au niveau de la jeunesse ouzbèke.
Un décret a été publié pour "ne pas célébrer les fêtes étrangères à notre culture", a indiqué à la BBC un responsable du département de...


- - Ceux qui disent NON à la Saint Valentin au Liban sont connu , vous n'avez qu'à les voir défiler aujourd'hui entre le Biel et le Mausolée de leur Saint Rafik une rose à la main , tout comme le font les Valentin à leur Valentine ! toute la différence réside au sein des 2 Saints ...
09 h 31, le 14 février 2012