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Nos lecteurs ont la parole

Pas de pensée habituelle !

Par Myrna Najjar SERHAL
Je me fous de la Saint Valentin, mon amour !
Et puis, quand j’y pense, ou plutôt, comment ne pas y penser, lorsque tous les médias, tous les chocolatiers, les joailliers, et les fleuristes du Liban s’acharnent sans pitié pour nous remettre à l’ordre du jour...
Tu sais ? Cette phrase de Cesar Pavese me revient à l’esprit : “Tu ne devras jamais plus prendre au sérieux les choses qui ne dépendent pas de toi seul «
J’ai horreur des dates.
J’ai appris depuis ma tendre enfance àme laisser affleurer par les tendresses quotidiennes, attentive à ne pas passer à côté de ces petits riens, ces impalpables, qui sont tout, qui font la vie.
Laisse moi rêver aujourd’hui...
Et si tu me préparai ma tisane chaude lorsque j’ai mal à la gorge ? Ou encore, si tu remettai tes plats dans l’évier sans que je n’aie à te le rappeler des centaines de fois. Et aussi n’oublie pas de me surprendre avec le pot de Nutella, les toasts et le café noir chaud que tu m’amènera au lit pour une fois, une fois seulement un dimanche matin ? ...
Ces petits gestes quotidiens, lorsqu’ils sont vrais, dans leur noble simplicité, valent mille serments d’amour, mon Valentin, mille bouquet de fleurs. Ils ont une force en eux à laquelle personne ne peut résister. Quel effet ils me feront ! Ils me pénétreront le cœur. S’ils se réalisent, ils m’accompagneront la vie entière, et pas seulement un 14 février.
Maman, tu m’a appris la plus belle chose au monde : ce qui compte, c’est l’intention, et c’est cette intention qui fait de tous nos gestes quotidiens leur grandeur, leur beauté ou leur insignifiance. Et cette intention doit être la plus discrète possible.
Il n’est pas ailleurs ce bonheur absolu, recherché par nous tous. Il est là, devant nous. Il suffit de savoir le saisir et de savoir regarder la lune ensemble, même lorsque nous sommes séparés par des milliers de lieues.
Un peu comme le disait Madame de Sévigné dans ses premières lettres à sa fille : » Je vous écris tous les jours « ... » Si vous pouvez, aimez-moi toujours, puisque c’est la seule chose que je souhaite en ce monde pour la tranquillité de mon âme. «
Et je te dirai pareil : » Aime-moi tous les jours. “ Je n’en dirai pas davantage.
Je me fous de la Saint Valentin, mon amour ! Et puis, quand j’y pense, ou plutôt, comment ne pas y penser, lorsque tous les médias, tous les chocolatiers, les joailliers, et les fleuristes du Liban s’acharnent sans pitié pour nous remettre à l’ordre du jour...Tu sais ? Cette phrase de Cesar Pavese me revient à l’esprit : “Tu ne devras jamais plus prendre au sérieux les choses qui ne dépendent pas de toi seul « J’ai horreur des dates. J’ai appris depuis ma tendre enfance àme laisser affleurer par les tendresses quotidiennes, attentive à ne pas passer à côté de ces petits riens, ces impalpables, qui sont tout, qui font la vie.Laisse moi rêver aujourd’hui... Et si tu me préparai ma tisane chaude lorsque j’ai mal à la gorge ? Ou encore, si tu remettai tes plats dans l’évier sans que je n’aie à te le...
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