Les Syriens ont protesté hier dans tout le pays contre le veto russe au Conseil de sécurité. Raad al-Fareas/Reuters
En plus de ces deux attentats, les violences dans le pays ont fait 44 morts hier. Les attentats sont survenus au moment où les Syriens commençaient à se rassembler dans plusieurs villes pour dénoncer le veto russo-chinois à une résolution de l’ONU condamnant la répression. Des manifestations ont eu lieu à Hama, Idleb, Damas et même dans certains quartiers de Homs, a indiqué l’OSDH. Mais les défilés ont un peu baissé d’intensité « en raison du déploiement en masse » des troupes et des forces de sécurité pour empêcher les manifestations, a souligné l’organisation. « La Russie tue nos enfants. Ses avions, ses chars et son veto aussi tuent nos enfants », était-il écrit sur la page Facebook « Syrian Revolution 2011 ».
À Homs, surnommée la « capitale de la révolution », des chars ont pris d’assaut le quartier Inchaat, que les soldats ratissaient maison par maison. Le bilan de la journée s’élève à 12 morts. La veille, les troupes syriennes avaient pilonné la ville avec acharnement, faisant plus de 80 tués. Au total, plus de 450 personnes ont péri dans cette ville depuis le début de l’offensive actuelle le 4 février, selon les militants, et des ONG ont dit redouter une crise humanitaire « majeure ». À Damas, les forces de sécurité ont ouvert le feu pour disperser une manifestation dans le quartier de Mazzé, faisant au moins 15 blessés, selon l’OSDH et les Comités locaux de coordination (LCC). Dans la soirée, des fusillades prolongées se sont produites dans un quartier défavorisé du centre de la capitale entre les troupes loyalistes et les rebelles, ont rapporté des témoins et des militants, sans faire état de victimes.
Par ailleurs, sept ingénieurs iraniens enlevés fin décembre près de Homs ont été libérés, a rapporté hier l’agence IRNA, citant une source bien informée au sein du ministère iranien de l’Énergie. Enfin, la justice suisse a contraint Berne à restituer 3 millions d’euros à un cousin du président Bachar el-Assad, Hafez Makhlouf, malgré les sanctions contre la Syrie. Le verdict a été rendu le 11 janvier dernier, mais il n’a été révélé que cette semaine.
(Sources : agences et rédaction)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Il ne peut pas être possible, ni n'est dans l'interet de personne en Syrie, aussi bien l'opposition que le régime, de commettre ce crime. Donc à l'évidence celui qui est derriere tout ça ne peut etre qu'un corps étranger, et c'est qui le corps étranger ? C'est israel. Il le faisait chez nous .
09 h 13, le 11 février 2012