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Moyen Orient et Monde - Maldives

Heurts et blessés sur fond de « coup d’État » entre Nasheed et Waheed

Face-à-face tendu hier entre les forces de l’ordre et les partisans de l’ancien président des Maldives. Dinuka Liyanawatte/Reuters

L’ancien président des Maldives, Mohammad Nasheed, qui a démissionné mardi, a affirmé hier avoir été évincé du pouvoir par un coup d’État. M. Nasheed a déclaré qu’il soupçonnait son successeur, Mohammad Waheed, d’avoir eu connaissance d’un complot pour le renverser. « Je crois qu’il a toujours entretenu l’idée de devenir président. Il n’en a jamais été capable. Quand l’occasion s’est présentée, il l’a saisie », a-t-il dit en parlant de son ancien vice-président. M. Nasheed, âgé de 44 ans, a affirmé avoir été « forcé de démissionner » sous la menace de rebelles armés au sein de la police et de la troupe. « Ils m’ont dit que si je ne démissionnais pas, ils devraient faire usage de leurs armes », a-t-il dit au téléphone, depuis sa résidence familiale. Devant des cadres de son parti, le Maldivian Democratic Party (MDP), il a en outre appelé M. Waheed à démissionner et a demandé à la justice d’ouvrir une enquête sur « le coup d’État ».
Ce dernier a été investi mardi dans les fonctions de chef de l’État après la démission de M. Nasheed, dans la foulée d’une mutinerie de policiers et de semaines de manifestations d’opposants dans la capitale de l’archipel. Dans sa première allocution hier en tant que président, M. Waheed a démenti les allégations selon lesquelles son prédécesseur avait été victime d’un complot. « Il est faux de qualifier les événements de coup d’État. Nous ne savions pas ce qui allait se passer, je n’y étais pas préparé », a-t-il assuré. M. Waheed a dit plancher sur « un vrai gouvernement multipartite » au cours des prochains jours qui inclurait toutes les formations politiques, y compris le MDP. Les partis islamistes seront aussi représentés au sein du nouveau gouvernement, a-t-il précisé.
Hier, des heurts entre la police et plusieurs milliers de partisans de M. Nasheed se sont produits sur une place du centre de Malé et les forces de sécurité ont procédé à des tirs de gaz lacrymogène pour disperser la foule qui leur jetait des pierres. M. Nasheed, présent à la manifestation, a été blessé et brièvement hospitalisé après avoir été frappé par la police. Et, pour la première fois, les violences se sont étendues en dehors de la capitale : des manifestants ont attaqué des postes de police et mis le feu à des bâtiments gouvernementaux sur au moins deux îles du sud de l’archipel.
Au niveau international, Amnesty International a pressé hier les nouvelles autorités « d’éviter de persécuter des membres du parti de M. Nasheed », tandis que l’Union européenne a exprimé sa « profonde préoccupation » après la démission du président et demandé que les autorités respectent la Constitution et l’État de droit.
(Source : AFP)
L’ancien président des Maldives, Mohammad Nasheed, qui a démissionné mardi, a affirmé hier avoir été évincé du pouvoir par un coup d’État. M. Nasheed a déclaré qu’il soupçonnait son successeur, Mohammad Waheed, d’avoir eu connaissance d’un complot pour le renverser. « Je crois qu’il a toujours entretenu l’idée de devenir président. Il n’en a jamais été capable. Quand l’occasion s’est présentée, il l’a saisie », a-t-il dit en parlant de son ancien vice-président. M. Nasheed, âgé de 44 ans, a affirmé avoir été « forcé de démissionner » sous la menace de rebelles armés au sein de la police et de la troupe. « Ils m’ont dit que si je ne démissionnais pas, ils devraient faire usage de leurs armes », a-t-il dit au téléphone, depuis sa résidence familiale. Devant des cadres de...
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