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Moyen Orient et Monde - Reportage

Le cauchemar de Homs poursuit les réfugiés syriens au Liban

Ces jeunes réfugiés syriens ont fui Homs et trouvé refuge dans une maison en construction à Wadi Khaled au Liban. Joseph Eid/AFP

En quittant Homs, la fille d’Abou Ibrahim a vu des cadavres jonchant les rues. Depuis, elle refuse de manger, affirme le père de cette fillette de 10 ans récemment réfugié au Liban, témoignant des horreurs vécues dans cette ville pilonnée par le régime.


« L’armée de Bachar el-Assad a détruit nos maisons », affirme cet ouvrier de 50 ans qui a fui avec sa femme et ses sept enfants Homs, bastion de la révolte contre le président syrien où au moins 500 personnes ont été tuées en une semaine. « Avant, on était bombardé par des tirs de mortier ou de roquettes RPG, aujourd’hui, c’est au tour des chars et des hélicoptères », soutient-il, assis dans une maison en construction qu’il partage avec deux autres familles de réfugiés, dans la région de Wadi Khaled, dans la Békaa libanaise, devenue terre d’accueil des Syriens, notamment ceux fuyant la province frontalière de Homs.


Après onze mois d’une répression qui a coûté la vie à plus de 6 000 personnes, bon nombre de Syriens comme Abou Ibrahim n’arrivent toujours pas à croire que leur souffrance a été causée par leur propre gouvernement et estiment que le régime traite ses citoyens comme Israël traite les Palestiniens. « Si Bachar el-Assad avait lancé cette offensive au Golan, on l’aurait récupéré d’Israël », s’indigne de son côté Oum Mohammad, 26 ans, mère de trois enfants qui a fui son quartier de Bayyada.
Les réfugiés racontent la peur des bombardements, mais surtout les conditions de vie insoutenables auxquelles ils ont été réduits dans leur ville natale. « Certains habitants brûlent les meubles de leur maison pour se réchauffer », raconte Abou Ibrahim, qui résidait lui aussi à Bayyada. « Dès qu’il y a eu une pénurie de lait de bébés et que les maisons ont commencé à être aplaties par les bombardements, on a plié bagage », affirme de son côté Oum Mohammad.
Les enfants, eux, expriment leur angoisse, parfois avec un langage d’adulte, comme Afrah, 12 ans. « J’en appelle aux leaders du monde entier pour qu’ils envoient de la nourriture et du lait à Baba Amr », un quartier rebelle de Homs, plaide-t-elle, assise dans la cour d’une école désaffectée, où elle passe ses nuits avec sa famille. « À Baba Amr, on se cachait tous dans une même chambre », se rappelle cette fillette blonde.
Comme c’est le cas pour les milliers de Syriens qui se sont réfugiés depuis mars 2011 au Liban, les familles récemment arrivées tentent de s’adapter à une nouvelle vie qui, pour beaucoup, n’en est pas une. « On n’a que nos vêtements », dit Abou Anas, 30 ans, de Baba Amr. Mais pour lui, les pensées vont vers ceux qui sont restés sous les bombes.


« J’ai laissé mes parents à Baba Amr », se lamente ce père d’un enfant de deux ans. « Je n’arrive pas à les joindre au téléphone. Ils n’ont que Dieu avec eux », dit-il, les yeux embués de larmes, la voix entrecoupée. Lui aussi se rappelle la vision cauchemardesque des cadavres dans les rues « que personne ne pouvait retirer » en raison du pilonnage de la ville et des snipers aux aguets.


Othman, 14 ans, dit entendre la nuit le son d’explosions qui parviennent de sa province natale. « On dit que la moitié des maisons ont été détruites, que des gens sont encore ensevelis sous les décombres », dit ce garçon qui a perdu l’un de ses cinq frères, tué selon lui par les services de renseignements. Son nouveau quotidien, c’est sa famille réunie devant une télévision de fortune pour suivre les dernières nouvelles. « Dans d’autres pays, les gens parlent comme bon leur semble, dans mon pays, on est mis en prison et battu quand on ouvre la bouche. Je veux qu’on devienne comme les autres », dit-il.

En quittant Homs, la fille d’Abou Ibrahim a vu des cadavres jonchant les rues. Depuis, elle refuse de manger, affirme le père de cette fillette de 10 ans récemment réfugié au Liban, témoignant des horreurs vécues dans cette ville pilonnée par le régime.
« L’armée de Bachar el-Assad a détruit nos maisons », affirme cet ouvrier de 50 ans qui a fui avec sa femme et ses sept enfants Homs, bastion de la révolte contre le président syrien où au moins 500 personnes ont été tuées en une semaine. « Avant, on était bombardé par des tirs de mortier ou de roquettes RPG, aujourd’hui, c’est au tour des chars et des hélicoptères », soutient-il, assis dans une maison en construction qu’il partage avec deux autres familles de réfugiés, dans la région de Wadi Khaled, dans la Békaa libanaise, devenue terre...
commentaires (5)

Ah ok sa mère est libanaise Donc une algérienne, libanaise de maternelle se mêle et s'ingère dans les affaires syriennes. Cela vous arrange Jabbour comme ingérences? Vous acceptez? Du moment qu'elle va dans votre sens. Puis qu'elle soit du zanzibar ou du liban, cela nous fait une belle jambe (sans botox). Cela fera du bien à tous ces petits enfants, bébés, familles qui meurent sous les mains de l'armée ASSAD, Cela leur fera du bien de mourir tout en sachant que la mère de la chanteuse est libanaise... Vraiment profond votre analyse et celle de votre chanteuse aussi. Elle a préféré opter pour cette voie sans doute, prenant peur qu'ASSAD et ses soldats ne l'égorgent comme ils l'ont fait à d'autres chanteurs louant la gloire de la liberté. MAIS SURTOUT elle a préféré adresser un livre ouvert, que de voir sa gorge ouverte par les Chabihha du Liban ou de Syrie.

Jean-Pierre EL KHOURY

10 h 00, le 13 février 2012

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Commentaires (5)

  • Ah ok sa mère est libanaise Donc une algérienne, libanaise de maternelle se mêle et s'ingère dans les affaires syriennes. Cela vous arrange Jabbour comme ingérences? Vous acceptez? Du moment qu'elle va dans votre sens. Puis qu'elle soit du zanzibar ou du liban, cela nous fait une belle jambe (sans botox). Cela fera du bien à tous ces petits enfants, bébés, familles qui meurent sous les mains de l'armée ASSAD, Cela leur fera du bien de mourir tout en sachant que la mère de la chanteuse est libanaise... Vraiment profond votre analyse et celle de votre chanteuse aussi. Elle a préféré opter pour cette voie sans doute, prenant peur qu'ASSAD et ses soldats ne l'égorgent comme ils l'ont fait à d'autres chanteurs louant la gloire de la liberté. MAIS SURTOUT elle a préféré adresser un livre ouvert, que de voir sa gorge ouverte par les Chabihha du Liban ou de Syrie.

    Jean-Pierre EL KHOURY

    10 h 00, le 13 février 2012

  • Et qui vous avait donc dit, cher Pierre, que les orangés "Non-voyants, sourds et muets nés" sauraient encore lire et assimiler !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    09 h 18, le 13 février 2012

  • Lorsqu'il n'y a plus d'arguments valables, cher Antoine, ils faut bien trouver des sources ailleurs, alors au lieu de fier aux journalistes, tous des vendus a l'occident impérialiste et satanique et bla bla bla et bla bla bla, nous nous basons sur les dernières nouvelles et expressions sentimentales de Warda el Jazaeria et consorts. Dis moi ce que tu lis je te dirais qui tu est! Maintenant je comprends les piques de colère de Aoun! Ils lit souvent les faux journaux!

    Pierre Hadjigeorgiou

    06 h 40, le 13 février 2012

  • Et on fait dans le "popotin" mondain maintenant ! Ouf, un peu d'air SVP !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    05 h 26, le 13 février 2012

  • - - Il serait intéressant que quelques-uns ICI lisent le contenu de la lettre ouverte qu'à adressée la grande chanteuse Warda Al-Jazaeriya aux employés d'Al-Jazeera ! Vous serez surpris .. Je vous signale que la mère de Warda est Libanaise .

    JABBOUR André

    02 h 03, le 13 février 2012

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