Un kamikaze fait exploser sa voiture piégée au milieu d’une procession funèbre, tuant au moins 36 personnes et blessant 65 autres.
OLJ /
le 28 janvier 2012 à 00h39
Des bulldozers et des camions déblaient les décombres dans le quartier chiite de Zaafaraniya, à Bagdad. Depuis le départ des Américains à la mi-décembre, les attentats antichiites se sont multipliés tandis que l’Irak est enlisé dans une grave crise politique. Thaier al-Sudani/Reuters
Quelques jours après des menaces d’el-Qaëda de faire couler des « rivières de sang » en Irak, un nouvel attentat antichiite a visé hier une procession funèbre à Bagdad. Au moins 31 personnes, dont huit membres des services de sécurité et quatre femmes, ont été tuées et 60 autres blessées, selon le ministère de l’Intérieur. Mais, en début de soirée, une source hospitalière avançait pour sa part un nouveau bilan de 36 morts et 65 blessés. Trois autres personnes ont par ailleurs été tuées dans des violences diverses à Mossoul et Bagdad, selon des sources de sécurité. L’attentat à Bagdad a été perpétré près d’un hôpital dans le quartier chiite de Zaafaraniya, alors qu’environ 150 personnes étaient rassemblées pour assister à l’enterrement de trois personnes. Mohammad al-Maliki, agent immobilier, sa femme et son fils, qui circulaient en voiture à Bagdad, avaient été tués jeudi soir par des inconnus armés. Le kamikaze s’est approché en voiture du convoi funéraire, qui se déplaçait à pied, et a fait détonner sa charge, a indiqué un policier sous le couvert de l’anonymat. La place du marché, proche du lieu de l’attentat, était jonchée de morceaux de chair, d’os, de tiges d’aluminium des étals, de vêtements et de chaussures des victimes. Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière depuis le 14 janvier, lorsqu’un kamikaze avait tué 53 personnes, des pèlerins chiites pour la plupart, dans le sud de l’Irak. Depuis le départ des Américains à la mi-décembre, les attentats antichiites se sont multipliés tandis que l’Irak est enlisé dans une grave crise politique entre le Premier ministre chiite, Nouri al-Maliki, et des dirigeants sunnites. Et, illustrant la résurgence des tensions confessionnelles, le site jihadiste Honein s’est déchaîné ces derniers temps contre les chiites. (Source : AFP)
Quelques jours après des menaces d’el-Qaëda de faire couler des « rivières de sang » en Irak, un nouvel attentat antichiite a visé hier une procession funèbre à Bagdad. Au moins 31 personnes, dont huit membres des services de sécurité et quatre femmes, ont été tuées et 60 autres blessées, selon le ministère de l’Intérieur. Mais, en début de soirée, une source hospitalière avançait pour sa part un nouveau bilan de 36 morts et 65 blessés. Trois autres personnes ont par ailleurs été tuées dans des violences diverses à Mossoul et Bagdad, selon des sources de sécurité.L’attentat à Bagdad a été perpétré près d’un hôpital dans le quartier chiite de Zaafaraniya, alors qu’environ 150 personnes étaient rassemblées pour assister à l’enterrement de trois personnes. Mohammad al-Maliki, agent...
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