Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Présidentielle Française

Sarkozy promet une campagne « choc » ; la sécurité de Hollande renforcée

Au plus bas dans les sondages, le président français Nicolas Sarkozy, qui a presque annoncé sa candidature sans l’officialiser, a déclaré hier aux députés de sa majorité qu’il envisageait de faire une campagne présidentielle « choc » et a demandé leur « confiance ».
« Faites-moi confiance. J’ai des idées, elles seront “choc”, avec des propositions très fortes, sur l’éducation, le chômage, l’emploi » et « il y aura plusieurs séquences qui seront très différentes les unes des autres : la marche d’approche, la candidature, le 1er tour, le second tour », a-t-il dit. En attendant, le locataire de l’Élysée veut « rester président le plus longtemps possible », notamment en raison des échéances européennes : selon lui, il n’aurait pas la même autorité s’il était candidat lors de la signature du nouveau traité européen, prévu à Bruxelles au tout début mars. « Ce serait préjudiciable pour les intérêts de la France », a-t-il fait valoir.
Tout en jugeant que François Hollande, donné gagnant dans les sondages avec 60 % des voix, ne pouvait « pas gagner avec ses propositions actuelles », il a prévenu toutefois qu’il ne fallait « pas sous-estimer » le candidat socialiste.
Concernant ce dernier, sa sécurité a été nettement renforcée après « l’enfarinage » dont il a été victime mercredi à Paris, a-t-on appris hier auprès de son équipe de campagne et du Service de protection des hautes personnalités (SPHP).
Conformément à ce qui avait été planifié avant l’incident qui s’est déroulé lors d’une réunion publique, une quinzaine de fonctionnaires vont être désormais chargés de protéger le candidat socialiste à la présidentielle, saupoudré de farine par une femme alors qu’il signait à la tribune un contrat de la Fondation Abbé Pierre contre le mal-logement.
« On a une montée en puissance de la sécurité du candidat en campagne depuis le 4 décembre », a déclaré sur Europe 1 Gilles Furigo, responsable du SPHP. Ce nouveau dispositif permettra au candidat d’être en permanence accompagné d’au moins trois fonctionnaires, à même d’opérer autour de lui une surveillance complète « en triangle ».
Mercredi, porte de Versailles, le policier qui accompagnait François Hollande a plaqué au sol l’auteure de l’agression, et le candidat est allé se changer. « Ce sont les risques du métier », a-t-il ensuite plaisanté devant la presse, déterminé à garder « sa liberté », comme il l’a rappelé hier lors de la visite d’un hôpital parisien. « Je veux avoir ma liberté, ma proximité, je veux rencontrer qui je veux, même en prenant un certain nombre de risques. Tant pis », a-t-il déclaré. « En même temps il y a des personnels ici qui doivent assurer une sécurité, parfois contre moi, mais en définitive pour ma propre santé. »
Le directeur de communication de François Hollande, Manuel Valls, a salué son « calme impressionnant ». « François Hollande a droit à une vraie sécurité. Mais il a raison de vouloir garder un contact direct avec les Français », écrit-il sur son compte Twitter.
Connue des services de police, l’“enfarineuse” avait tenté en décembre dernier à Lille de perturber la matinale de France Inter dont l’une des invitées était la première secrétaire du PS Martine Aubry. Placée en garde à vue dans le XVe arrondissement de Paris immédiatement après l’incident de mercredi, elle a été transférée dans la soirée à l’Infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris (IPPP), a-t-on appris de source policière. Elle s’y trouvait encore en observation jeudi midi. « C’était une personne qui n’avait pas toute sa raison », a commenté jeudi François Hollande à son sujet.

Les parrainages
Toujours dans le cadre de la campagne présidentielle, le Conseil constitutionnel se prononcera avant le 22 février sur la conformité à la Constitution française du système des parrainages pour se présenter au scrutin, une demande de la candidate du Front national, Marine Le Pen. Les « Sages » statueront donc avant l’examen en Conseil des ministres du décret de convocation des électeurs qui ouvre le début de la période de recueil des « parrainages », peut-on lire dans un communiqué du Conseil constitutionnel.
Marine Le Pen a salué une « victoire pour la démocratie » et a dit attendre du Conseil constitutionnel qu’il invalide un « système en bout de course ». « Je sais que le Conseil constitutionnel est une instance politisée, mais je sais aussi que quand il s’agit de la démocratie dans notre pays, il y a des gens qui sont capables de l’impartialité nécessaire pour que l’intérêt commun l’emporte », a-t-elle dit lors de la présentation à Paris de son comité de soutien. « Le Conseil d’État admet clairement que l’analyse que nous lui avons soumise est justifiée, qu’il y a donc bien des pressions qui sont exercées sur les maires », a-t-elle ajouté.
Marine Le Pen a déclaré jeudi disposer de 350 promesses de signatures, sur les 500 requises.
Au plus bas dans les sondages, le président français Nicolas Sarkozy, qui a presque annoncé sa candidature sans l’officialiser, a déclaré hier aux députés de sa majorité qu’il envisageait de faire une campagne présidentielle « choc » et a demandé leur « confiance ».« Faites-moi confiance. J’ai des idées, elles seront “choc”, avec des propositions très fortes, sur l’éducation, le chômage, l’emploi » et « il y aura plusieurs séquences qui seront très différentes les unes des autres : la marche d’approche, la candidature, le 1er tour, le second tour », a-t-il dit. En attendant, le locataire de l’Élysée veut « rester président le plus longtemps possible », notamment en raison des échéances européennes : selon lui, il n’aurait pas la même autorité s’il était candidat lors...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut