Des enfants manifestant, le 27 janvier dernier à Idleb, contre le régime de Bachar el-Assad. HO/Reuters
En Syrie, "la répression n'a pas épargné les enfants", a déclaré vendredi Lois Whitman, directeur des droits des enfants au sein de l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW). "Les services de sécurité (syriens) ont tué et torturé des enfants dans leurs maisons", a-t-elle poursuivi.
"L'armée et les officiers de la sécurité ont arrêté l'année dernière et torturé des enfants sans être inquiétés. Au moins 12 cas ont été recensés d'enfants détenus dans des conditions inhumaines, torturés ou tués par balles dans leurs maisons et dans les rues", indique l'ONG dans un rapport.
"Des enfants ayant à peine 13 ans ont rapporté à Human Rights Watch que des officiers les avaient placés en confinement solitaire, brutalement battus et électrocutés, avaient brûlé leur peau avec des cigarettes, et les avaient suspendus avec des menottes métalliques, parfois pendant des heures, à quelques centimètres du sol", poursuit le rapport.
Parmi les témoignages, celui des parents de Fouad, 13 ans, habitant à Lattaquié. Foaud a été arrêté en décembre dernier et détenu pendant 9 jours. Selon ses parents, il était accusé d’avoir brûlé des photos du président Assad, d’avoir vandalisé des voitures des forces de sécurité et d’avoir incité d’autres enfants à la révolte. Des membres des services de sécurité ont brûlé le garçon de 13 ans avec des cigarettes au niveau du cou et des mains avant, selon ses parents, de l’asperger d'eau bouillante.
"Hossam", également âgé de 13 ans, a raconté à HRW avoir été détenu avec un camarade de 13 ans, et avoir été torturé pendant trois jours par dans un centre de la sécurité militaire à 45 minutes de Tal Kalakh.
"Régulièrement, quelqu’un ouvrait la porte de notre cellule, nous criait desus et nous battait. Ils disaient : +Vous les porcs, vous voulez la liberté ?+. Ils m’ont demandé : +Qui est ton dieu+, j’ai dit : +Allah+. Alors ils m’ont électrocuté au niveau du ventre. Je me suis évanoui". Après sa libération, Hossam a fui au Liban avec sa famille.
HRW accuse également le gouvernement syrien d'avoir "transformé des écoles en lieux de détention et en bases militaires, et d'avoir posté des francs-tireurs sur ces bâtiments où des enfants ont également été arrêtés".
Dans un communiqué, l’ONG appelle "le Conseil de sécurité de l'ONU à demander d'urgence au gouvernement de Damas de mettre fin à toutes ces violations et à coopérer avec la commission d'enquête formée par le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU".
La répression de la révolte contre le régime du président Bachar el-Assad, débutée en mars 2011, a fait plus de 6.000 morts, selon des militants syriens.
Une répression qui n’empêche pas les militants de continuer d’appeler à la révolte. Sous le slogan "Hama, pardonne-nous", les militants ont demandé aux Syriens à sortir "par millions" aujourd’hui pour honorer les dizaines de milliers de morts fauchés par la répression par le régime de Hafez al-Assad, père de l'actuel président, d'un soulèvement des Frères musulmans à Hama en 1982. "Habillons-nous en noir", lit-on sur la page Facebook "The Syrian Revolution 2011", l'un des principaux acteurs qui animent la révolte contre le président Assad depuis le 15 mars 2011.
Jeudi, des manifestations ont été organisées en Syrie, notamment dans des quartiers de la capitale Damas, et à Alep, deuxième ville du pays, où la foule a brandi le drapeau de "l'indépendance" syrien et lancé des slogans conspuant M. Assad et son père, selon des vidéos postées par des militants sur internet.
"Le silence arabe et international face aux crimes de Hafez al-Assad et sa clique il y a 30 ans est en grande partie responsable de la poursuite de ces crimes et des atrocités quotidiennes commises par Bachar au vu et au su" du monde entier, avait indiqué l'opposition jeudi.
Sur le plan diplomatique, un nouveau projet de résolution du Conseil de sécurité doit être soumis aux capitales de ses pays membres dans l'espoir d'un vote dans les prochains jours, peut-être lundi.
Au fil des versions de ce texte sur la Syrie, les Occidentaux ont fait des concessions à la Russie, qui bloque depuis des mois une résolution, jusqu'à abandonner toute référence explicite au départ du président Assad. Une des dernières versions du texte, mise sur la table jeudi matin, "soutient pleinement (...) la décision de la Ligue arabe du 22 janvier 2012 de faciliter une transition politique". Mais les détails de cette transition --notamment le transfert des pouvoirs du président Assad à son vice-président-- n'apparaissent plus, à la demande de Moscou.
La Russie insiste pour que le Conseil de sécurité ne préjuge pas de l'issue de la crise en demandant a priori que le président Assad cède le pouvoir.
"L'armée et les officiers de la sécurité ont arrêté l'année dernière et torturé des enfants sans être inquiétés. Au moins 12 cas ont été recensés d'enfants détenus dans des conditions inhumaines, torturés ou tués par balles dans leurs maisons et dans les rues", indique l'ONG dans un rapport.
"Des enfants ayant à peine 13 ans ont rapporté à Human Rights Watch que des officiers les avaient placés en confinement solitaire, brutalement battus et électrocutés, avaient brûlé leur peau avec des...



En Syrie, il convient que les enfants de 13 ans ne descendent pas dans les rues manifester! Les parents qui les y portent (malheureusement pour les êtres humains, n'importe qui peut se reproduire), sont des criminels envers leurs conjoints et leurs familles... mais savent-ils ces incultes voyous sous forme de parents, et pardonnez-moi mais je vais réel et cru, que la tête éclatée d'un enfant, filmés par des voyous (parfois les parents eux-mêmes) afin de les vendre GRASSEMENT aux télés arabes complices et SANS VERGOGNES qui les envoient sur les antennes... alors le direct, je ne vous dis, ça décuple le cachet... Merci aux dirigeant du qatar et de l'a.s. pour leur grande générosité envers le peuple Syrien! J'en profite pour rappeler aux bédouins arabes khaligites que nous sommes fiers dans notre culture d'avoir eu un bonhomme di Bcharré qui un jour avait écrit dans ses prophéties déjà en 1923: "Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même, Ils viennent à travers vous mais non de vous.Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas."
12 h 45, le 03 février 2012