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Moyen Orient et Monde - Révolte

Attentats à la voiture piégée à Alep : 28 morts

Damas accuse des pays arabes et occidentaux d’avoir commandité les attaques.

Les Syriens ont protesté hier dans tout le pays contre le veto russe au Conseil de sécurité. Raad al-Fareas/Reuters

Deux attentats à la voiture piégée ont secoué hier Alep, la deuxième ville de Syrie, qui était jusque-là relativement épargnée par la contestation. Ces attaques ont visé le siège des renseignements militaires et le QG des forces de l’ordre, faisant 28 morts et 235 blessés, a indiqué le ministère de la Santé. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), au moins 30 personnes ont péri. Damas a imputé ces attentats, les premiers du genre à frapper Alep, poumon économique du pays, à des « gangs terroristes » soutenus par des pays arabes et occidentaux – sans toutefois les nommer –, dans des courriers adressés aux secrétaires généraux de l’ONU et de la Ligue arabe ainsi qu’au Conseil des droits de l’homme de l’ONU et à l’Organisation de la conférence islamique. Mais l’opposition a pointé le régime du doigt, l’accusant d’avoir voulu ainsi détourner l’attention de la répression à Homs. En décembre et janvier, des attentats-suicide avaient touché Damas, faisant quelque 70 morts, imputés là aussi par les autorités à des « groupes terroristes » et par l’opposition au régime qui refuse de reconnaître la contestation.
En plus de ces deux attentats, les violences dans le pays ont fait 44 morts hier. Les attentats sont survenus au moment où les Syriens commençaient à se rassembler dans plusieurs villes pour dénoncer le veto russo-chinois à une résolution de l’ONU condamnant la répression. Des manifestations ont eu lieu à Hama, Idleb, Damas et même dans certains quartiers de Homs, a indiqué l’OSDH. Mais les défilés ont un peu baissé d’intensité « en raison du déploiement en masse » des troupes et des forces de sécurité pour empêcher les manifestations, a souligné l’organisation. « La Russie tue nos enfants. Ses avions, ses chars et son veto aussi tuent nos enfants », était-il écrit sur la page Facebook « Syrian Revolution 2011 ».
À Homs, surnommée la « capitale de la révolution », des chars ont pris d’assaut le quartier Inchaat, que les soldats ratissaient maison par maison. Le bilan de la journée s’élève à 12 morts. La veille, les troupes syriennes avaient pilonné la ville avec acharnement, faisant plus de 80 tués. Au total, plus de 450 personnes ont péri dans cette ville depuis le début de l’offensive actuelle le 4 février, selon les militants, et des ONG ont dit redouter une crise humanitaire « majeure ». À Damas, les forces de sécurité ont ouvert le feu pour disperser une manifestation dans le quartier de Mazzé, faisant au moins 15 blessés, selon l’OSDH et les Comités locaux de coordination (LCC). Dans la soirée, des fusillades prolongées se sont produites dans un quartier défavorisé du centre de la capitale entre les troupes loyalistes et les rebelles, ont rapporté des témoins et des militants, sans faire état de victimes.
Par ailleurs, sept ingénieurs iraniens enlevés fin décembre près de Homs ont été libérés, a rapporté hier l’agence IRNA, citant une source bien informée au sein du ministère iranien de l’Énergie. Enfin, la justice suisse a contraint Berne à restituer 3 millions d’euros à un cousin du président Bachar el-Assad, Hafez Makhlouf, malgré les sanctions contre la Syrie. Le verdict a été rendu le 11 janvier dernier, mais il n’a été révélé que cette semaine.
(Sources : agences et rédaction)
Deux attentats à la voiture piégée ont secoué hier Alep, la deuxième ville de Syrie, qui était jusque-là relativement épargnée par la contestation. Ces attaques ont visé le siège des renseignements militaires et le QG des forces de l’ordre, faisant 28 morts et 235 blessés, a indiqué le ministère de la Santé. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), au moins 30 personnes ont péri. Damas a imputé ces attentats, les premiers du genre à frapper Alep, poumon économique du pays, à des « gangs terroristes » soutenus par des pays arabes et occidentaux – sans toutefois les nommer –, dans des courriers adressés aux secrétaires généraux de l’ONU et de la Ligue arabe ainsi qu’au Conseil des droits de l’homme de l’ONU et à l’Organisation de la conférence islamique. Mais l’opposition...
commentaires (1)

Il ne peut pas être possible, ni n'est dans l'interet de personne en Syrie, aussi bien l'opposition que le régime, de commettre ce crime. Donc à l'évidence celui qui est derriere tout ça ne peut etre qu'un corps étranger, et c'est qui le corps étranger ? C'est israel. Il le faisait chez nous .

Jaber Kamel

09 h 13, le 11 février 2012

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Commentaires (1)

  • Il ne peut pas être possible, ni n'est dans l'interet de personne en Syrie, aussi bien l'opposition que le régime, de commettre ce crime. Donc à l'évidence celui qui est derriere tout ça ne peut etre qu'un corps étranger, et c'est qui le corps étranger ? C'est israel. Il le faisait chez nous .

    Jaber Kamel

    09 h 13, le 11 février 2012

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